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29/10/2010

Seuls dans l'univers ?

A noter dans nos agendas : expo à la cité des Sciences sur le Thème :

"Seuls dans l'Univers ? De la fiction à la réalité"

http://archives.universcience.fr/francais/ala_cite/exposi...


Intéressante introduction avec le paradoxe de Fermi :

"Comme le soulignait le physicien Enrico Fermi, si autour des milliards de milliards d'étoiles il y avait des civilisations extraterrestres anciennes, elles devraient avoir trouvé le moyen de venir jusqu'à nous. Ou nous auraient envoyés un message. Et pourtant. Depuis 45 ans que le programme SETI d'écoute du cosmos est sur pied, rien.
Et quand bien même, comment communiquer avec des extraterrestres, qui n'auraient probablement pas grand-chose à voir avec nous ? Pour vous éclairer sur le sujet, rencontrez le sociologue Pierre Lagrange (Lahic-Cnrs) et Élisabeth Piotelat de la SETI League; découvrez les messages envoyés par le radiotélescope géant d'Arecibo ou ceux gravés sur les sondes Voyager. Des gouttes d'eau dans l'infini."

 

En fait l'horizon que se fixait Fermi pour la communication extra-terrestre est notre Galaxie, car au delà, la vitesse de la lumière est vraiment trop petite pour permettre une communication dans l'Espace-Temps.

La galaxie la plus proche de la nôtre, le Grand Nuage de Magellan est en effet à 170 000 années-lumière. 170 000 ans, c'est à peu près la durée qui nous sépare de l'Homo Sapiens. Qui aujourd'hui pourrait croire que l'humanité va encore perdurer pendant près de 200 000 ans ?

C'est cette question qui avait été le thème de la conférence de l'Institut Astronomique de Paris en avril 2009 :

http://www.cerimes.fr/le-catalogue/lhumanite-peut-elle-su...


Conclusion :

Nous n'avons détecté aucuns signaux intelligents en provenance de notre galaxie, ce qui signifie probablement qu'elle ne contient pas de civilisation techniquement développée.

Au delà, l'existence de civilisations intelligentes est très probable, compte tenu du nombre de galaxies et d'étoiles (7×1022 étoiles, répandues dans environ 1011 galaxies), mais la possibilité d'entrer en communication avec elles est nulle, si on accepte la théorie de la Relativité Restreinte qui fixe une limite absolue à la vitesse de la lumière et donc à la possibilité de communiquer.

 

 

24/10/2010

Pourquoi tant de haine ?

« Pourquoi tant de haine ? », c’est le titre d’un pamphlet, écrit par Elisabeth Roudinesco en 2005 pour essayer de contrer le « Livre noir de la psychanalyse », ouvrage collectif qui venait de paraître,  sous la direction de Catherine Meyer et qui avait l’audace de dresser un bilan critique d’un siècle de freudisme.

51V1D8WPJPL._SS500_.jpgLaissons parler Elisabeth Roudinesco :

« La longue histoire de la détestation de Freud vient, d'être réactualisée avec la publication d'un brûlot, Le livre noir de la psychanalyse, qui réunit des historiens anglophones et des thérapeutes comportementalistes. Les premiers entendent dénoncer les mythes fondateurs d'un mensonge freudien qui n'aurait été que la face cachée d'une conspiration visant à livrer la civilisation occidentale au triple pouvoir d'une sexualité coupable, d'une corruption par l'argent et d'une mystification intellectuelle. Quant aux seconds, ils cherchent à évincer de l'Université et des institutions de soins les représentants d'un Establishment psychanalytique jugé hégémonique afin de remplacer les cures classiques par des techniques de normalisation des conduites humaines. Comme bien d'autres avant lui, cet ouvrage n'aurait été connu que des spécialistes s'il n'avait pas été présenté sous un jour favorable, en septembre 2005, à la une du plus grand hebdomadaire de la gauche française. Pour cette Anatomie d'un " livre noir ", j'ai rassemblé, outre mes propres interventions, des textes de Pierre Delion, Roland Gori, Jack Ralite et Jean-Pierre Sueur qui permettent de comprendre pourquoi, à l'aube du XXIe siècle, l'œuvre freudienne continue de susciter une telle haine. »

 

285.jpgEvidemment, la gardienne du temple freudien ne pouvait laisser passer la publication du dernier livre de Michel Onfray « Le crépuscule d’une idole. L'affabulation freudienne »

Comme l’imagination ne semble pas être son fort, Elisabeth Roudinesco a réitéré son opération de 2005 en recyclant son titre « Pourquoi tant de haine ? », dans un article virulent dont elle a inondé la presse.

