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03/05/2011

Nucléaire : le patronat japonais sans pudeur

LEMONDE.FR avec AFP | 02.05.11 | 20h35 • Mis à jour le 02.05.11 | 21h26

Fukushima : le patronat japonais souhaite que l'Etat indemnise les riverains

Selon M. Hiromasa, "le gouvernement doit continuer à aider Tepco et doit aussi indemniser ces habitants".AFP/ERIC PIERMONT

Se montrant extrêmement critique vis-à-vis de son gouvernement, le chef du patronat japonais, Yonekura Hiromasa, a estimé, lundi 2 mai, qu'il revenait à l'Etat, et non à l'opérateur de Fukushima, d'indemniser les riverains de la centrale nucléaire accidentée lors du séisme et du tsunami du 11 mars.

"Le gouvernement se défausse pour n'assumer aucune responsabilité", a dénoncé le président de la fédération Keidanren dans un entretien accordé à l'AFP, prenant la défense de la société Tokyo Electric Power (Tepco), critiquée pour sa gestion de l'accident nucléaire. "Je critique ouvertement le gouvernement au sujet des indemnisations", a-t-il ajouté.
Selon M. Hiromasa, "le gouvernement doit continuer à aider Tepco et doit aussi indemniser ces habitants". "Ils ont toujours dit que Tepco était responsable de ces indemnisations, mais ce n'est pas vrai au regard de la loi", a-t-il insisté."

Le patronat japonais a le mérite de parler clair, à savoir que les salaires mirobolants et les profits sont pour les patrons et les détenteurs du capital, tandis que les risques, les coûts non prévus doivent être supportés par "le gouvernement", doux euphémisme pour désigner le contribuable, c'est à dire le peuple japonais et les salariés exploités par ces mêmes patrons.

Et dans le même temps les conséquences de Tchernobyl sont aussi assumées dans leurs corps par les peuples ukrainines, russes et bielorusses. Cela n'empêche pas de dormir les experts du Forum Tchernobyl

qui nient toutes conséquences sur la santé de ces populations. 

Et c'est autour d'autres contribuables de payer pour financer le deuxième "sarcophage" qui doit permettre (pour combien de temps ?) de refermer la boite de pandore.

Donc, après la crise financière et maintenant les catastrophes nucléaires,  c'est devenu la règle : le sauvetage des entreprises privées ou publiques ou bien le nettoyage des écuries d'Augias, sont du domaine public et leur coût doit être assuré par le contribuable.

Conseillons à l'Institut Montaigne (le machin de BéBéar, ancien patron d'AXA qui déshonore le nom de Montaigne) d'intégrer cette nouvelle donne dans leur croisade contre l'éolien (et pour le nucléaire), dont l'argument principal est le faible coût du nucléaire par rapport aux énergie renouvelables.

http://www.institutmontaigne.org/eoliennes-2885.html

 

Marx et Keynes, au secours, revenez vite, ils sont devenus fous !

 

28/04/2011

Mais pourquoi tant de saints ?

Après la béatification de Jean-Paul II, on peut se poser la question : Mais pourquoi tant de saints ?

A quoi servent les saints au 21 eme siècle dans un monde où les dogmes de la religion catholique sont de plus en plus méconnus et donc en rapide perte d'influence ?

Il y aurait 7 500 saints, selon les calculs du site français Nominis. Jean-Paul II lui-même n'est pas étrangers à cette inflation qui, durant son pontificat (1978-2005), a fait marcher la fabrique des saints à plein régime : 1 342 bienheureux ont été proclamés et 483 autres ont accédé à la sainteté.

" Ils sont la projection de l'image que l'Eglise veut se donner d'elle-même à un certain moment de son histoire. Chaque béatification est donc à ce titre un acte politique ", explique l'historien italien Roberto Rusconi, auteur de Santo Padre (Viella, 2010, non traduit). Tout commence vraiment à la fin du Moyen Age. Les béatifications et les canonisations, qui étaient jusqu'alors du ressort des évêques, passent peu à peu sous le contrôle de Rome. Au XIIIe siècle, les papes s'accordent définitivement le dernier mot dans les procès en canonisation. " A partir de là, on peut, assure l'historien, parler d'une véritable politique ecclésiale de la sainteté. "

Le Monde du 28 avril 2011

 

C'est dans ce contexte qu'il faut analyser la poursuite du procès en béatification de Pie XII.

Lire à ce propos la voix discordante de Golias, (Cathos de gauche), bien seule à mettre en exergue la signification de ces canonisations.

http://www.golias.fr/article2393.html

http://www.golias-editions.fr/article4922.html

 

 

Et pourquoi ne pas relire le post que j'avais publié l'année dernière :

Rendons aux papes ce qui leur appartient



04/04/2011

La radioactivité pour les nuls

 

Depuis la catastrophe de Fukushima fleurissent dans les journaux des termes mystérieux :

Becquerel, Gray, Sievert ou milli-Sievert, …

 Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'avoue que je ne comprenais rien aux mesures d'irradiations et de contaminations nucléaires.  Comment mesurer  la radioactivité des rejets des réacteurs ou des déchets radioactifs et les impacts sur les êtres vivants ? A l’aide de quels appareils et dans quelles unités ?

