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31/05/2010

"Le crépuscule d'une idole" de Michel Onfray

"Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne"

 

285.jpgCe qui nous pousse à n'accorder aux Philosophes, dans leur ensemble, qu'un regard où se mêlent méfiance et raillerie, ce n'est pas tant de découvrir à tout bout de champ combien ils sont innocents, combien de fois et avec quelle facilité ils se trompent et s'égarent, bref, quelle puérilité est la leur, quel enfantillage; c'est de voir avec quel manque de sincérité ils élèvent un concert unanime de vertueuses et bruyants protestations dès que l'on touche, même de loin, au problème de leur sincérité. Ils font tous comme s'ils avaient découvert et conquis leurs opinions propres par l'exercice spontané d'une dialectique pure, froide et divinement impassible (à la différence des mystiques de toute classe, qui, plus honnêtes et plus balourds, parlent de leur « inspiration » ), alors que le plus souvent c'est une affirmation arbitraire, une lubie, une « intuition », et plus souvent encore un vœu très cher mais quintessencié et soigneusement passé au tamis, qu'ils défendent par des raisons inventées après coup. Tous sont, quoi qu'ils en aient, les avocats et souvent même les astucieux défenseurs de leurs préjugés, baptisés par eux « vérités ».

NIETZSCHE, Par-delà le bien et le mal, 1ere partie, § 5.

 

 

C’est par cette citation que Michel Onfray ouvre cet essai sur Freud. Fidèle à sa méthode, il déclare son projet de se livrer à une "psychobiographie nietzschéenne" de l’homme Freud, ce qui le conduit à trois types de critiques :

 

 

1. Critiques envers l’homme

Freud récuse la philosophie. Il se veut scientifique, dans la filiation de Copernic et de Darwin, mais sa méthode procède de la pensée magique. Tout au long de sa vie, il a expérimenté puis abandonné tout un capharnaüm de techniques : injection de cocaïne, traitement galvanique, électrothérapie, psychophore, hypnose, il s’est même intéressé aux sciences occultes, spiritisme, transmission de pensée.

 

Freud est obsédé par la célébrité à laquelle il aspire, il a passé sa vie à sculpter sa propre statue, à bâtir sa légende. "La consigne ontologique demeure la suivante : Freud découvre tout à partir de son seul génie, il dispose de la grâce, rien ni personne ne saurait l'influencer."

Freud a beaucoup critiqué, a usé de l’insulte, d’agressivité et de mépris. La liste est longue de ses amis qu’il a reniés, voire « excommuniés », après s’être servis d’eux.

 

Freud est un affabulateur, un menteur, un falsificateur, un manipulateur qui a beaucoup lu, beaucoup emprunté sans le reconnaître. Freud a détruit ses journaux intimes et sa correspondance, il a pratiqué le déni et la réécriture du passé.

 

Cocaïnomane dépressif, victime d’une histoire familiale chargée, Freud était en fait atteint d’une psychonévrose grave. Dans sa « découverte » de la psychanalyse, il a théorisé sa propre histoire.

 

Si la psychanalyse s'applique sans doute à Freud et à ses névroses, elle ne saurait prétendre à l'universalité. Freud a donc pris son cas... pour une généralité. Thérapeute touche-à-tout, il n’a jamais guéri que sur le papier.

Enfin, Freud n’est pas un progressiste, c’est un conservateur qui a même un penchant pour les régimes autoritaires.

 

Tout cela paraît excessif ? Et bien pas tellement au vu des références nombreuses, car Freud n’a pas pu détruire toute sa correspondance (dont ses lettres, terribles pour lui, envoyées à Wilhelm Fliess)[1]

Et ce que dénonce Michel Onfray est dans la droite ligne de nombreuses études critiques qui ont été produites par des auteurs aussi différents que Gaston Bachelard, Albert Béguin, Théodore Caplow, Robert Castel, Jean Château, Pierre Debray-Ritzen,Gilbert Durand, Henri Ey, H. J. Eysenck, Michel Foucault, Pierre-P. Grassé, Ludwig Klages, Arthur Koestler, Stéphane Lupasco, Karl Popper, Theodor Roszack, Jean-Paul Sartre, Jacques Van Rillaer, Ludwig Wittgenstein, Clara Zetkin.

On peut aussi citer "Le livre noir de la psychanalyse" publié en 2004, sous la direction de Catherine Meyer.

 

Il faut cependant reconnaître à Michel Onfray son hommage à Freud en tant que philosophe et  la gratitude qu’il lui porte pour ses écrits sur la sexualité qui ont « illuminé » son adolescence.

 

 

 

2. Critiques envers la théorie

Partant donc de cette psychobiographie, Michel Onfray s’attaque à la théorie psychanalytique elle-même. Il présente cinq thèses, bien argumentées et étayées, n’en déplaise à Elisabeth Roudinesco, sur une solide  bibliographie et de nombreuses références.