Ce qui est intéressant dans ce titre et dans les commentaires d’Elisabeth Roudinesco, c’est que, pour éviter un débat de fond sur l’actualité du freudisme, elle se place délibérément au niveau des affects : « haine, détestation, destruction ». Elle déchaine elle-même ses propres affects vis à vis de Michel Onfray.

J’ai moi-même constaté à quel point Onfray suscite en effet la détestation, le dénigrement et les insultes de la part de gens qui,  la plupart du temps ne l’ont pas lu, mais qui en ont entendu parler ou ont assisté à des débats sur leur chaine préférée, et qui surtout évitent tout débat sur le fond.

On peut donc retourner la question. « Pourquoi tant de haine ? » de la part des détracteurs de Michel Onfray qui se répandent dans la presse, sur Internet et sur les chaîne télévisées ?

François Busnuel, qui a lu Onfray, apportait dès 2006 une explication intéressante :

« Michel Onfray sent le soufre. Son Traité d'athéologie a ulcéré les tenants des cultes monothéistes - qui, d'ailleurs, n'ont toujours pas répondu autrement que par l'insulte ou l'idéologie: lire, si l'on y tient, sur ce sujet les deux très décevants ouvrages de Matthieu Baumier, L'antitraité d'athéologie (Presses de la Renaissance), et d'Irène Fernandez, Dieu avec esprit (Philippe Rey). Si on l'étudiait de près, plutôt que de la révoquer au nom de sa radicalité, on découvrirait que la philosophie de Michel Onfray (eh oui, il y a bien une philosophie qui lui est propre et qu'il développe dans un système cohérent, livre après livre) peut apporter une réponse au désarroi français. Passons sur les insultes dont Onfray est constamment l'objet; elles n'ont jamais constitué une pensée: pour discréditer une philosophie, on le sait, rien de mieux que de la caricaturer et la calomnier. Onfray serait donc un «bouffeur de curés», un «pur démagogue», et même un «indigent graphomane» (dixit Houellebecq, nouveau phare de la pensée contemporaine). Si l'on s'en tient aux textes dudit Onfray, ces accusations sont à peu près aussi fondées que celles qui font encore passer Diogène pour un dépravé, Epicure pour un pourceau et Nietzsche pour un cinglé et un nazi! » …/…

« Si l'on se donnait la peine de lire Onfray, on trouverait donc un philosophe au travail. Qui récuse les approches classiques de la philosophie, toutes de technicité et de jugements dépassionnés. Qui fait office d'historien de la pensée lorsqu'il fouille la cave et le grenier, exhumant, dans la Contre-histoire de la philosophie qui vient de paraître, des philosophes fondamentaux et occultés (les hédonistes antiques ou les gnostiques licencieux, Montaigne ou La Mettrie...) qu'il enseigne dans son Université populaire, sorte de Jardin d'Epicure des temps modernes, où les savoirs alternatifs priment le corpus classique sans pour autant le disqualifier. Cette Contre-histoire de la philosophie est un document capital: toutes les histoires de la philosophie, si bonnes soient-elles, présentent les mêmes pensées; en voici enfin une qui évoque les «continents» perdus et envisage la philosophie sous l'angle du bonheur et de l'hédonisme plutôt que sous celui de la raison et de la métaphysique. On peut ne pas aimer ces philosophies, mais on ne peut en nier la réalité et l'importance. Sans doute y a-t-il une forme de vanité à prétendre saisir seul trente siècles de philosophie (surtout lorsqu'il s'agit de celle qui fut reléguée dans les limbes), mais cette vanité est compensée - ô combien - par le travail accompli: colossal et en profondeur. »

 

Pour les articles complets de François Busnuel, lire :

- Ci-gît Sigmund, par François Busnel, publié le 22/04/2010

http://www.lexpress.fr/culture/livre/francois-busnel-a-lu...

- Pourquoi il faut lire Michel Onfray, par François Busnel (Lire), publié le 01/02/2006

http://www.lexpress.fr/culture/livre/pourquoi-il-faut-lir...

 

Pour rappel, ma note de lecture sur le "Crépuscule d'une idole" :

http://seulsdanslecosmos.hautetfort.com/archive/2010/05/i...