  Avant d’écrire cet article, c’était pour moi un mystère. C’est pourtant important. En préparation du débat national qui aura forcément lieu, de façon officielle ou officieuse, et dans la perspective d’un éventuel referendum, il va bien falloir se faire une idée.

 Or, force est de constater que  la désinformation règne.

 D‘un côté, les gouvernements et le lobby pro-nucléaire pratiquent la langue de bois, de l’autre côté les associations anti-nucléaires manquent de pédagogie et de réalisme en minimisant les nuisances ou les difficultés de mise en œuvre des autres formes d’énergie. De plus la cacophonie s’est amplifiée ces dernières années, avec les risques climatiques  liés à l’émission de gaz à effet de serre ; il y a même des écolos pro-nucléaires.

 

Les media, quant à eux,  disent un peu n’importe quoi, par manque de compétence, par manque de recul  ou bien du fait des contraintes de l’information en temps réel.

 

J’avoue que j’ai dû pas mal batailler pour trouver et des réponses claires et tenter de les exprimer simplement. A vous de juger si j'y suis parvenu. Vous trouverez en fin d’article les sources que j’ai utilisées (dont paradoxalement, pas mal de sites officiels). Mais vous pouvez- vous contenter du résumé qui suit :

 


1. Qu'est-ce que la radioactivité ?

 

Les atomes radioactifs

Dans la nature, la plupart des noyaux des atomes (constituant la matière) sont stables.  Les autres, ont des noyaux instables : ils présentent un excès de particules (protons, neutrons, ou les deux) qui les conduit à se transformer (par désintégration) en d’autres noyaux (stables ou non). On dit alors qu’ils sont radioactifs car en se transformant ils émettent des rayonnements ionisants.

La radioactivité est également produite de manière artificielle. En France, les trois quarts de la production d’électricité sont d’origine nucléaire. La radioactivité est aussi utilisée en chimie, biologie (étude des cellules), géologie, archéologie (datation au carbone 14), agriculture, et en médecine (diagnostic et traitement des cancers). Enfin, les utilisations sont multiples dans l’industrie, pour la conservation des aliments (ionisation), le contrôle des soudures en métallurgie, la stérilisation du matériel médical ou la détection des incendies. 

 

Les rayonnements ionisants

Emis ou non par une source radioactive, les rayonnements sont dits ionisants lorsque leur énergie est suffisante pour éjecter un ou plusieurs électrons des atomes de la matière qu’ils rencontrent. Ce phénomène est à l’origine de leurs effets biologiques sur les cellules vivantes dont ils peuvent altérer les structures moléculaires.

 Les rayonnements ionisants se distinguent par leur nature, leur origine et leur énergie. Ils se présentent, soit sous forme de particules tels les rayonnements alpha (α), les rayonnements bêta (β), des neutrons (n) ou des protons (p),  soit sous forme d’ondes électromagnétiques tels les rayons X et gamma (γ) (3).

 Ils se distinguent enfin par leur gamme d’énergie. Par ordre croissant d’énergie, on les classe ainsi : X, γ, β, p, n, α. Leur caractéristique commune est de posséder une énergie suffisante pour arracher des électrons aux  atomes de la matière qu’ils rencontrent. Ces atomes, qui ont perdu ainsi leur neutralité électrique, sont alors qualifiés d’ions. Lorsque ces rayonnements ionisent les atomes des molécules constituant les cellules vivantes, ils y provoquent des altérations pouvant conduire soit à leur destruction soit à des modifications de leur fonctionnement. Ils sont totalement imperceptibles à nos sens.

 

 

2. Comment mesure-t-on la radioactivité ?

 

Les unités de mesures de la radioactivité

Le Becquerel, le Gray, le Sievert sont les trois unités qui mesurent la radioactivité, son énergie et ses effets.

 Le Becquerel (Bq)

Il permet de mesurer le niveau de radioactivité, également appelé activité. Il correspond au nombre d’atomes qui se désintègrent par unité de temps (seconde).

 La dangerosité des rejets ou déchets radioactifs est  mesurée fonction de la masse en Bq /g ou en Bq/kg.

 

Le Gray (Gy)

Il permet de mesurer la quantité d’énergie absorbée (dose absorbée) par de la matière (organisme ou objet) exposée à des rayonnements ionisants. 1 Gray correspond à une énergie absorbée de 1 joule par kilo de matière.

 

Le Sievert (Sv)

Il permet d’évaluer les effets biologiques des rayonnements d’origine naturelle ou artificielle sur l’homme, en fonction du type de rayonnement.

 Pour la relation entre le Sievert et le Gray, voir en fin d'article.

 

Les appareils de mesure

On mesure les Becquerels et les Gray, mais on calcule les Sievert.

 Toutes les méthodes de détection sont fondées sur le fait qu’un rayonnement crée des ionisations (arrachements d’électrons aux atomes) et des excitations (transmission d’une quantité d’énergie aux atomes qui passent ainsi d’un état fondamental à un état excité), et donc laisse une trace au sein même de la matière.

Quel que soit le mode de fonctionnement d’un détecteur et donc le principe sur lequel s’appuie la détection des rayonnements, il est toujours constitué des mêmes éléments : 

·         un capteur au niveau duquel le rayonnement interagit avec la matière ;

·         un système d’amplification qui met en forme et amplifie le signal produit par la sonde ;

·         éventuellement un système de traitement du signal

·         un système d’affichage qui indique :

-  l’intensité du flux de particules : le compteur ;

-  l’énergie des particules : le spectromètre ;

-  la dose absorbée ou le débit de dose absorbée : le dosimètre ou le débitmètre.

