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13/03/2010

Hans Küng, ou la liberté de pensée

Une fois de plus, la pédophilie dans l'église catholique fait la une de la presse. Après les Etats-Unis, le Canada, L'Espagne, la France, l'Irlande, l'Allemagne, c'est maintenant le tour de l'Autriche

 

C'est l'occasion de relire le Point de Vue de Hans Küng, publié par LE MONDE le  04.03.10

"Pour lutter contre la pédophilie, abolissons le célibat des prêtres"

http://abonnes.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/04/pour-lutter-contre-la-pedophilie-abolissons-le-celibat-des-pretres-par-hans-kung_1314399_3232.html


Hans Küng y dénonce trois contre-vérités affirmées par la hiérarchie Catholique :

Première contre-vérité : les abus sexuels dus à des prêtres n'ont rien à voir avec le célibat.

Deuxième contre-vérité : il est "totalement erroné" de rapporter ces cas d'abus sexuel à une faille dans le système de l'Eglise.

Troisième contre-vérité : les évêques ont suffisamment endossé de responsabilités.

 

L'histoire de la pédophilie au sein de l'église catholique est suffisamment établie (enfin !) pour permettre d'affirmer que c'est un probléme qui la concerne dans son ensemble, qu'elle est liée au célibat des prêtres, qu'elle a été cachée voire protégée par la hiéarchie catholique, y compris au plus haut niveau et que c'est donc une faille majeure de son fonctionnement.


Mais Hans Küng a fort à faire, car il a devant lui un pape "infaillible".


A plus de 80 ans, ce théologien suisse, qui fit le Concile de Vatican II comme expert, est un pionnier du dialogue théologique avec les religions non-chrétiennes et avec les sciences. Il est partisan d'une plus grande place des femmes dans l'Eglise, et surtout très critique envers le dogme de l'infaillibilité pontificale. Pour toutes ces raisons, Rome accusera Hans Küng de s'être «écarté de la vérité de la foi catholique», et il sera interdit d'enseignement à l'université pontificale grégorienne, la prestigieuse institution qui forme les cadres intellectuels de l'Eglise catholique.


A noter que les prêtres ont pu se marier jusqu'en 1074. Suite à un concile tenu à Rome à cette date, une bulle papale de Grégoire VII oblige les prêtres au célibat. Le pape veut imposer le célibat au clergé pour des raisons politiques et économiques dans le cadre de sa lutte contre le simonisme (l’achat et la vente de biens spirituels, et des charges ecclésiastiques). Les prêtres mariés étaient, en effet, tentés de s'enrichir et de constituer une rente au profit de leurs descendants.

 

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