Thèse n° 1 : La psychanalyse dénie la philosophie, mais elle est elle-même une philosophie

Thèse n° 2 : La psychanalyse ne relève pas de la science, mais d’une autobiographie philosophique

Thèse n° 3 : La psychanalyse n’est pas un continuum scientifique, mais un capharnaüm existentiel

Thèse n° 4 : La technique psychanalytique relève de la pensée magique

Thèse n° 5 : La psychanalyse n’est pas libérale, mais conservatrice

 

Oui, mais reste la question essentielle : pourquoi cela a-t-il marché ? Pourquoi Freud a-t-il réussi à tromper son monde et la psychanalyse à influencer durablement le 20eme siècle ? Il y a deux types d’explications : celle d’Onfray et celle donné par Henri F. Ellenberger dans son ouvrage principal, A la découverte de l'inconscient[2]

 

Michel Onfray donne cinq raisons à la réussite de Freud :
1. Freud a fait entrer le sexe dans la pensée occidentale et ce discours était attendu

2. Freud a mis en place une organisation militante très hiérarchisée

3. Freud a créé une religion et une église

4. Le 20eme siècle a été celui de la pulsion de mort en adéquation avec le nihilisme freudien

5. Après 68, Marcuse et le freudo-marxisme ont remis Feud au goût du jour.

 

Henri F. Ellenberger, lui avance l’hypothèse de la « maladie créatrice de Freud » :

De toute évidence, l'atmosphère de légende, qui marque les origines de la psychanalyse selon Ellenberger, justifie davantage les critiques actuelles du freudisme qu'elle n’explique son succès passé. « La psychanalyse, dès ses origines, s'est développée dans une atmosphère de légende, si bien qu'une appréciation objective ne sera guère possible avant que l'on ait su dégager les données authentiquement historiques de cette brume de légendes. […] Malheureusement, l'étude scientifique des légendes, de leur structure thématique, de leur développement, de leurs causes reste une des provinces les moins explorées de la science. [...] Un coup d'œil rapide sur la légende freudienne révèle deux traits essentiels. Le premier est le thème du héros solitaire, en butte à une armée d'ennemis, subissant, comme Hamlet, ''les coups d'un destin outrageant'' mais finissant par en triompher. La légende exagère considérablement la portée et le rôle de l'antisémitisme, de l'hostilité des milieux universitaires et des prétendus préjugés victoriens. En second lieu, la légende freudienne passe à peu près complètement sous silence le milieu scientifique et culturel dans lequel s'est développée la psychanalyse, d'où le thème de l'originalité absolue de ce qu'elle a apporté: on attribue ainsi au héros le mérite des contributions de ses prédécesseurs, de ses associés, de ses disciples, de ses rivaux et de ses contemporains en général.»

 

«Mais c'est surtout, croyons-nous, de la maladie créatrice de Freud que procèdent les principes essentiels de la psychanalyse: les notions de sexualité infantile, de libido avec ses étapes successives, ses fixations et sa transformation possible en angoisse, la situation œdipienne, le roman familial, la théorie des rêves, des actes manqués et des souvenirs-écrans, la conception des symptômes comme substituts des désirs, l'idée que les phantasmes jouent un rôle essentiel dans les névroses et dans la création poétique, et que les tout premiers phantasmes, comme les premières expériences sexuelles authentiques, exercent une influence primordiale sur la destinée des individus.»

 

 

3. Critique envers la pratique

Reste enfin, et c’est sans doute l’essentiel, la critique de la pratique c'est-à-dire de la « cure psychanalytique », telle qu’elle a été pratiquée puis théorisée par Freud et telle qu’elle est encore pratiquée de nos jours par les orthodoxes freudiens.

 

La cure coûte cher et est réservée aux riches. L’acte de payer (en liquide) fait partie de la cure.

Freud n’aimait pas soigner les pauvres et ne s’en est pas caché. Il considérait même qu’il y avait contre-indication. « Le névrosé pauvre ne peut que très difficilement se débarrasser de sa névrose. Ne lui rend-elle pas en effet dans sa lutte pour la vie de signalés services ? Le profit secondaire qu’il en tire est très considérable.  La pitié que les hommes refusaient à sa misère matérielle, il la revendique maintenant au nom de sa névrose  et se libère de l’obligation de lutter par le travail contre sa pauvreté » Freud, Le début du traitement.

 

Il n’existe pas d’indication précise sur le type de trouble que peut soigner une cure. Nombre d’analystes prétendent soigner des troubles qui ne relèvent pas de la névrose.

 

Le psychanalyste, dans son déni du corps, vit dans un monde de fiction, de concepts et d’idées, qu’il se soucie peu d’expliquer à l’analysant : libido, pulsions, instincts, Œdipe, horde primitive, meurtre du père, refoulement, sublimation, Moïse, névrose, psychopathologie, …

 

Les règles édictées par Freud concernant la cure ont souvent été violées, et en premier par lui-même

 

La cure sacralise la relation analyste-analysant (où l’analyste est tout puissant), refusant toute médiation extérieure, même ponctuelle.

 

L’analyste peut n’avoir jamais fait d’étude de médecine. Le seul critère pour devenir analyste est d’avoir été analysé. Et encore Freud ne respectera pas toujours cette règle. Confronté à la question de savoir comment débusquer un charlatan en psychanalyse, Freud répond dans « La question de l’analyse » que ce n’est pas une question de diplômes mais que le charlatan est  « celui qui entreprend un traitement sans posséder les connaissances et les capacités requises ».

 

La cure n’est pas efficace. Elle peut être sans fin, car sans objectif précis. Il n’existe pas de critère clair pour décider de la fin d’une cure.

 

 

Le salon des cartes postales freudiennes

Et pour conclure avec plus de légèreté, pourquoi ne pas se promener dans le salon des cartes freudiennes que Michel Onfray nous invite à déconstruire à l’aide de ses contre-cartes postales.

 

« Qu’est-ce qu’une carte postale en philosophie ? Un cliché obtenu par simplification outrancière, une icône apparentée à une image pieuse, une photographie simple, efficace, qui se propose de dire la vérité d’un lieu ou d’un moment à partie d’une mise en scène, d’un découpage, d’un cadrage arbitrairement effectué dans une totalité vivante mutilée. Une carte postale, c’est le fragment sec d’une réalité humide, une performance scénographique qui dissimula les coulisses, un morceau du monde lyophilisé et présenté sous les meilleurs atours, un animal empaillé, un faux-semblant. »

 

 

 

 

 


Carte postale n° 1 :

Freud a découvert l'inconscient tout seul à l'aide d'une autoanalyse extrêmement audacieuse et courageuse.