 

 

Relations entre les trois unités

Très schématiquement, il est possible de mieux symboliser la relation entre ces trois unités avec l’image suivante : un enfant lance des balles en direction d’un camarade :

BeqGraySiev.jpg

 

Le nombre de balles envoyées par seconde peut se comparer au nombre de particules de rayonnement émises par une source radioactive, c’est-à-dire son activité(Becquerel) ;

Le nombre de balles reçues par son camarade et leur force représentent l'énergie absorbée par Kg (Gray) ;

Les marques laissées sur son corps, selon que les balles sont plus ou moins lourdes et véloces et que les points touchés sont plus ou moins sensibles, sont l’effet produit, et peuvent se comparer à la dose efficace (Sievert).

 

Ce qu'il faut retenir :
1- Les rayonnements radioactifs ou radiations se mesurent en Becquerels
2- La dangerosité des produits radioactifs, des rejets, déchets et autres pollutions se mesurent en rapport avec leur masse en Becqurels par g ou par Kg (par extension on peut aussi le faire par volume : litre ou M3)
3-  Les irradiations (radiations reçues) se mesurent en Gray, qui représente l'énergie reçue par unité de masse Joule par Kg. Mais cette mesure n'est pas significative des effets sur les êtres vivants. Ces effets dépendent en effet de la nature des rayonnements et des organes qui ont été irradiés.
4-  Les effets sur les dellules vivantes se calculent au moyen des doses équivalentes et doses efficaces en fonction des 
Facteurs de nocivité des différents rayonnements et du Facteur de sensibilité à l´irradiation des différents organes.

 


 

Sources

 ·         Le dossier de l’Andra sur les déchets nucléaires
http://www.andra.fr/pages/fr/menu1/les-dechets-radioactifs/la-radioactivite-7.html


 ·         Le dossier du Réseau national de mesures de la radioactivité de l’environnement
http://www.mesure-radioactivite.fr/public/spip.php?rubrique62

http://www.mesure-radioactivite.fr/public/IMG/pdf/plq_asn_grandeurs.pdf

 

·         Pour l’effet sur l’organisme, l’excellent site sur Hiroshima

http://hiroshimabomb.free.fr/effetsorg.html#bq

 

·         Enfin sur les émissions radioactives à Fukushima, cette video de Roland Desbordes, président de la Criirad

http://www.universcience.tv/media/3000/les-emissions-radioactives-de-fukushima.html

 

 

 

Bonus 1 : Niveau d'activité et durée de vie

 

Certains éléments sont très radioactifs (milliards de milliards de becquerels), d'autre ont une faible activité (qui se mesure en milliers de becquerels).

 Par ailleurs, la durée de vie de ces éléments (durée pendant laquelle ils émettent des rayonnements), est très variable, d'un radionucléide à l'autre. On appelle période radioactive le temps au bout duquel une matière radioactive perd naturellement la moitié de sa radioactivité. Ainsi au bout de 10 périodes radioactives, la radioactivité d'un produit est divisée par 1 000.

 Cette période peut aller par exemple d'une fraction de seconde pour le polonium 214 à 4,5 milliards d'années pour l'uranium 238.  

Période.jpg

Courbe de décroissance de la radioactivité : la radioactivité est divisée par quatre après deux périodes, par huit après trois périodes…

 

Quelques exemples d'activités

La période radioactive d'un élément est systématiquement reliée par une fonction inverse de l'activité : plus la période est longue, plus l'activité est faible. Le tableau suivant donne des exemples d'activités pour 1 gramme de matière (Iode 131, Césium 137, Plutonium 239 et Uranium 238).

 

RADIOELEMENT

PERIODE  

ACTIVITE MASSIQUE  

 Iode 131

 8 jours

 4,6 millions de milliards de Bq/g

 Césium 137

 30 ans

 3 200 milliards de Bq/g

 Plutonium 239

 24 000 ans

 23 milliards de Bq/g

 Uranium 238

 4,5 milliards d'années

 12 300 Bq/g  

 

 

Bonus 2 : Les relations entre Gray et Sievert

Pour obtenir la relation entre Gray et Sievert, il est indispensable d'établir la notion de dose : une dose est une grandeur caractérisant l'effet biologique d'une irradiation sur les personnes qui y sont exposées.

 

La dose équivalente

 

Tous les rayonnements n´ont pas les mêmes effets sur l´organisme. La dose équivalente(Ht) traduit le fait que pour un même rayonnement (même nature et même intensité), l'effet sur un organe sera le même. Elle se calcule grâce à la relation :
Ht (Sv) = somme( Wr X Dtr )

Wr est un facteur tenant compte de la nocivité des différents rayons et Dtr est l'énergie déposée par kg de tissu par le rayonnement R (Gray).

