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09/03/2010

"Le Nouvel Ordre écologique", Luc Ferry

Le Nouvel Ordre écologique : L'arbre, l'animal et l'homme », Luc Ferry, Biblio essais, 2002


lnoe.jpgJe ne suis pas un fan de Luc Ferry, mais il présente dans ce livre une autre vision de l'écologie.


Il y aurait trois types d’écologies :

- Une écologie humaniste ou anthropocentriste (centrée sur l’homme) qui vise à protéger l’environnement au bénéfice de l’humain.
- Une écologie « utilitariste » centrée sur le règne animal
- Une écologie centrée sur le cosmos qui prend en compte les droits de la nature y compris dans le règne végétal.


Luc Ferry distingue ainsi la shallow ecology (écologie réformiste) de la deep ecology (écologie profonde) qui prête à la nature une "intelligence" de l'équilibre, supérieure à l'intelligence humaine, lui conférant des droits : la nature, dont le projet serait d'assurer le triomphe du vivant, poursuivrait un but moral. Ainsi, la notion de "crimes contre l'environnement" a pu voir le jour et être reprise, par exemple, dans un rapport de la Commission de réforme des lois du Canada.

Régression sans précédent dans l'Histoire, cette écologie qui élève la nature au rang de sujet juridique porte atteinte, selon Ferry, à l'idéal humaniste hérité des Lumières.

Selon Luc Ferry, les écologies utilitaristes mais surtout profondes prennent racine dans des idéologies d'extrême droite et d'extrême gauche. Les écologies radicales dénoncent l'anthropocentrisme et revendiquent les valeurs du sang et du sol, le retour à une vie authentique et aux origines. Certains des thèmes revendiqués ont une résonance avec l'écologie nazie.


Luc Ferry choisit sans hésiter la défense de l'Humanisme, c'est à dire l'écologie au bénéfice de l'Homme.

Et on ne sera pas étonné de voir qu'il est vivement soutenu par Claude Allègre.

 

Commentaires

Rien de bien nouveau sous les tropiques pour ce brave Luc "Ferry-tale". On n'empêche pas un humaniste idéaliste d'écrire des contes de fées.
La distinction entre deep ecology et shallow ecology n'est pas nouvelle. Quant aux liens avec l'humanisme, c'est assez bien vu, mais de là à tirer les mêmes conclusions... Si je le suis cela veut dire que la disparition des grands singes n'est pas une grande perte, am i right?

Écrit par : raf | 22/03/2010

En fait, Luc Ferry s'oppose radicalement aux droits de la nature (e.g. droits des arbres) à qui il dénie le statut de sujet que voudraient leur voir attribuer les deep écolos.

En ce qui concerne les animaux, il est moins radical, mais il conteste le fait qu'ils possèdent des intérêts "même si on peut leur reconnaître la capacité d'éprouver du plaisir ou de la peine.

En bon humaniste, il ne leur reconnait pas de droit, mais accepte que "l'homme a des devoirs indirects envers la nature".

"L'homme peut et doit modifier la nature, comme il peut et doit la protéger."

Donc les grands singes peuvent disparaitre si c'est dans l'intérêt de l'homme.

Mais il n'est pas bien clair sur ce sujet, son essai est vraiment très brouillon

Écrit par : Marto | 22/03/2010

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