Contre-carte postale n°1

Freud a formulé son hypothèse de l’inconscient dans un bain historique dix-neuviémiste, suite à de nombreuses lectures, notamment philosophique (Schopenhauer et Nietzsche pour les plus importantes), mais également scientifiques.

Carte postale n° 2 :

Le lapsus, l'acte manqué, le mot d'esprit, l'oubli des noms propres, la méprise témoignent d'une psychopathologie par laquelle on accède à l'inconscient.

Contre-carte postale n° 2 :

Les différents accidents de la psychopathologie de la vie quotidienne font effectivement sens, mais aucunement dans la perspective d'un refoulement strictement libidinal et encore moins œdipien

Carte postale n° 3 :

Le rêve est interprétable : en tant qu'expression travestie d'un désir refoulé, il est la voie royale qui mène à l'inconscient.

Contre-carte postale n° 3 :

Le rêve a bien un sens, mais dans la même perspective que dans la proposition précédente: nullement dans une configuration spécifiquement libidinale ou œdipienne.

Carte postale n° 4 :

La psychanalyse procède d'observations cliniques : elle relève de la science.

Contre-carte postale n° 4 :

La psychanalyse est une discipline qui relève de la psy­chologie littéraire, elle procède de l'autobiographique de son inventeur et fonctionne à ravir pour le comprendre, lui et lui seul.

Carte postale n° 5 :

Freud a découvert une technique qui, via la cure et le divan, permet de soigner et de guérir les psychopathologies.

Contre-carte postale n° 5 :

La thérapie analytique illustre une branche de la pensée magique: elle soigne dans la stricte limite de l'effet placebo.

Carte postale n° 6 :

La conscientisation d'un refoulement obtenue lors de l'analyse entraîne la disparition du symptôme.

Contre-carte postale n° 6 :

La conscientisation d'un refoulement n'a jamais causé mécaniquement la disparition des symptômes, encore moins la guérison.

Carte postale n° 7 :

Le complexe d'Oedipe, en vertu duquel l'enfant désire sexuellement le parent du sexe opposé et considère le parent du sexe opposé comme un rival à tuer symboliquement, est universel

Contre-carte postale n° 7 :

Loin d'être universel, le complexe d'Œdipe manifeste le souhait infantile du seul Sigmund Freud.

Carte postale n°8
La résistance à la psychanalyse prouve l’existence d’une névrose chez le sujet

Contre-carte postale n° 8 :

Le refus de la pensée magique n'oblige nullement à remettre son destin entre les mains du sorcier.

Carte postale n°9

La psychanalyse est une discipline émancipatrice

Contre-carte postale n° 9 :

Sous couvert d’émancipation, la psychanalyse a déplacé les interdits constitutifs du psychologisme, cette religion séculaire d’après la religion

 

Carte postale n°10

Freud incarne la permanence de la rationalité critique emblématique de la philosophie des lumières

Contre-carte postale n° 10 :

Freud incarne ce qui, à l’époque des Lumières historiques, se nommait l’antiphilosophie – une formule philosophique de la négation de la philosophie rationaliste.

 

 



[1] Il reste encore sans doute beaucoup à découvrir dans les archives Freud à la bibliothèque du Congrès Américain, “sous scellés”, jusqu’en l’année 2057.

[2] A la découverte de l'inconscient, SIMEP, 1974, (ISBN 285334097X), réédité sous le titre Histoire de l'inconscient, Fayard, 2001, 975 pages, (ISBN 2213610908)

28/05/2010

En finir avec la pauvreté : Une utopie ?


Hier soir projection à Cucuron du film : « La fin de la pauvreté ? » et débat avec Philippe Diaz.

 

Attention, démarche originale !

 

Faire du cinéma une arme de combat. Créer aux Etat-Unis une société de production indépendante   Libre cinéma studio destinée à promouvoir 'des films qui peuvent changer les choses'.

Cela ne paraît pas évident.  C’est pourtant ce qu’a fait Philippe Diaz, philosophe de formation, cinéphile et militant alter-mondialiste.

 

Voyez plutôt :

En 1999, il signe 'Nouvel ordre mondial, quelque part en Afrique', premier long métrage documentaire qui confronte famine et troubles politiques en Sierra Leone.

En 2006 il récidive avec 'The Empire in Africa', coproduit par l'ONG Action contre la faim et de nouveau centré sur la guerre civile en Sierra Leone'

Il revient aujourd'hui avec 'La Fin de la pauvreté'.

 

21280.jpg« A partir d’une question simple - “avec tant de richesses dans le monde, pourquoi y a-t-il encore tant de pauvreté ?” -, il dresse un réquisitoire percutant contre le neo-libéralisme . A la fois didactique et corrosif, le film déploie un argumentaire solide, essentiellement fondé sur une collecte rigoureuse de l’information. Historiens, économistes, professeurs et autres “tueurs économiques” repentis se succèdent et font écho aux témoignages de victimes de la pauvreté. En seulement trois chapitres - origines, conséquences et solutions au déséquilibre économique Nord/Sud - il dresse un raisonnement aussi original que convaincant. Selon la thèse de l’économiste Jeffrey David Sachs, à laquelle le film doit son titre, “le capitalisme ne peut fonctionner sans pauvreté”.  Si Philippe Diaz condamne en premier lieu l’esclavagisme et le colonialisme, responsables de l’asphyxie économique des pays en développement, il tire à boulets rouges sur ses acteurs contemporains, Fonds monétaire international et Banque mondiale en tête. Politiquement très incorrect, il déterre coups d’Etats géostratégiques et fustige logiques de privatisation exacerbées. Au même titre que ‘We Feed the World[1]’ en 2005, ‘La Fin de la pauvreté ?’ incite par exemple à repenser les ressources naturelles telles que l’eau en biens communs et non en produits marchands. A contre-courant du néolibéralisme actuel, Philippe Diaz invite chacun à faire marche arrière, plaidant la décroissance comme seule issue de secours. Un documentaire frontal, honnête et lucide, un puissant contre-pouvoir citoyen. »

 

Si le constat est bien étayé en ce qui concerne L’Afrique et l’Amérique de Sud on reste un peu sur sa faim concernant le mode de développement de l’Inde et surtout sur celui de la Chine.