Ecouter aussi le débat Michel Onfray / Boris Cyrulnik

http://www.dailymotion.com/video/xdb8nl_laffabulation-freudienne-debat-1-de_news


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10:48 Publié dans Accueil | Lien permanent | Commentaires (0)

08/10/2010

Metaphysique, croyances et religions

 

 

Dans cette note j'ai rassemblé les définitions des catégories permettant de décrypter les principales approches en matière de métaphysique, de croyances et de religions, notamment monothéistes.

 

Ces définitions sont extraites, pour l’essentiel de Wikipedia et du Dictionnaire des religions et des mouvements philosophiques associés.
http://atheisme.free.fr/Religion/Definition_ar_az.htm#ath...

 

Annonçons la couleur, ce dictionnaire est publié sur un site dédié à l’athéisme (Athéisme, l’homme debout), ce qui ne veut pas dire que ces définitions soient partiales (vous en jugerez). En exergue de ce dictionnaire, il est mentionné :

« Précision : Bien qu’il soit sur un site défendant l’athéisme, ce dictionnaire essaie, en quelques phrases, d'être le plus objectif et le plus factuel possible. Si un lecteur pense qu'un aspect essentiel d’une religion ou d'une philosophie a été omis ou, inversement, que trop d’importance a été accordée à un point de détail, qu’il veuille bien le signaler. »

 

Dans la suite, j’indiquerai l’origine des définitions utilisées, par les abréviations suivantes :
DRMP : Dictionnaire des religions et des mouvements philosophiques associés.

Wiki : Wikipedia

 

Les deux catégories primordiales pour introduire le sujet sont à mon avis les dualités Monisme/Dualisme et Transcendance/Immanence et donc je commencerai par elles.

 

Monisme

(DRMP) « Le monisme est une doctrine philosophique selon laquelle l'univers n'est composé que d'une seule substance. Il s'oppose au dualisme qui affirme l'existence de deux substances distinctes, la matière et l'esprit. On différencie le monisme matérialiste (Epicure, Marx) du monisme spiritualiste ou idéaliste de Leibniz et de Hegel, ainsi que le monisme neutre (W. James, B. Russel) selon lequel la matière et l'esprit constituent deux registres de phénomènes d'une substance sur laquelle on n'a pas à se prononcer. Le monisme supprime donc la distance qui nous paraît exister entre le monde réel et la conscience »

(Wiki) « Monisme métaphysique – Définition : Le monisme pose une seule réalité, donc une seule substance. On y distingue plusieurs variantes apparentes selon la nature donnée à cette substance unique. Essentiellement, deux grandes écoles monistes apparaissent, l'une matérialiste, l'autre spiritualiste (comme l'immatérialisme, l'ipséisme ou le solipsisme dont Berkeley a dépeint certains aspects) selon que la substance universelle est la matière ou l'esprit. Mais ces distinctions ne tiennent pas longtemps à l'analyse philosophique car s'il n'y a qu'une substance, peu importe le nom ou les attributs qu'on lui donne puisque, par définition, il n'existe qu'elle et elle possède donc tous les noms et tous les attributs existant. Par essence, au plan Métaphysique, le monisme s'oppose d'abord radicalement à tous les Dualismes (comme le platonisme ou les monothéismes) qui, tous, supposent l'existence d'un monde idéel ou idéal face à un monde matériel, ces deux mondes étant de natures différentes et dissociées. »

 

Dualisme

(DRMP) « Le dualisme est la doctrine religieuse selon laquelle la réalité, la matière et l'esprit, le corps et l'âme sont constitués de deux principes antagonistes, le Bien et le Mal, en lutte perpétuelle l'un contre l'autre, le bien finissant par l'emporter. Le zoroastrisme repose sur le dualisme.
En philosophie, le dualisme correspond à la description, pour un domaine donné, de deux entités, deux principes inséparables, nécessaire et irréductibles l'un à l'autre et qui coexistent depuis l'origine (ex: esprit et matière). »

(Encyclopédie de l’Agora) « Qu'est-ce que le dualisme? Les philosophes que l'on peut qualifier de dualistes méritent tous le reproche qu'Aristote adressait à Platon: «ils séparent.» Ils séparent tantôt la lumière et l'obscurité comme Zoroastre, tantôt l'âme et le le corps comme Platon, tantôt l'esprit et la matière comme les gnostiques, tantôt la pensée et l'étendue comme Descartes. Il y a autant de dualismes que d'expériences vraiment, personnelles de la rupture. On peut toutefois dégager quatre grandes formes de dualisme :


a) Un dualisme transcendantal qui consiste à repousser le monde dans sa totalité hors du lieu divin (par exemple, le plérôme et le monde d'en-bas chez les gnostiques).