Type et gamme d´énergie

Facteurs de pondérations radiologiques Wr

Photons, toutes énergies

1

Electrons et muons, toutes énergies

1

Neutrons, énergie de :       - moins de 10 keV

5

         - plus de 10 à 100 keV

10

                - plus de 100 keV à 2 MeV

20

               - plus de 2 MeV à 20 MeV

10

- plus de 20 MeV

5

Protons, autres que les protons de recul, énergie supérieur à 2 MeV

5

Particules α, fragments de fission, noyaux lourds

20

 Facteur de nocivité des différents rayonnements


Prenons l´exemple d´une victime ayant reçu 0.3 gray de l´explosion d´Hiroshima sous forme de fragment de fission et de neutron de faible énergie (-de 10 KeV). La dose équivalente reçue serai alors égale à 7.5 Sv :
Ht = somme ( Wr X Dtr )
     = 0.3 X 20 + 0.3 X 5
     = 7.5 

 

La dose efficace

   La dose efficace(E) tient compte des différences de sensibilité à l'irradiation des organes par le biais du facteur Wt :
Pour l´organisme, E(Sv) = somme(Wt X Ht) = Ht

car somme Wt est l´ensemble des organes contenus dans un organisme.
Pour calculer l´irradiation subie par un seul organe, on utilise la relation : E(Sv) = Wt X Ht.

Tissu ou organe

Facteurs de ponderations tissulaires Wt

Gonades

0.20

Moelle rouge

0.12

Colon

0.12

Poumons

0.12

Estomac

0.12

Vessie

0.5

Seins

0.5

Foie

0.5

Oesophage

0.5

Thyroïde

0.5

Peau

0.1

Surface des os

0.1

Autres

0.5

 Facteur de sensibilité à l´irradiation des différents organes


Par nature, la dose efficace ne se mesure pas, elle s’obtient par le calcul. Les doses efficaces sont évaluées sur la base de l’activité mesurée dans l’environnement et les effluents liquides et gazeux rejetés par les installations nucléaires en fonctionnement normal.

 En situation accidentelle, les doses sont calculées de la même façon. Lors des rejets, les doses sont évaluées en déterminant la quantité de radioactivité rejetée puis en calculant sa dispersion dans l’atmosphère, à l’aide de modèles mathématiques. Cela permet d’estimer ensuite la quantité de radioactivité inhalé par les personnes en fonction de leur situation géographique. De la quantité de radioactivité inhalée, il est alors possible de déterminer la dose efficace reçue par les personnes, fournissant des "coefficients de dose" par inhalation. En phase accidentelle, il faudra ajouter la dose efficace due à l’exposition externe provenant du panache radioactif et des dépôts de radioactivité dans l’environnement.

En routine ou en phase post-accidentelle, les doses reçues sont également évaluées en considérant l’ingestion éventuelle de produits contaminés. Le calcul des doses doit tenir compte :

- des dépôts sur les denrées consommables,

- des quantités de radioactivité transférées des sols aux plantes ou aux animaux.

Ce calcul nécessite de faire des hypothèses basées sur des enquêtes générales ou spécifiques sur les habitudes alimentaires des populations.  

 

18/01/2011

Combien de civilisations dans la Voie Lactée ?

Comme je l'avais annoncé dans une précédente note, Expériences de pensée, j'aimerais revenir sur le sujet de l'émergence de l'intelligence dans l'univers. En fait, dans la présente note, pour des raisons pragmatiques de dimension de l'espace-temps, je me limiterai à la question de l'émergence de l'intelligence dans la Voie Lactée. (Rappelons que la dimension de la Voie Lactée est de l'ordre de 100 000 années-lumière).
Beaucoup de choses ont été publiées à ce sujet dans la presse et sur le net, ma contribution pourrait être de simplifier, et surtout de mettre l'accent sur quelques points de cette question, notamment en ce qui concerne les rapports de la science et de la philosophie.
Science ? En fait soyons modeste, il ne s'agit pas réellement de science, mais plutôt de spéculations scientifiques.
En effet le débat sur cette question tourne essentiellement autour de 2 principes et d'une équation :
1. Le principe ou le paradoxe de Fermi, qui est plein de bon sens et que l'on peut résumer ainsi :
"Si la vie extra-terrestre intelligente était banale et très répandue dans la Voie Lactée, nous en aurions des preuves manifestes".
Or aujourd'hui malgré nos efforts et nos moyens d'observation qui nous permettent de scruter des galaxies distantes de 13,5 milliards d'années-lumière, il nous faut bien accepter "que le ciel reste désespérément vide".
http://www.exobiologie.fr/index.php/vulgarisation/astrono...
2. Le principe anthropique, à l'opposé, part de la constatation que nous sommes la preuve de l'apparition d'au moins une civilisation intelligente, et donc que la probabilité de l'émergence d'une telle civilisation n'est pas nulle. Mais c'est tout ce que l'on peut en tirer.
La probabilité d'un évènement qui est déjà survenu est de un. Mais le fait qu'il se soit produit une fois n'a aucune conséquence sur sa probabilité de se produire à nouveau.
En résumé, nous sommes là, à observer l'univers. Nous ne pouvons en déduire aucune conséquence sur la probabilité d'un tel fait, mais de ce fait, nous pouvons déduire beaucoup de choses sur la structure d'un univers qui nous a permis d'être là.
3. L'équation de Drake, qui n'est pas à proprement parler une équation mais une formule, permet d'évaluer le nombre de civilisations capables d'émettre à un moment donné des signaux de communication dans notre galaxie, la Voie Lactée.
Cette formule s'exprime sous la forme suivante :
Ncvl = Ne/an x Np/e x Ph x Pi x Pc x Dv
Dans la table suivante figurent les explications sur les divers paramètres de la formule. Leurs valeurs sont aujourd'hui hautement spéculatives, saufs pour les 2 premiers paramètres.
 