 

Le documentaire conclut sur l’impossibilité d’en finir avec la pauvreté sans passer par la décroissance des pays riches dont l’emprunte écologique est démesurée et donc le modèle non généralisable.

 

Il faut donc saluer ce réquisitoire salutaire et le diffuser le plus possible comme élément de prise de conscience de l’absurdité du système économique qui met en coupe réglée notre planète.

 

On attend maintenant le prochain épisode qui pourrait aborder la question suivante : comment s’opposer efficacement au néolibéralisme et l’idéologie répandue par ses armées d’experts et d’économistes,  thuriféraires de tous poils qui ne croient que dans la religion de la croissance.  Et surtout comment mettre au pas le capitalisme financier et ses fameux marchés, qui spéculent sur tout et de plus en plus sur la pauvreté.

 

 

 

La fin de la pauvreté ?

Documentaire écrit et réalisé par Philippe Diaz

Avec la voix de:
Charles Berling (version française)
Martin Sheen (version internationale)

Participants : SUSAN GEORGE Présidente d’Honneur de ATTAC France ; Présidente du Conseil du Transnational Institute
JOHN PERKINS Auteur du best-seller « Confessions d’un tueur à gages économique »
AMARTYA SEN Prix Nobel d’Économie (1998)
JOSEPH STIGLITZ Prix Nobel d’Économie (2001) et ancien économiste en chef de la Banque Mondiale
ERIC TOUSSAINT Président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde….

 

http://www.cinemalibrestudio.com/company.html



[1] We Feed the World - le marché de la faim, de Erwin Wagenhofer (2005)

25/05/2010

Prénoms : soyons créatifs !

Pompier St Nicolas

 

A Clément !

 

Il est de tradition, sur nos terres européennes, de choisir les prénoms dans la kyrielle des saints patrons d’origine chrétienne et autres héros nationaux. C’est une coutume bien ennuyeuse. Outre le fait que la plupart sont souvent de tristes modèles (guerriers, saints, martyrs, et autres ecclésiastiques …), il serait temps de choisir d’autres sources d’inspiration. En effet, au moins en France, l'article 57 du Code civil français prévoit qu'on peut donner n'importe quel prénom à son enfant, dans la mesure où il ne porte préjudice ni au droit des tiers ni à l'enfant

Nos compatriotes des Antilles avaient innové en choisissant des prénoms plus festifs, par exemple fetnat, armistice, fête du travail, premier mai.

Après la révolution française, on avait aussi fait preuve de beaucoup d’inventivité : Brutus, Désir de la paix, Jonquille, Floréal, Liberté, Égalité, Bourrache, Aristide, Catinette Victoire Ostende, Consoude selon la loi, Montagnard, Patriophile, Vertu Constance, David Défenseur, Nicolas Égalité.

 

Mais la palme de la créativité revient à mon avis à Clément (2 ans ½, Mons, Belgique) qui avait trouvé pour son petit frère, qui vient de naître, un prénom qui me paraissait concilier tradition et créativité : Pompier Saint Nicolas. Mais l’histoire ne s’est pas terminée comme il l’avait rêvée : écoutez plutôt ce qu’il en est advenu :


podcast

 

(Pour écouter la chanson cliquez sur la flèche).

18:00 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : prénom, créativité

24/05/2010

Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes


A Julien, qui m’a fait découvrir  ce livre

A Raf, l’amoureux des Solex

A PHP, l’amoureux des BMW …


Zen and the Art of Motorcycle Maintenance


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Pirsig est généralement présenté comme un philosophe et écrivain américain, connu principalement pour son best-seller : « Zen and the Art of Motorcycle Maintenance » ZMM, publié en 1974. Son deuxième roman, Lila: An Inquiry into Morals a été publié en 1991.

(J’emploie le titre anglais, car difficilement traduisible. Dans la suite j’utiliserai l’abréviation ZMM. ZMM a été publié par William Morrow Publishers, après avoir été rejeté par 121 autres éditeurs)

Mais il faut s’intéresser de plus près à la biographie de  Pirsig, car ses livres sont largement autobiographiques.



Qui est en effet réellement Robert Pirsig ?

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Il y a le garçon de 9 ans avec un QI de 170 essayant de s’intégrer dans une école du Minnesota.

Il y a l’étudiant immature exclu, parce rentré trop tôt à l’université.

Il y a le paumé faisant la route dans le Montana

Il y a le GI de 18 ans en Corée, s’ouvrant à la philosophie orientale, et donnant des cours d’anglais

Il y a le passionné de motos, rédigeant des notices pour des revues techniques

Il y a le professeur d’écriture, radical dans sa recherche de la « Qualité », un autre mot pour la « Vérité » et  « l’idée du Bien » platonicienne.

Il y a le mari dangereux condamné à se faire soigner par électrochocs pour tenter de le débarrasser de ses obsessions mortifères.



