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04/01/2013

2013 : du boson de Higgs aux gravitons

En2012,
Nous, êtres humains, avons découvert le boson de Higgs

 

Nous pourrions donc commencer 2013 par le chant des gravitons,

Nous, modestes gravitons,
Sans répit nous gigotons
Pour que ta planète évite
D’oublier qu’elle gravite
Autour de l’astre Soleil
Et qu’il demeure en éveil,
Guide et pivot de la ronde
Qu’avec tout son petit monde
(Terre, Jupiter, Vénus,
Pluton, Neptune, Uranus,
Saturne, Mars et Mercure)
À travers la nue obscure
Il mène, ainsi balançant
L’effet de cinquante, cent,
Mille, dix mille, innombrables
Autres systèmes semblables.
Cependant nous orchestrons,
Mieux que dans les synchrotrons
Occupés du minuscule,
Ce bal géant qui circule
En valsant par l’infini
Dancing. Ni le proton ni
Le gluon qui nous copie
(Sinon, le quark en charpie
Tomberait) ni l’électron
Quelque jour n’égaleront
Notre tâche en importance.
On dit que notre existence
Resterait à démontrer.
Ce sont propos d’illettré.
Tel autre, plus équivoque
Ou perfide, nous provoque :
« Qui vous meut, ô gravitons ?
— Mais vous, et vos dubitons ? »
Que ce railleur se rencogne
Sans troubler notre besogne,
Nous qui sommes le ciment
Éthéré du firmament,
le fil vibrant de la toile
Qui réunit chaque étoile
Aux autres, et les amas
entre eux, navires sans mâts
Qui vers l’inconnu font voile

 

Jacques Réda, La Physique amusante, Gallimard, 2009

16/05/2011

2001, l’odyssée de l’espace

Mise à jour du 16 mai 2011

A ne pas manquer : l'expo Kubrick à la cinémathèque, jusqu'au 31 juillet 2011 :

http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/kubrick/

 

 

2001 : A Space Odyssey

Compte tenu des thèmes abordés, je ne pouvais pas ne pas parler de 2001. Tout y est : animalité, évolution, outils, machines, espace, devenir de l'homme, communication, mystère de l'extra-terrestre.

 

2001_A_Space_odyssey-b6750.gif

« 40 ans après sa sortie, regarder 2001 reste une expérience hors du commun. Ce film reste unique dans l’histoire du cinéma et c’est sans doute avec le recul que l’on mesure le mieux sa force, sa personnalité, son audace.

Ces longs plans presque oniriques seraient inconcevables aujourd’hui, même pour Kubrick, mais en cette fin des années 60 où l’homme partait à la conquête de la lune, ces images avaient un effet d’électrochoc.

Nul besoin de parler de la force du scénario (basé sur une nouvelle d’Arthur C. Clarke “La sentinelle”), l’homme en quête de ses origines, l’interprétation de la fin restant libre, toujours ouverte. “2001″ est un film très méticuleux, où Stanley Kubrick a soigné tous les détails dans le but de créer une vision réaliste du futur de la technologie.

La symbiose qu’il parvient à créer entre les images et la musique est particulièrement remarquable, une harmonie assez rare au cinéma. Le lever de soleil du début du film et la vision de la station orbitale sur fond de musique de Strauss font partie des plus beaux plans du cinéma, et des plus magiques.

La lenteur du film pourra surprendre les spectateurs habitués aux films modernes de science-fiction. Pour l’apprécier, il suffit de se laisser submerger, de s’immerger dans ces images fabuleuses. 2001 est avant tout un film pour rêver. »

Extraits de http://films.blog.lemonde.fr/2007/02/06/2001-odyssee-espa...

 

 

 

2001grand.jpg

"J'ai essayé de créer une expérience visuelle, qui contourne l'entendement et ses constructions verbales, pour pénétrer directement l'inconscient avec son contenu émotionnel et philosophique. J'ai voulu que le film soit une expérience intensément subjective qui atteigne le spectateur à un niveau profond de conscience, juste comme la musique ; "expliquer" une symphonie de Beethoven, ce serait l'émasculer en érigeant une barrière artificielle entre la conception et l'appréciation. Vous êtes libre de spéculer à votre gré sur la signification philosophique et allégorique du film, mais je ne veux pas établir une carte routière verbale pour 2001 que tout spectateur se sentirait obligé de suivre sous peine de passer à côté de l'essentiel", Stanley Kubrick.