Ne/an Nombre de nouvelles étoiles par an dans la Voie Lactée
Np/e Nombre moyen de planètes (y compris les lunes) par étoile
Ph Taux de planètes situées dans la zone permettant l'émergence de la vie
Pv Taux d'apparition effectif de la vie sur ces planètes
Pi Taux d'apparition de "l'intelligence technologique" parmi ces formes de vie
Pc Taux de civilisations intelligentes émettant des signaux dans l'intention de communiquer
Dv Durée de vie des civilisatons communicantes

Ncvl = = Le nombre de civilisations communicantes dans la Voie lactée

 

Les valeurs par défauts, que j'ai programmées sont celles que je crois possibles (elle sont le produit de mon imaginaire). Elles conduisent à Ncvl de 0.15 ce qui est conforme au principe de Fermi.

Libre à vous de rentrer d'autres valeurs et d'indiquer vos résultats et vos spéculations en commentaire.

 

Drake, lui avait spéculé les valeurs suivantes :
Ne/an = 10
Np/E x Ph = 1 (en moyenne 1 planète par étoile est habitable)
Pv = 1 (toutes ces planètes développent de la vie)
Pi = 0.01 (1% deviennent intelligentes)
Pc = 0.01 (1% émettent des signaux)
Dv = 10 000 (la durée de vie d'une civilisation intelligente est de 10 000 ans)

Ce qui conduit à un Ncvl de 10 !

 

A vous de jouer, de noter vos résultats et vos remarques en commentaire !

 

En fait cette formule est très pragmatique : elle pose de façon pratique la question de l'utilité du SETI, le fameux programme d'observation du ciel à la recherche de signaux extra-terrestres.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Search_for_Extra-Terrestrial...

 

 

Mais au delà ce ce petit exercice, beaucoup de questions restent ouvertes et permettent d'exercer notre imagination :
- Qu'est-ce que la vie ? Que pourrait-elle être ailleurs ?
- Qu'est-ce que la vie intelligente ?
- A quoi pourraient ressembler d'autres civilisations ?
- Pourquoi rechercher la vie dans l'espace et la détruire sur Terre ?
- Que faire si nous découvrons ces fameux signaux ?

Beaucoup questions déjà abordées dans 2001, l'Odyssée de l'espace. Ah, ce cher Kubrick !

 

Facebook : du danger d'être ami de Ben Ali

Le Monde du 18 janvier 2011

"L'ancien chef de l'Etat - souvent désigné comme "le dictateur" sur le Net - possédait lui-même deux pages sur Facebook qu'un administarteur zélé a fait disparaître dès l'annonce de sa fuite. "Trop tard, s'esclaffe Khaled. On a copié les 273 000 personnes qui s'y étaient inscrites comme amies du président ...""

Une fois de plus la preuve est donnée que Facebook relève de l'auto-fichage ...

A bon entendeur, salut !

17/01/2011

Rendons aux papes ce qui leur appartient

Mise à jour du 17 janvier 2011

 

Réjouissons-nous !, c'est fait, Benoît XVI a décrété la béatification de Jean-Paul II, ... et poursuit activement l'instruction de celle de Pie XII.

 

"Une forme d'autojustification de la papauté" titre Le Monde du 16-17 janvier 2011.

 Sur les dix derniers papes, seuls trois, Léon XIII, Benoît XV et Pie XI demeurent étrangers, pour des raisons essentiellement politiques à ce concours de glorification. Ralliement au régime républicain pour l'un, opposition à la 1ere guerre mondiale pour le second et signature des accords de Latran avec Mussolini pour le troisième.

 

Et dans Le Point du 4/11/2010, 

 

"Un nouveau pas a été franchi en faveur de la béatification de Pie XII. Après la proclamation par Benoît XVI des "vertus héroïques" d'Eugenio Pacelli en décembre dernier, le Vatican a rendu publique la prière de béatification du souverain pontife décédé en 1958. Rédigé par Don Nicola Bux, membre de Congrégation pour le culte divin, le texte a reçu l'imprimatur du cardinal Bagnasco, président de la Conférence épiscopale italienne. Un petit morceau d'une soutane blanche ayant appartenu à Pie XII a été inséré dans mille exemplaires du document qui ont ainsi valeur de relique. Désormais, il ne manque que la confirmation du miracle attribué à Pie XII - la guérison inexpliquée d'une femme atteinte d'une tumeur maligne - pour qu'il soit déclaré "bienheureux".

Mais un passage de la prière ne va pas manquer d'alimenter les polémiques : "Il a ouvert les bras de Pierre, sans distinction, à toutes les victimes de l'épouvantable tragédie de la Seconde Guerre mondiale." Cette phrase est une provocation pour ceux qui reprochent à Eugenio Pacelli de n'avoir pas protesté lors de la rafle du ghetto de Rome, qui a conduit à la déportation de 1.022 juifs, et de ne pas avoir dénoncé après-guerre la Shoah."