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Il y a le père brisé tentant de renouer avec son fils Chris lors d’un voyage en moto

Il y a l’écrivain peinant pendant 5 ans et bouclant finalement son manuscrit en 2 mois dans un camping car

Il y a finalement l’auteur célèbre du « Zen and the Art of Motorcycle Maintenance » ZMM

Il y a le père brisé encore et toujours, à la suite de la mort son fils Chris, assassiné

Il y a enfin et pendant longtemps le marin se cachant et se réfugiant dans la réclusion de son bateau.






La Philosophie de Pirsig

J’avoue n’avoir pas compris grand-chose à la philosophie de Pirsig, je trouve même que ses interminables développements sur la « Qualité » et le Zen dont on ne peut rien dire, sont plutôt pénibles à lire et font partie de son côté pathologique. Je ne vois pas ce que cette quête de perfection apporte réellement à la philosophie.

Non, ce qui m’intéresse dans Pirsig, et ce qui est profondément humain, c’est qu’il mélange philosophie et histoire de sa propre vie. Il témoigne de son chautauka personnel. Avec le seul souci de retrouver la sérénité qu'il a perdue. Il veut comprendre ce qui, à un moment crucial de sa vie, l'a brusquement, un jour, rendu fou.


(Chautauka : « On appelait Chautauqua, autrefois, les spectacles ambulants présentés sous une tente, d'un bout à l'autre de l'Amérique, de cette Amérique où nous vivons. C'étaient des causeries populaires à l'ancienne mode, conçues pour édifier et divertir, pour élever l'esprit par la culture. »)




Zen and the Art of Motorcycle Maintenance (ZMM)

Roman philosophique, autobiographique, existentiel sur les souffrances d’un ancien professeur en quête d’un absolu mythique et indéfinissable, la « Qualité », interaction entre le sujet et l’objet.

C’est un livre sur le voyage et le vagabondage, la route et l’aventure, c’est un livre entre « Sur la route » de Jack Kerouack et « Easy Rider » de Dennis Hopper.


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On apprend qu’il sort d’un hôpital psychiatrique où son ancienne personnalité (qu’il nomme Phèdre) a été détruite à coups d’électrochocs. Dans son ancienne vie, il était un professeur d’anglais et de rhétorique passionné de philosophie. Tout va basculer quand il va se lancer dans l’étude du concept de Qualité. A la suite de ses recherches il met en place un système philosophique qui divise la pensée humaine en deux types : romantique et classique. Surtout, il voit en la Qualité la force créatrice au cœur de toute chose et qui transcende la dualité traditionnelle entre sujet et objet. Cette quête de la Qualité va l’entraîner dans la folie.


Et d'autant plus qu'il est devenu Phèdre sans le vouloir, ce disciple de Socrate qui osait tenir tête à son maître. Il est le fantôme de Phèdre, créature hideuse qui l'habite et qui hante ses nuits. Sous sa tente, il se réveille en hurlant dans son sac de couchage. «Qui es-tu, Phèdre? Où es-tu? Je vais te tuer!» Il le hait, il essaie de l'étrangler, de lui tordre son cou visqueux et de voir enfin son visage... Quel visage? Le sien, bien sûr, puisqu'il est Phèdre, puisqu'il est cette créature haïssable.


«Papa! Papa! crie son petit garçon terrorisé et en larmes, tu as voulu me tuer. Pourquoi?» Le père répond: «Non, pas toi, pas toi, c'est juste un rêve, un cauchemar.» Le fils continue: «Comme quand tu étais derrière cette porte en verre? Dans ce cercueil que tu ne voulais pas ouvrir?» Etait-ce un souvenir de l'hôpital psychiatrique? Etait-ce encore un rêve? Un rêve qu'il n'avait jamais raconté à personne, qu'il avait d'ailleurs oublié. Comment son fils en avait-il connaissance?

Le pauvre garçon - Chris - a déjà subi, lui, les premiers symptômes d'une crise psychotique et bien sûr il déteste ce voyage exécrable !


Et le zen ? On y fait à peine quelques allusions, sans plus. « Les seules pensées zen que vous puissiez trouver en haut d'une montagne sont celles que vous avez apportées avec vous. »

Quant à l’entretien des motocyclettes, l'auteur essaie de montrer qu'il obéit aux mêmes principes philosophiques qui régissent toute activité humaine. « Un moteur de motocyclette obéit point par point aux lois de la raison; et une étude de l’art de l'entretien des motocyclettes, c’est, en miniature, une étude de l’art du raisonnement. »

.




Et pour continuer avec la philo et la mécanique des 2-roues,  je vous recommande chaudement un Blog d’enfer sur la création d’objets bizarres à partir de Solex, j’ai nommé :

Docteur Solex !

(Cliquer sur le titre)

 

 

 

 

22/05/2010

Pouquoi le Nord est-il en haut ?

 

A Jean-François

 

Nous sommes formatés culturellement : pour nous orienter, nous pensons nécessairement que le Nord est en haut. De même, il nous faut les 4 directions de la rose des vents.

Cela est sans doute lié à la latéralisation, période par laquelle nous sommes passés dans notre enfance. Il nous fallait savoir ce qui à droite, à gauche en haut et en bas.

Même en politique, la France a innové en créant les notions de droite et de gauche en souvenir des assemblées de la révolution.

Mais, bien sûr tout cela n’est que pure convention et quand cela nous arrange, nous pouvons faire des plans avec d’autres orientations. Ce qui importe sans doute c’est le point de vue de l’observateur.

On situe en général l’observateur en bas dans un plan. Pour entrer dans une maison on montera dans le pan. C’est une question de perspective : quand on regarde un édifice, il faut monter pour s’en approcher et y pénétrer.