 

 


A sa sortie et même de nos jours, le film ne fait pas l'unanimité : certains le trouvent prétentieux et incompréhensible. L'histoire peut en effet en décontenancer plus d'un : le "trip" final dans lequel le dernier astronaute voyage dans l'espace aux couleurs psychédéliques, entre dans une chambre à coucher du XVIIIe siècle de style français, revit son existence avant de se retrouver à l'état de vieillard et meurt... pour se transformer en fœtus, à de quoi surprendre! Le film est une pure merveille visuelle et a pour principale qualité d'innover totalement : l'espace est filmé dans un silence mystique. Peu de scènes comportent des dialogues. Il ne s'agit donc pas d'une histoire linéaire, mais aucun de ces détracteurs ne peut nier l'influence sur toutes les histoires spatiales qui ont suivi dans les films de science-fiction.

C’est un film de rupture : ellipse des millions d’années qui séparent un os tournoyant dans le ciel d’un vaisseau spatial en rotation. C’est un film de symboles qui tournent autour de la vie, de l’intelligence, de la communication, de l’évolution, de l'ensemencement. La gamète monolithe vient féconder la Terre. Même symbole dans la rencontre Vaisseau - satellite.

C’est un film de réflexion sur les diverses formes d'intelligence et sur la communication ou l’incommunication entre ces diverses formes d’intelligences (Parano de HAL, inexistence de la communication avec l’intelligence extra-terrestre).

C’est une expérience esthétique, à la fois une fresque qui concerne l’humanité dans son ensemble, un documentaire scientifique sur la vie de l’homme dans l’espace et un poème visuel

 

 

Le film est divisé en quatre parties distinctes racontant chacune une étape bien précise de l'évolution de l'homme et de ses liens avec l'outil / la machine.
- L’aube de l’humanité
- La sentinellle sur la lune

- Mission Jupiter

- Au-delà de Jupiter (de l’infini)

 

singe-monolithe.pngLa première partie du film se situe à "l'Aube du temps : une bande d’Homo Sapiens lutte pour l’eau et la nourriture. Leur contact avec un monolithe d’origine extra-terrestre va ensemencer leur intelligence et démarrer leur évolution. C'est l'apprentissage de l'outil.

 

 

 

2001_space_station_02.jpgLa deuxième partie du film se situe en l'an 2000. L'homme est alors civilisé et moderne et  tente d'apprivoser la vie dans l'espace. Une anomalie dans le champ magnétique de la Lune, l'amène à découvrir le 2eme monolithe qui pointe mystérieusement vers un satellite de Jupiter. C'est l'apprentissage de l'espace.

 

 

2001_a_space_odyssey_hello_dave.jpgLa troisième partie se passe en 2001 et problématise l'importance de la machine dans la vie de l'homme. En effet, deux astronautes, Bowman et Poole, et trois scientifiques tenus en hibernation par l'ordinateur ultra puissant Hall 9000, partent en mission vers Jupiter. Mais HAL manifeste sa volonté de puissance (il s'estime seul capable de mener à bien la mission) et sa paranoïa (il se débarasse de tout obstacle à son dessein).
La bataille de la machine contre l'homme a commencé, l'homme vient en quelque sorte de symboliquement mettre fin à son évolution. Il doit donc faire face à sa propre mort. C'est l'apprentissage de la mort.

 

 

 

 

 

2001-foetus.jpgLa quatrième et dernière partie du film est beaucoup plus difficile à interpréter. Il faut lire 2001 : A Space Odyssey, 1968, le roman écrit en 1968 par Arthur C. Clarke pour comprendre qu’est décrit lans cette dernière partie le voyage de Bowman dans l’espace-temps et sa dématérialisation progressive pour rejoindre l’état de pur esprit qui caractérise le monde extra-terrestre qui veille sur le cosmos. C'est en quelque sorte une re-naissance (symbolisée par la scène du foetus). C'est l'apprentissage de l'abandon du corps.

 


La force de 20001 est de confronter notre civilisation à une autre en préservant le mystère de cette rencontre. La structure en quatre parties est clairement scénarisée. Quatre apparitions du monolithe, quatre héros (primate, savant, ordinateur, fœtus en voie de transformation extra-terrestre) mais surtout les mêmes leitmotivs qui assurent la continuité de l'évolution humaine, la permanence sous les variations de la civilisation :

2001_space_odyssey_fg2b.jpg- Animalité primitive
- naissance de l’homme
- mort de l'homme
- émergence du surhomme, qui, au moins dans le livre de Clarke, est destiné à rejoindre la communauté des extraterrestres.