 

Pourquoi les béatifications ?

Une béatification est la déclaration, par décret pontifical, qu'une personne de foi chrétienne a pratiqué les vertus naturelles et chrétiennes de façon exemplaire. La vénération publique de celui ou celle qui est alors appelé Bienheureux(se) est par la suite autorisée, localement ou universellement.

A cette occasion, il n’est pas inutile de revenir sur les décisions et les actions les plus controversées d’un certain nombre de papes et pères de l'église dont la plupart ont été béatifiés ou canonisés.

 

Benoît XVI

Joseph Ratzinger (1927-) élu pape le 19 avril 2005

A levé l'excommunication de l’évêque Williamson, négationniste confirmé de la Shoah.

A relancé le processus de béatification de Pie XII, malgré la controverse sur le silence de ce dernier devant la Shoah, pendant et après la 2eme guerre mondiale. N'a toujours pas ouvert les archives du Vatican concernant cette période

 

Pie IX

Giovanni Maria Mastali Ferretti, évêque d'Imola, né en 1792, élu pape le 16 Juin 1846, décédé le 7 Février 1878.
Béatifié le 3 septembre 2000 par le pape Jean-Paul II

C’est  le Pape du Dogme de l’Immaculée Conception (1854), du Syllabus (1864) et du Concile Vatican I (1869-1870).

En 1866, a signé une instruction du Saint-Office justifiant l'esclavage :« L'esclavage, en lui même, est dans sa nature essentielle pas du tout contraire au droit naturel et divin, et il peut y avoir plusieurs raisons justes d'esclavage, et celles-ci se réfèrent à des théologiens approuvés... Il n'est pas contraire au droit naturel et divin pour un esclave, qu'il soit vendu, acheté, échangé ou donné. »

En 1867, a convoqué le concile Vatican I, qui a proclamé l'infaillibilité du pape.

Le 8 décembre 1854, Pie IX a proclamé, dans sa bulle Ineffabilis Deus, le dogme de l'Immaculée Conception, qui proclame que la bienheureuse Vierge Marie a été exempte du péché originel. (A ne pas confondre avec le dogme de la virginité de Marie). Ce dernier dogme a été proclamé par le 2e concile de Constantinople en 553, par le pape Innocent III lors du 4e concile de Latran en 1215 et par le pape Grégoire X lors du 2e concile de Lyon en 1274.

 

Paul III, Jules III, Marcel II, Paul IV et Pie IV

Concile de Trente (1542-1560)

En réaction à la Réforme protestante, tous ces papes ont convoqué une série de conciles pour confirmer la doctrine du péché originel, que l'on doit à Saint Augustin,  de l’autorité de la Bible spécifique au catholicisme romain et confirmer les sept sacrements, le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation.

En 1563, le Saint Siège, sous la conduite de Paul IV, décrète que la lecture de certains livres doit être interdite. Cette interdiction concerne les livres hérétiques, obscènes et de sorcellerie. Ils sont alors répertoriés dans un catalogue appelé " Index Librorum Prohibitorum".

En 1948, la 32e et dernière édition contenait quatre mille titres censurés pour des raisons diverses : hérésie, immoralité, licence sexuelle, politiquement incorrect, etc. On y trouvait des écrivains et des philosophes connus tels que Diderot, Pascal, Rousseau, Descartes, Laurence Sterne, Voltaire, Daniel Defoe, Balzac, Larousse pour son dictionnaire du XIXe siècle.

 

Clément VIII

Le 20 janvier 1600, Clément VIII ordonna au tribunal de l'Inquisition de juger Giordano Bruno qui le déclara hérétique et qui, « devant son extrême et résolue défense », le condamna à être brûlé sur le bûcher au Campo de' Fiori.

Clément VIII prit également des mesures hostiles aux Juifs, leur interdisant les activités commerciales dans l'enclave papale d'Avignon, et renouvelant l'interdiction pour les Juifs de s'installer en dehors du ghetto de Rome.

 

Innocent III, Grégoire IX, Benoît XII, Jean XXII

L'Inquisition médiévale est introduite devant les tribunaux ecclésiastiques par le pape Innocent III en 1199. En février 1231, Grégoire IX publie la constitution Excommunicamus, qui prescrit la détention à vie pour les hérétiques repentis et la peine de mort pour les hérétiques obstinés

De 1250 à 1257, l'Inquisition met fin à l'hérésie cathare, non sans douleur : elle brûle 21 personnes et en condamne 239 au « mur étroit » (détention avec port d'entraves, au pain et à l'eau). Le dernier éclat de violence a lieu dans la cité-État de Sirmione, en Lombardie, accusée en 1273 de cacher un évêque cathare : deux cents de ses habitants sont envoyés au bûcher par les autorités civiles. Un des derniers bûchers pour hérésie est celui de Pierre Autier, brûlé en 1310. Les derniers croyants, comme le berger Peire Maury de Montaillou, seront mis au « mur étroit » en 1318 par l'évêque inquisiteur cistercien Jacques Fournier, futur pape Benoît XII.

Un peu plus tard, les prérogatives de l'Inquisition s'élargissent. Outre les cathares et les vaudois, elle est appelée à combattre des éléments de plus en plus divers : l'apostasie de juifs et musulmans convertis ou encore la sorcellerie, laquelle leur est assignée formellement en 1261 par Jean XXII.