Donc si on entre dans une maison par le Nord, on pourra faire un plan où le Sud est en haut.


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D’ailleurs le Nord n’a pas toujours été en haut : Certaines cartes anciennes indiquent le nord vers le bas de la carte ; dans les pays chrétiens, le haut de la carte était orienté vers l'est, plus exactement vers Jérusalem. Actuellement, des cartes inversées sont utilisés dans certains pays de l'hémisphère sud. (En Australie par exemple).

 

 

 

 


Dans les cultures traditionnelles chinoises, d'Extrême-Orient ou certaines cultures d'Asie centrale, le centre — ou le milieu — est considéré comme un 5e point cardinal.


Mais ajoutons une troisième dimension : qu’en est-il des globes terrestres ?

Généralement, les globes sont représentés le Nord en haut, mais avec une inclinaison d’une vingtaine de degré sur l’axe de rotation du globe, pour rappeler que la Terre tourne sur elle-même autour d’un axe qui est incliné de 23 ° environ par rapport à une perpendiculaire au plan de l’écliptique.

 

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Mais il existerait aussi des globes terrestres inversés. Je n’en ai pas trouvé trace. Et vous ?

 

 

Le globe est aussi objet d’art, et je vous incite aussi à visiter ce très joli site d’une créatrice de globes terrestres.

http://globes.terrestres.free.fr/globes/globe-terrestreg.html

17/05/2010

Faut-il tuer le père (le jazz américain) ?

Café philo

 

Du 10 au 16 mai, a eu lieu à Apt, le 20eme festival LuberonJazz, et dans ce cadre, le café philo d’Apt avait décidé d’aborder le thème :

LE JAZZ EUROPEEN PEUT-IL TUER LE « PÈRE » ?


Café philo d’Apt animé par Philippe Mengue
Invités :
Armand Meignan - directeur-fondateur de l’Europajazz au Mans, président de l’Afijma (association des festivals innovants en jazz et musiques actuelles), directeur artistique des RDV de l’Erdre à Nantes
Jean-Alain Cayla - maire de Buoux
Philippe Porret – psychanalyste

« Il y a à peine vingt ans programmer du jazz européen dans un festival de jazz français paraissait d’une folle audace, en dehors des pionniers du genre (Europajazz Le Mans, Grenoble Jazz Festival puis Jazz à Mulhouse ou les Rencontres Internationales de Nevers…). Aujourd’hui c’est devenu presque banal, et la programmation des festivals hexagonaux (même les plus américanisés : Marciac, Vienne) s’enrichit de ces musiciens européens, nourris aux sources même de la musique afro-américaine, mais capables de produire un jazz créatif et métissé, très original, qui n’a plus de leçons à recevoir des Amériques ! Pourquoi ce changement majeur ? Est-ce que ce jazz européen, occupant désormais largement “les réseaux de diffusion” peut tuer le “Père” ? »

Armand Meignan ouvre le débat par une courte histoire du jazz, de ses origines (fin 19 eme) jusqu’à nos jours, en insistant sur quatre grandes phases : Classique, Be-bop, Free jazz et aujourd’hui Free music).

S’ensuit une discussion sur la nécessité de définir ce qu’est le jazz (thème du café philo de 2009) et à la conclusion que ce n’est pas évident de définir ce qu’est le jazz aujourd’hui.

Un accord se fait sur la définition suivante : le jazz se définit par
- Son origine
- son tempo : le swing
- un large recours à l’improvisation
- ses instruments et ses types de formation

django.jpgQuant à son histoire, elle est essentiellement américaine jusque dans les années 50. En Europe, à partir des années 30, c’est surtout Django Reinhardt et son alter ego, Stéphane Grapelli. Ce n’est qu’à partir des années 40 et l’après guerre que le jazz explose d’abord en France et les pays scandinaves puis dans toute l’Europe.

Plusieurs intervenants contestent l’idée d’opposer le jazz européens au « père » américain. Le jazz, dans ses diverses formes constitue une communauté où les musiciens se sont toujours rencontrés.

Jean-Alain Cayla insiste sur la richesse des variétés du jazz notamment dans la dernière période et il insiste sur ce qui fait vraiment le cœur du jazz : le swing.


Armand Meignan, en bon connaisseur du monde du jazz et de ses festivals a ensuite montré toute la richesse de son développement en Europe et la fait qu'il se développe aujourd'hui de façon autonome, le jazz américain étant devenu presque marginal dans la plupart des festivals.


Philippe Poret aborde alors la question de ce que signifie : Tuer le père ? Il dit avoir dans un premier temps rejeté cette formulation du thème du café philo, puis, dans un second temps l’avoir trouvée pertinente si on l’examine suivant ses deux modalités résumées à travers les deux exemples suivants :

1. Brutus tue César (son père adoptif) pour le renverser et prendre sa place. Mais il se substitue à lui dans son rôle sans rien y changer.

2. Dans Totem et Tabou, Freud, s'inspirant d'une conviction de Darwin, suppose à l'origine de l'humanité une horde primitive, groupement humain sous l'autorité d'un père tout-puissant qui possède seul l'accès aux femmes. Il présuppose alors que les fils du père, jaloux de ne pouvoir posséder les femmes, se rebellent un jour et le tue, pour le manger en un repas totémique. Ce meurtre du père est la base des liens sociaux et des nouvelles règles (interdiction de l’inceste et du parricide).

Un intervenant se demande si l’après-guerre n’a pas produit en Europe un stéréotype du jazz (symbole de libération festive, image du GI noir américain, …). Ce serait pour se libérer de ce stéréotype, que le jazz européen aurait remis en cause, à partir des années 60, la suprématie du jazz américain.