b) Un dualisme métaphysique qui admet deux principes premiers et irréductibles des choses (par exemple, l'Idée ou le Bien et la Matière chez Platon, la Lumière et les Ténèbres, chez Mani).


c) Un dualisme moral qui consiste à séparer la nature et la grâce comme l'ont fait saint Augustin et Pascal, ou la liberté et les passions, comme l'a fait Descartes.


d) Un dualisme psychologique qui consiste à séparer la volonté de l'entendement, comme l'a fait Schopenhauer, ou l'intuition de l'intelligence, comme l'a fait Bergson. »

 

Immanence et Transcendance

(Wiki) « En métaphysique, le transcendant est ce qui est au-delà, ce qui dépasse, surpasse, en étant d'un tout autre ordre. Par exemple, l'esprit transcende la matière.

Le terme est particulièrement utilisé pour discuter la relation de Dieu au monde. La conception d'un Dieu transcendant ne signifie pas qu'il est totalement en dehors et au-delà du monde, ces notions d'en dehors et d'au-delà étant, elles, de ce monde mais bien que sa nature n'est pas limitée à l'en dedans ou l'en deçà et qu'elle les incluent et les dépassent, que Dieu se manifeste ou non. Elle naît de la conception aristotélicienne de Dieu.

À l'inverse, les philosophies de l'immanence, comme le stoïcisme ou le panthéisme de Spinoza maintiennent que Dieu se manifeste dans le monde, et est présent dans celui-ci et dans les choses qui le composent. »

 

 

 

Et voici ensuite une liste de catégories autour desquelles s'est organisé le débat métaphysique dans le monde des religions monothéistes.

Agnosticisme / agnostique

(DRMP) « Le terme agnosticisme a été créé en 1869 par Thomas Huxley, naturaliste anglais (1825-1895) qui s'est inspiré des idées de David Hume et d'Emmanuel Kant. L'agnosticisme est une philosophie qui déclare l'absolu, le divin, la métaphysique, et plus généralement ce qui ne peut être appréhendé par l'expérience, inaccessible à l'esprit humain et à la perception. En conséquence, l'existence de Dieu ne peut être prouvée. L'agnosticisme professe une complète ignorance touchant la nature intime, l'origine et la destinée des choses. C'est une forme de scepticisme appliqué à la métaphysique et à la théologie.
Déjà présent dans la Grèce Antique, l'agnosticisme s'est beaucoup développé aux XVIIIe et XIXe siècles en raison des progrès de la science qui ont fourni des résultats expérimentaux contredisant les dogmes religieux et les textes "sacrés" comme la Bible.
Dieu étant inconnaissable, l'agnostique ne peut se prononcer sur son existence et considère donc qu'il est inutile de lui rendre un culte ou de se soumettre à une morale révélée qu'il aurait dictée aux hommes.
Le bouddhisme et le jaïnisme sont des religions agnostiques. Emmanuel Kant, Auguste Comte (et sa doctrine philosophique le positivisme), William James, Herbert Spencer, les frères Goncourt, Félix Le Dantec, Albert Einstein étaient agnostiques. »

Athéisme / athée

(DRMP) « L'athéisme est une attitude qui consiste à ne pas croire en l'existence de Dieu ou de toute autre divinité.
L'athéisme ne se contente cependant pas de rejeter purement et simplement l'idée de Dieu. Il essaie de comprendre l’origine et l'universalité du phénomène religieux et d’expliquer autrement ce que les religions prétendent éclairer. Les domaines à explorer touchent à de nombreuses sciences humaines : sociologie, psychologie, neurologie, économie, politique...
Dans l'Antiquité, l'athéisme tel qu'on l'entend actuellement était peu connu. Nier l'intervention des dieux dans les affaires humaines pouvait être assimilé à de l'athéisme.
Bien plus tard, la remise en question des croyances en vigueur pouvait être qualifiée également d'athéisme. Pierre Bayle (écrivain français 1646-1707), le premier, défendit que l'athéisme n'était pas pire que l'idolâtrie.
L'athéisme fut souvent confondu par les théologiens avec le déisme, le scepticisme, la libre pensée ou la critique des superstitions. »