 

 

Grégoire VII

C'est lui qui a imposé le célibat des prêtres. Suite à un concile tenu à Rome en 1074, une bulle papale de Grégoire VII oblige les prêtres au célibat. Le pape veut imposer le célibat au clergé pour des raisons politiques et économiques., dans le cadre de sa lutte contre la simonie (l’achat et la vente de biens spirituels, et des charges ecclésiastiques)

Les prêtres mariés étaient, en effet, tentés de s'enrichir et de constituer une rente au profit de leurs descendants, privant ainsi l'Église de moyens matériels considérables.

 

 

 

Pierre Chrysologue, Eusèbe de Césarée, Grégoire de Nazianze, Grégoire de Nysse, Jean Chrysostome, Astérios d'Amasée et Méliton de Sardes

Le peuple déicide est une expression polémique désignant autrefois le peuple juif, en opposition avec le peuple de Dieu, qui est le nom donné à l'Église chrétienne. Le terme « déicide », dont le premier utilisateur paraît être Pierre Chrysologue, signifie le meurtre de Dieu, c'est-à-dire la crucifixion du Christ selon le point de vue chrétien.

Cette expression constitue l'un des fondements historiques de l'antisémitisme chrétien.

Elle s'appuie sur plusieurs passages du Nouveau Testament, notamment dans les Épîtres de Paul, et reprend l'accusation lancée par Méliton de Sardes dans son Sermon de Pâques ainsi que par Grégoire de Nazianze et Jean Chrysostome, entre autres : les Juifs seraient les « meurtriers de Dieu » et porteraient la culpabilité de la crucifixion

Jules Isaac, dans "L'Enseignement du mépris" (1962) déclare « il y a un antisémitisme chrétien. Toujours vivace et virulent. En étendue, en profondeur. Conscient ou subconscient. [...] Dans leur grande majorité les chrétiens – ou reconnus comme tels – sont antisémites. Car même chez les meilleurs [chrétiens], ceux-là même qui ont engagé contre l'antisémitisme nazi le plus généreux combat, il est aisé de relever les traces d'un antisémitisme en quelque sorte subconscient. »

Il cite l' Epitre dite de Barnabé (Ier siècle), le Dialogue avec Tryphon de Justin Martyr (IIe siècle), ou encore l'un des plus anciens évangiles apocryphes, l' Evangile de Pierre, qui ne met en oeuvre que les juifs dans la crucifixion. Jules Isaac va encore citer le pape Eusèbe, Saint Grégoire de Nysse, Saint Jean Chrysostome, et Saint Augustin qui portent tous, dès le début de l'ère chrétienne, la culpabilité de la crucifixion sur le peuple juif.



Urbain II (béatifié), Jean VIII, Calixte II, Grégoire VIII, Innocent III, Pélage Galvani, Grégoire IX, Innocent IV

Les croisades du Moyen Âge sont des pèlerinages armés prêchés par les papes. De 1095 à 1229, les papes cités ci-dessus ont été à l'origine de 6 croisades.

Bernard de Clairvaux, un des grands personnages de l'Occident chrétien et un conseiller écouté des papes, a prêché la seconde croisade (1146-1149). Canonisé le 18 janvier 1174 par Alexandre III, Bernard de Clairvaux a été déclaré docteur de l'Église par Pie VIII en 1830.

 

 

Augustin d’Hippone (canonisé)

Né à Thagaste (actuelle Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 et mort le 28 août 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie).

Absente dans la Bible, la notion de péché originel apparaît en fait sous la plume de saint Augustin.

Pour saint Augustin, chaque être humain est foncièrement à l'état de nature, pécheur. C'est pour cela que le baptême est indispensable dès le commencement de la vie. De ce fait, seule une personne baptisée peut espérer la rédemption, car le baptême marque l'adhésion à la foi chrétienne mais également l'acceptation par l'homme qu'il est pécheur, et par là le passage de son état naturel corrompu à la vie surnaturelle. Saint Augustin reprend les idées de saint Paul sur ce point, et d'ailleurs si le principe de l'esclavage ne fut pas remis en question dans l' Empire romain chrétien, saint Augustin considéra que les hommes étaient de toute façon moralement esclaves envers Dieu, à cause de leurs péchés.

 

 

Paul de Tharse (canonisé)

Né v. 10 à Tarse, en Cilicie (auj. İçe, en Turquie) – mort v. 65 à Rome.

C’est Paul de Tarse (Saint Paul) qui a lancé l’idée que le Christ s’est incarné et a subi le supplice de la croix, pour que Dieu le Père pardonne le péché commis par Adam et Ève, un péché qui a scellé le sort de l’Humanité entière : l’expulsion de l’Éden, la transmission de ce péché à tous les hommes, la condition d’être mortel, les souffrances de l’accouchement, la domination de la femme par l’homme, l’obligation de travailler, la honte de la nudité.

La personnalité et le rôle de Paul de Tarse seront déterminants dans le positionnement de la chrétienté envers la sexualité, le rôle de la femme, du couple et l’organisation familiale. Repris par l’empire romain, ce système de valeurs fut utile à son unité et à son expansion. Le monothéisme avait des vertus d’ordre, d’unité et de reconnaissance de l’autorité.