Armand Meignan précise que cette remise en cause a été contemporaine des mouvements de contestation plus politiques liés à la guerre du Vietnam et l'image dégradée des Etats-Unis en Europe dans les années 60.

Philippe Poret émet l'hypothèse que tout mouvement musical se développe sur un "capital douleur". Pour le jazz, ce fût le cri des esclaves noirs américains, (pour le rap c'est le cri des cités). Se poserait donc aujourd'hui la question du rapport du jazz moderne avec ses origines.

 

En conclusion, Philippe Mengue se pose la question de la pertinence du sujet compte tenu de la difficulté de cerner ce qu’est exactement le jazz. Mais que ce débat a en effet permis de progresser dans cette tentative.

Cela pouvait paraître singulier d'organiser un café-philo sur le Jazz, mais j'ai personnellement trouvé que c'était une bonne introduction à ce festival.

 

 

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Quelques liens

Sur l’histoire du Jazz

http://www.ambfrance.fr/article.php?ida=265

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jazz

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_jazz


Sur LuberonJazz
www.luberonjazz.net

http://www.myspace.com/luberonjazz1


Sur le Café philo d’Apt
www.cafe-philo.fr

13/05/2010

Lancer un café philo

 

« C’est un phénomène récent que le débat philosophique se soit installé dans des  lieux publics qui n’étaient a priori nullement destinés à cet usage : cafés, brasseries… L’émergence de ce phénomène est liée au besoin ressenti dans la population - partout dans le monde - de poser, de nouveau au coeur des villes, des questions importantes sur le sens de la vie et l’actualité.

En 1992, à Paris, au Café des Phares, place de la Bastille, un débat prend corps autour de Marc Sautet, philosophe, et de quelques amis. La conversation gagne les consommateurs… Puis elle gagnera en temps, en régularité, en participants et en animateurs. Ce premier Café philo se réunit toujours à Paris, les dimanches à 11h, et il a essaimé partout en France et dans le monde. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9_philosophique

 

« Ni cercle pour initiés ni groupe de thérapie sauvage, le débat du Café des Phares a trouvé son « créneau » au fil des semaines et des mois. Les deux tendances ont coexisté mais se sont neutralisées mutuellement. Leur conflit laisse désormais la voie libre à quelque chose de tout différent : on ne parle pas pour faire taire les autres mais pour réfléchir avec eux ; on ne parle pas de soi pour se raconter mais pour défendre une opinion et la soumettre à l'examen de tous. Naturellement, les nouveaux, ceux qui viennent pour « la première fois » (comme cette expression est désormais suspecte!), ont tendance à retomber dans un travers ou l'autre. Mais, assez vite, ils comprennent qu'ils font fausse route et s'adaptent ou disparaissent. »

Marc Sautet, Un café pour Socrate, Éditions Robert Laffont © 1995.

http://www.philo5.com/Mes%20lectures/SautetMarc_UnCafePou...

 

Pourquoi ne pas lancer un café-philo dans votre commune ?

Pour lancer un Café philo, il faut un lieu accueillant, des organisateurs et des animateurs compétents et un minimum de règles résumées dans une charte acceptée par tous.

Les animateurs
Un modérateur qui veille à  réguler les échanges, à faire respecter la liberté d’opinion et à  faire rebondir le débat, mais aussi à assigner à celui-ci une cohérence, afin d’orienter et approfondir la problématique

Un ou plusieurs présentateurs. C’est l’occasion d’ouvrir le cercle du café philo à de nouveaux intervenant, à l’occasion des évènements de la vie locale. Mais le café-philo étant avant tout un lieu de débat, on évitera tout cours professoral, tout one-man-show. Les présentations devront être courtes (30 mn maximum) et devront essentiellement expliciter les thèmes soumis au débat, ouvrir des problématiques et éviter l’exposition de convictions, sauf en cas de présentations contradictoires.

 

 

La charte

On l’aura compris, l’attrait et la spécificité du Café Philo tiennent aussi et avant tout à l’ouverture de ses débats et à son indépendance qui peut être l’objet d’une charte.

 

Voici quelques exemples de chartes :

 

http://alderan.association.perso.neuf.fr/cariboost_files/...

http://www.cafephilo.be/charte.php

http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/agora/D010013A....

http://cafephiloweb.free.fr/cpwt/contrib/debat10.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Caf%C3%A9_philosophique

 

Un minimum de structure
Pour éviter que le café philo ne soit la chose de quelques-uns, voire l’objet d’accaparation ou de récupération, on mettra en place une structure démocratique de type association 1901. On peut faire plus léger, l’important c’est qu’il existe un noyau d’animation ouvert qui gère le pourquoi, le quoi et le comment.

Il se réunira entre chaque café-philo pour un bilan, la sélection des thèmes à venir et la préparation des prochains café-philos. Il sera ouvert à tous ceux qui veulent apporter leur contribution.

 

Une liste de cafés-philo sur Internet :

http://cafephiloweb.free.fr/cpwt/liens2.htm

12/05/2010

Enseigner l'Astronomie à l'école

A Titouan et Basile

A Marie et à Chloé

 

Pour l’initiation des tout petits (dès l’âge de 5 ans), je recommanderais les deux livres de Mireille Hartmann, aux Editions Le Pommier, collection “la main à la pâte” :

L’Astronomie est un jeu d’enfant propose la découverte du Soleil, de la Terre et de la Lune. ce petit ouvrage, fourmille d'idées faciles à réaliser et… qui ont fait leurs preuves. Il offre aussi les connaissances théoriques minimum requises pour éviter de se faire coller par les questions si judicieuses de nos chères têtes blondes… C'est un guide à la fois gai et nécessaire, jamais prétentieux ni laborieux, destiné autant aux enseignants qu'aux parents et aux éducateurs.