 

Déisme / déiste

(DRMP) « Du latin deus, dieu.
Le déisme est la croyance en un dieu unique, suprême, immanent, ordonnateur ou créateur de l'univers, mais qui, contrairement au théisme, n'interagit pas avec le monde et n'intervient pas dans la destinée des hommes. C'est une philosophie sans dogme, ni religion qui rejette toute Révélation divine. Le déiste ressent Dieu de manière intuitive et ne cherche pas à se le représenter. Pour lui, la religion est souvent ramenée à la morale.
Le terme "déiste" est plutôt utilisé dans le langage théologique pour désigner de manière péjorative ou avec mépris ceux qui se disent croyants mais ignorent les prescriptions religieuses et ne pratiquent pas de culte. 
Le déisme s'est développé chez les philosophes des XVIIe et XVIIIe siècles en Angleterre (Herbert von Cherbury, John Toland, Tindall, Thomas Woolston, Anthony Collins) et en France (Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Hugo et même Robespierre avec le culte de l'Etre Suprême).
Pour Emmanuel Kant (1724-1804), le déisme est une théologie rationnelle transcendantale dans laquelle on pense "Dieu d'après des concepts purs et vides d'intuition, comme être premier et cause du monde". »

 

Théisme / théiste

(DRMP) « Le théisme désigne la croyance en un Dieu unique (monothéisme), créateur de l'Univers, dont il est extérieur, mais qui agit sur lui et se manifeste en permanence. Il est généralement décrit de manière humaine, comme une personne animée d'une volonté propre, qui aime, récompense, punit.
La religion chrétienne s'exprime de manière théiste : Dieu y est présenté comme un Etre céleste, qui apprécie les louanges, écoute les confessions, révèle sa volonté et appelle à une vie spirituelle en communion avec lui. »

(Wiki) « Le théisme (du grec theos, dieu) est un terme qui désigne toute croyance ou doctrine qui affirme l'existence d'un Dieu (ou de dieux) et son influence dans l'univers, tant dans sa création que dans son fonctionnement. Selon le théisme religieux, la relation de l'homme avec Dieu passe par des intermédiaires (la religion). Selon le théisme philosophique, Dieu régit l'univers directement. Le théisme est opposé à l'athéisme. Parmi les formes de théisme, on peut citer le panthéisme, le monothéisme et le polythéisme. »

 

Monothéisme / monothéiste

(Wiki) : « Un monothéisme (du grec μονός [monos], « seul, unique » et θεός [theos], « dieu ») est une doctrine religieuse ou philosophique qui affirme l'existence d'un seul Dieu[1] et la transcendance de ce Dieu, distinct du monde[2]. »

 

Mazdéisme, zoroastrisme

Le mazdéisme est une religion de l'ancienne Perse, appelée aussi zoroastrisme. Attestée depuis le 2ème millénaire avant notre ère, elle est l'une des plus anciennes religions.
Les tribus d'une région septentrionale de l'Asie (Aryens) dont elle est issue, se seraient séparées pour s'installer, l'une en Inde qui est à l'origine du védisme en accentuant le polythéisme, l'autre en Iran qui conduisit à l'Avesta, canon des Ecritures mazdéennes après les Révélations du Dieu Mazda au prophète Zarathoustra (Zoroastre).
Le mazdéisme se compose d'un univers hiérarchisé (animaux, hommes divinités), soumis à un souverain unique Ahura Mazda (Ormuzd, le Seigneur sage). Son évolution vers le monothéisme eu pour conséquence l'apparition d'un adversaire au dieu Mazda, Spenta Manyu (Esprit Cruel) aussi puissant que lui, en fit une religion dualiste où les bons vont au ciel et les mauvais en enfer. Ce dualisme ainsi que les prédications de Mani conduisirent le manichéisme, avant un retour au monothéisme où Spenta Manyu (Ahriman) fut subordonné à Mazda.
Quelques communautés d'Iran (Guèbres, plus de 10 000) et d'Inde, notamment à Bombay (Parsis, près de 200 000) pratiquent encore le mazdéisme.