« Que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leur mari à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l'Église » (1 Co 14, 34) ; « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ » (1 Co 11, 2-16). « Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari » (1 Co 7, 3).

 


15/01/2011

Lettre à une croyante dans le Un, le Tout et le Rien

 

Je te souhaite une très bonne année, sous le signe de la liberté et du scepticisme.
 
Mais le Un, le Tout et le Rien, tes sages indiens ne sont pas les premiers à écrire des milliers de pages sur le sujet. Plotin, dans notre culture judeo-chrétienne  en a été un des spécialistes. Plotin a été un fondateur du néo-platonisme sur lequel s'est bâti le Christianisme.
 
"L'Un est le principe suprême pour Plotin : cela signifie qu'il contient en lui-même sa propre raison d'être, qu'il n'a besoin d'aucun autre principe d'ordre supérieur pour « exister ». Il est absolument transcendant, à tel point qu'il n'est pas possible de dire ce qu'il est. Il ne se laisse déterminer par aucune catégorie existante ; il n'est même pas à proprement parler. Cet Un qui ne contient pas l'être est pur non-être, non pas par défaut, mais par éminence. Il est assimilé au Bien, par Plotin qui reprend, pour expliquer sa fonction, l'image du Soleil dans la République de Platon. L'Un précède tous les existants, il est leur condition de possibilité, il est leur source. Il ne contient en lui aucune multiplicité, aucune altérité, aucune division et il n'est pas sujet au changement ; il est entièrement Un."
Extrait de Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Plotin
 
Tu sais que je suis assez direct, je ne te cacherai pas que pour moi, ce genre de discours est totalement vain, il est proche d'une discussion sur le sexe des anges. Ecrire des milliers de pages sur un principe dont on déclare a priori qu'il est transcendant et qu'on ne peut rien en dire, j'avoue que cela me dépasse !
 
Je crois à l'mmanence et tout ce qui relève de la transcendance me laisse sceptique. Libre à chacun de développer ses croyances, mais en ayant la sagesse de dire : "je crois que " ou bien c'est "ma vérité", et en la gardant pour soi.
 
Je suis attérré par la montée des fondamentalismes et des superstitions qui prospèrent joyeusement à l'ombre de toutes les religions. Je me méfie de tous les gens qui se mettent à genoux d'abord devant Dieu puis devant ses prêtres et ses Gurus.
 
Et je ne parle pas de toutes les croyances dans les pseudo-sciences, les pseudo-médecines, les phénomènes paranormaux et autres joyeusetés qui relèvent de la pensée magique : je crois que tout cela relève de la fuite, de la peur de faire face à la réalité, de la peur de la mort (ah, ce cher Freud) et du besoin de s'en remettre à des prêtres, des mages, des papes, des béatifiés, des saints, des brahmanes, des druides, des imams, des rabbins, des chamanes, des gourous, des faiseurs de miracles, des charlatans, puis des guides, des leaders et des führers, ....
 
Pourquoi ne pas essayer de penser par nous-mêmes ?
 
Il est toujours temps de relire le discours de la servitude volontaire de La Boétie, où il est écrit notamment :
"Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libre !".
C'était vrai sur le plan de la servitude des corps du temps de La Boétie, aujourd'hui cela est encore plus vrai sur le plan de la servitude de l'esprit et de la pensée.

 

03/01/2011

Pour bien commencer 2011


 exo.jpg
En 2010, on a découvert :
 - 80 exo-planètes supplémentaires
 - que certaines bactéries pouvaient remplacer le phospore par l'arsenic (à confirmer)
 - que des galaxies sont situées à 14 milliards d'années-lumière
  - que nous n'étions toujours pas le centre de l'univers.
...
...


 
terre.jpg
Mais on a aussi compris
- qu'aller sur la lune était trop coûteux
 - qu'il n' y a, à ce jour, qu'une planète habitable connue
- que nous ne sommes pas près d'en découvrir une autre vers laquelle nous pourrions nous échapper
 - et donc qu'il nous faut conciler nos rêves et les moyens de les réaliser. 
 ...
 ...
 
 
Je vous souhaite une excellente année 2011, beaucoup de rêves et la forte envie d'en réaliser quelques uns.
 
Et pourquoi ne pas débuter cette année en calculant notre empreinte écologique ?
.
A ce propos en parcourant ces tests d'empreinte écologique, j'ai trouvé qu'ils étaient souvent très naïfs et approximatifs et visaient plus à une prise de conscience qu'à la réelle mesure de notre empreinte. Par exemple, la consommation des ampoules électriques est quand même relativement négligeable par rapport au chauffage ou à la climatisation d'une maison mal isolée.

Il me semble qu'il serait plus facile de calculer une telle empreinte annuelle par foyer en mesurant
- la consommation en Kwh électrique, en m3 de gaz, en litres de gasoil, en stères de bois
- le nombre de km parcouru en auto (et par type de véhicule), en train et en avion
- le poids des consommations les plus coûteuses en protéine (viande rouge, viande blanche, charcuterie, poisson, ...).
En divisant par le nombre moyen de personne dans le foyer, on aurait l'empreinte par personne.
Pour en savoir plus sur l'empreinte écologique :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Empreinte_%C3%A9cologique#Em...