Explorer le ciel est un jeu d’anfant élargit le champ à l’ensemble des planètes du système solaire, mais aussi aux comètes et aux étoiles.

51KV3X4K3VL._SS500_.jpgL'Astronomie est un jeu d'enfant
Auteur : Mireille Hartmann
Préface de Pierre Léna

Edition Le Pommier
Collection :
Éducation
broché, 204 pages (135 x 200) Prix : 19 €

 

 

 

 

 

51RYQVJSB6L._SS500_.jpgExplorer le ciel est un jeu d'enfant
Auteur :
Mireille Hartmann
Préface de Yves Queré

Edition Le Pommier
Collection :
Éducation

broché, 256 pages (135 x 200) Prix : 19 €


 

 

 

Mireille Hartmann a enseigné en école maternelle tout au long de sa carrière. Adepte de la « pédagogie de l’émerveillement » elle a mis en œuvre de nombreuses activités d’éveil scientifique dans ses classes.

A la fois ludiques et pratiques, faisant la part belle à l’observation sans oublier l’imaginaire, ces deux guides destinés autant aux enseignants qu’aux parents, permettent d’aborder l’astronomie avec les enfants au travers d’un apprentissage interdisciplinaire, et leur fait prendre conscience de leur place dans l’univers.

Et dans le dossier pédagogique suivant, Mireille Hartman décrit les activités d’observation, de dessin et de création que les enseignants ou les parents peuvent mener à partir de ces deux livres. Découverte du soleil de la Terre de la Lune, mais aussi des planètes, des étoiles et des constellations.

http://www.cap-sciences.net/upload/Article_de_Mireille_Ha...

 

Enfin, pour une biblio plus large sur l’enseignement de l’astronomie, on peut consulter :

http://ufe.obspm.fr/article549.html

 

11/05/2010

Raoul Taffin Cosmonaute

Coup de cœur !


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Raoul Taffin Cosmonaute

Editeur : Milan


Auteur : Gérard MONCOMBLE
Illustrateur : Frédéric PILLOT

Date de sortie : 2 septembre 2000
Code ISBN : 2-7459-0094-3Pages : 32

Reliure : Cartonnée
Format : 23 x 27 cm


Ouvrage non disponible

 

 

 

 

 

« Mission intergalactique, exploration de planètes inconnues… la vie de Raoul, le fils de la concierge, n’est pas de tout repos. Aventures à tous les étages et suspense garanti ! La dernière page du livre se déplie en un poster, pour pénétrer dans l’univers de Raoul Taffin en grand. »

« Quand on set un as du cosmos, on part en fusée pour un oui ou pour un non. Raoul Taffin adore ça. Cette fois, il doit visiter la galaxie B4 du sol au plafond … Une mission spatiale très spéciale ! »



Ca y est, je l’ai trouvé. Après plus d’un an de recherches, j’ai réussi à l’acheter d’occas.

Et je ne suis pas déçu. Je vous recommande ce livre pour enfant édité par Milan et malheureusement non disponible. On se demande pourquoi Milan ne le réédite pas !

En plus il aborde des thèmes que j’affectionne particulièrement : les galaxies, la visite des exo-planètes, la vie dans le cosmos, la question de la communication avec les vies extra-terrestres et tout cela expliqué à des enfants …

Quand on pense qu’il est sorti en Sept 2000, alors que la découverte des exoplanètes ne faisait que débuter !

Il est vrai que l’auteur est quelqu’un de singulier :




Gérard MONCOMBLE


Moncomble.jpgGérard Moncomble pousse en 1951 à Auxi-le-Château (Pas-de-Calais), fruit d'un maître et d'une maîtresse d'école. Après des activités sociologiques et socioculturelles, où il use et abuse de ses neurones, il oeuvre dans l'artisanat comme tanneur-fourreur, dans la confection de marionnettes puis la restauration d'habitats anciens. Longtemps plumitif et dessinateur du dimanche, il ne franchit le cap professionnel qu'en 1984 où il se promeut écrivain, illustrateur & scénariste de bandes dessinées. Depuis une quinzaine d'années, il se consacre à l'écriture. Il dédie son travail à ses quatre mômes, Boris, Chloë, Maud & Manon, évidemment à l'origine de ce qu'il est aujourd'hui : un conteur. Curieux de toute forme d'écrits : romans, récits, contes, poèmes, comptines, essais, théâtre.


Voir aussi : http://gerardmoncomble.com/



Bon, trêve de plaisanterie, on passe aux choses sérieuses, interro écrite :

- La galaxie B4 existe-t-elle ?

- Quelle est la classification utilisée pour la désigner ?

- Combien comporte-t-elle d’étoiles (simples et multiples) ?

- Combien de planètes ?

(vous avez le droit de consulter la note "Des outils pour l'astronome amateur" pour rédiger votre réponse) :

http://seulsdanslecosmos.hautetfort.com/archive/2010/05/09/des-outils-pour-l-astronome-amateur.html


A ceux qui apporteront des réponses justes, je prêterai : « Raoul Taffin Cosmonaute ».

J’attends vos réponses en commentaire ci-dessous.

 

10/05/2010

Aimez les en tout tranquillité

A Laetitia et à Thomas

 

Nos amies les bêtes


Voici ce que j'ai reçu dans ma boîte EMail :

Aimez les en tout tranquillité !


Numériser.jpgIl faut donc maintenant une assurance protection santé pour les chiens et les chats ... (jusqu'à 2500 € remboursés par an) !

http://www.assurance-internet.fr/chienchat/Devis.aspx



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