Judaïsme

(DRMP) « Le judaïsme est une religion monothéiste fondée, selon la Bible, par Abraham et devenue celle de l'ancien Israël dont Dieu (Yahvé) aurait fait la Terre Promise. La Loi du judaïsme aurait été révélée à Moïse sur le Sinaï par Dieu qui aurait conclu avec le peuple juif une "alliance" engageant sa loyauté.
Les Israélites croient en l'immortalité de l'âme, au "Jugement Dernier" (où Dieu statue sur le sort de tous les hommes) et attendent la venue du Messie pour instaurer un royaume de paix, d'amour et de droit. Leur relation à Dieu est directe et personnelle. Les principales fêtes religieuses du judaïsme sont le Sabbat (repos sacré le dernier jour de la semaine), la Pâque (en mémoire de la sortie d'Egypte), le Yom Kippour, Rosh Haschana (nouvel an juif)...
Le judaïsme, dont la source est la Bible et en particulier la Torah (le Pentateuque), a été pratiqué sans interruption par les Juifs, en dépit de leur dispersion à travers le monde (Diaspora). Il fut le point de départ du christianisme, dont il se distingue par l'absence de hiérarchie cléricale, ainsi que de l'islam. Les rabbins sont les interprètes des textes et accomplissent les cérémonies religieuses, mais ils n'ont pas de fonction sacrée. Les Juifs sont aujourd'hui une quinzaine de millions dans le monde, essentiellement en Israël, aux Etats-Unis et en Europe. »

 

Christianisme / chrétien

(DRMP) « Le christianisme est une religion missionnaire à vocation universelle s'appuyant sur la reconnaissance dans Jésus de Nazareth, du Christ, c'est-à-dire du Messie annoncé par les prophètes de l'Ancien Testament. Issue du judaïsme, sa doctrine est basée sur l'immortalité de l'âme, la résurrection du corps, l'amour du prochain et le salut rendu possible par la crucifixion de Jésus. Le christianisme s'inspire de la Bible et surtout du Nouveau Testament relatant les enseignements de Jésus. Du 1er au IVe siècle, il se développe sur le pourtour méditerranéen avant de s'étendre à toute l'Europe après la conversion de l'empereur romain Constantin qui lui donne le statut de religion d'état.
Le schisme de 1054 voit la séparation définitive de l'Eglise orthodoxe de celle de Rome. La volonté de l'Eglise catholique d'aller libérer les Lieux saints engendra huit croisades entre 1096 à 1270.
Au XVIe siècle, la Réforme, conduit à un nouveau morcellement du christianisme. En réaction à la corruption et aux abus (Inquisition) de l'Eglise romaine, Martin Luther et Jean Calvin proposèrent une alternative plus proche de la Bible et de sa pratique donnant ainsi naissance à différentes Eglises dites réformées ou protestantes, dont les plus importantes sont la luthérienne et la calviniste. »

 

Islam

(DRMP) « L'Islam est la religion fondée par Mahomet (début du VIIe siècle). L'islam se veut à la fois religion, mode et système de gouvernement et règle de la vie quotidienne. Son fondement est le Coran, livre saint et parole de Dieu révélée à Mahomet, et la Sunna, enseignement et vie du prophète, qui contiennent des éléments de la tradition judéo-chrétienne.

Les cinq piliers de l'Islam sont :
1 - La profession de foi : croyance en Allah, dieu unique et créateur et en Mahomet, son prophète.
2 - La prière canonique, cinq fois par jour et à heure fixe.
3 - Le jeûne de 29 jours pour commémorer le mois du Ramadan au cours duquel fut révélé le Coran.
4 - L'aumône, devenu une «dîme» légale au profit des pauvres.
5 - Le pèlerinage à la Mecque (Hajj ou Hadj), au moins une fois dans sa vie.

Le croyant doit se référer au Coran, adhérer sincèrement à l'Islam, avoir une confiance absolue en Dieu, s'abandonner intégralement à lui et rechercher inlassablement la perfection de son comportement. La loi canonique de l'islam est contenu dans la charia.

L'islam ne se considère pas comme une religion nouvelle. En effet, elle rétablit la Révélation que Dieu avait jadis faite aux prophètes, notamment, le retour de Jésus (reconnu comme prophète) à la fin des temps et son rôle de sauveur au côté de Mohammed.
Il n'y a pas de prêtres, mais des oulémas jurisconsultes, et des imams qui dirigent la prière.

Certains des principes fondamentaux sur lesquels l'Etat islamique doit se référer, sont définis dans le Coran et la Sunna (la Djihad, "guerre sainte" en fait partie), mais sans qu'ils ne prescrivent une forme spéciale de gouvernement.

Les conquêtes arabes ont permis à l'islam de se répandre dans le monde entier. Aujourd'hui, un cinquième des musulmans est de langue arabe; la majorité réside en Indonésie, Pakistan, Inde, Bangladesh, Turquie, Iran, Egypte et Nigeria. Ils se répartissent en deux grands courants : le sunnisme (90%) et le chiisme (10%). »

 

Polythéisme / polythéiste

(DRMP) « Une religion polythéiste est une religion vénérant plusieurs dieux, réunis dans un panthéon, qui dirigent divers aspects du monde et de la vie. Les cultes égyptiens, grecs et romains sont les plus connus. »

 

Panthéisme / panthéiste

(DRMP) « Du grec pan, tous et theos dieux.
Le panthéisme est une doctrine philosophique et métaphysique qui identifie Dieu au monde, à l'univers, selon laquelle il existe dans tout, dans la nature même des choses et des êtres vivants. On dit alors que Dieu est immanent (contenu dans la nature d'un être) par opposition au Dieu transcendant (extérieur au monde) et personnel des grandes religions monothéistes.
On utilise couramment le terme "panthéisme" pour désigner un comportement ou un état d'esprit visant à diviniser la nature. Cette doctrine prend des formes religieuses en Inde et plus philosophiques en Occident avec les stoïciens et Plotin. Spinoza en a construit une théorie logique conduisant à un Dieu impersonnel : "Dieu, c'est-à-dire la nature".
Fichte, Schelling, Haeckel... étaient panthéistes. »

 

Laïcité

(DRMP) « Du grec laikos : peuple.
Dans le langage chrétien, un laïc était au Moyen Age un "baptisé" qui n’appartenait pas au clergé ; de nos jours, c’est une personne chargée de fonctions qui étaient autrefois dévolues au clergé, dans une institution catholique.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, sous la IIIe République, la laïcité est devenue une conception de l’organisation de la société visant à la neutralité réciproque des pouvoirs spirituels et religieux par rapport aux pouvoirs politiques, civils, administratifs. Le but était de lutter contre le cléricalisme, c’est-à-dire l’influence des clergés et des mouvements ou partis religieux sur les affaires publiques. La laïcité est aussi une éthique basée sur la liberté de conscience visant à l’épanouissement de l’homme en tant qu’individu et citoyen.
Concrètement, la laïcité est fondée sur le principe de séparation juridique des Eglises et de l’Etat (loi de 1905 en France), en particulier en matière d’enseignement.

Cette séparation a pour conséquence :

la garantie apportée par l’Etat de la liberté de conscience et du droit de d’exprimer ses convictions (droit de croire ou de ne pas croire, de changer de religion, d’assister ou pas aux cérémonies religieuses).

la neutralité de l’État en matière religieuse. Aucune religion n’est privilégiée; il n'y a pas de hiérarchie entre les croyances ou entre croyance et non-croyance.

La laïcité, en France, s’est mise progressivement en place pendant plus d’un siècle :

1789 : la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen institue la liberté religieuse "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses" (article X)

1791 : la Constitution établit la liberté des cultes et accorde des droits identiques aux religions présentes alors en France : catholique, judaïque et protestante.

1881-1882 : les Lois de Jules Ferry instituent l'école publique gratuite, laïque et obligatoire.

1905 : la Loi de séparation des Églises et de l'Etat : "La République ne reconnaît, ne finance ni ne subventionne aucun culte" (article 2). L’Alsace Moselle, du fait de son rattachement à l’Allemagne lors du vote de cette loi, bénéficie d’un statut dérogatoire, fondé sur le Concordat de 1801 signé par le Consul Napoléon Bonaparte.

1946 : le principe de laïcité est inscrit dans le Préambule de la Constitution.

1959 : la Loi Debré accorde des subventions aux écoles privées qui sont sous contrat avec l’Etat.

1989 : la Loi Jospin de 1989 précise, dans son article 10, que "dans les collèges et les lycées, les élèves disposent, dans le respect du pluralisme et du principe de neutralité, de la liberté d’information et de la liberté d’expression". Cette loi va provoquer l’apparition des foulards islamiques dans les établissements scolaires.

2004 : une loi réglementant le port des signes religieux à l’Ecole est mise en place pour résoudre les conflits liés au port du voile islamique. »