 

 

 

Scénario
Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick, d’après une nouvelle d’A. C. Clarke

Directeur de la photographie
Geoffrey Unsworth (Cinérama, super pana-vision)

Montage
Ray Lovejoy

Musique
Richard Strauss : ouverture de Ainsi parlait ZarathoustraJohann
Strauss fils : Le Beau Danube bleu
György Ligeti : extraits de Requiem, Lux Aeterna, Atmosphères et Adventures
Aram Khatchaturian : extrait de la suite de ballet Gayane

Production
Metro-Goldwyn-Mayer, Stanley Kubrick, Polaris

Avec
Keir Dullea (Bowman), Gary Lockwood (Franck Poole), William Sylvester (Dr Floyd)

 

 

Bibliographie
2001 : A Space Odyssey, 1968 (2001, l’Odyssée de l’espace), est un roman de science-fiction écrit en 1968 par Arthur C. Clarke parallèlement au tournage du film de Stanley Kubrick, 2001, l'Odyssée de l'espace. L'histoire est basée sur plusieurs nouvelles d'Arthur C. Clarke (notamment La Sentinelle - 1951).

2010 : Odyssey Two, 1982 (2010, Odyssée deux). Le livre eut une suite en 1982, intitulée

2010 : Odyssée deux (adaptée au cinéma en 1984 sous le titre 2010 : L'Année du premier contact, qui donne une réponse à certaines des interrogations que le film pouvait laisser, suivie de

2061 : Odyssée trois (1988) et de

3001 : L'Odyssée finale (1997).

Kubrick de Michel Ciment, Calman-Levy, 1980

 

     

 

09/02/2011

Transformons l'équation de Drake!

Même si de nombreuses civilisations avaient surgi dans la Voie Lactée, elles resteraient désespérément isolées, faute de pouvoir communiquer entre elles. 

 C'est la conclusion que l'on peut retenir après une transformation sévère de "l'équation de Drake".

Rappelons que "l'équation de Drake" a pour objectif d'évaluer "le nombre de civilisations avec lesquelles nous pourrions communiquer dans notre galaxie".

 

Critique de « l’équation de Drake »

Comme je l'ai mentionné dans mon précédent article sur ce sujet, ce n'est pas une équation mais une formule et elle ne relève pas de la science dure, mais plutôt de spéculations sur l'émergence de la vie dans la Voie Lactée.

Il faut donc prendre cette formule comme une investigation pifométrique permettant de réfléchir sur les ordres de grandeur de paramètres concernant :
- la formation de planètes habitables dans la Voie Lactée
- l'émergence  sur ces planètes de civilisations capables de communiquer
- et notre capacité à détecter les signaux, les traces, en un mot les preuves manifestes de leur existence.

Et c'est là que repose la première faiblesse de la formule de Drake : elle n’explicite pas clairement ce qu’elle entend par « capables de communiquer ». Pour communiquer, il faut être deux : l’émetteur et le récepteur et préciser la nature de l’émission et de la réception (quel support, quel contenu, émission volontaire ou non, directe ou indirecte, temporalité, …). De nombreuses autres faiblesses ont été relevées par divers auteurs, notamment sur l'absence de limite à la durée d'une civilisation, sur la linéarité de la formation de planètes telluriques, ...

Il suffit de parcourir les diverses versions de "l'équation de Drake" sur Internet pour voir à quel point ces paramètres sont mal définis :

Wikipedia : "nombre de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec lesquelles nous pourrions entrer en contact."

Observatoire de Paris : "nombre de civilisations avec lesquelles nous pourrions communiquer aujourd'hui"

Futura Sciences : "nombre de civilisations avec lesquelles nous pourrions communiquer dans la galaxie"

Interkeltia : "nombre N de civilisations, observables depuis la Terre, qui existent dans notre galaxie, la Voie Lactée"

Comité de liaison es enseignants astronomes : "nombre de civilisations capables de communiquer dans la galaxie"

Société française d'exobiologie : "nombre de civilisations présentes en ce moment dans notre Galaxie"

Les Confins : "nombre de civilisations évoluées (formées d’êtres conscients capables de communiquer) dans la Voie lactée."

Les autres faiblesses de "l'équation de Drake" se situent dans l'absence d'évaluation de notre capacité à détecter ces fameux signaux. En effet, pour communiquer, il faut être deux et se rencontrer dans le temps, dans l'espace et dans la compréhension.

 



Archéologie des civilisations de la galaxie

Il faut, à mon avis, remplacer la formule de Drake par un calcul en deux étapes.

1. Evaluer le nombre de civilisations pouvant avoir laissé des traces détectables, des vestiges, depuis l’origine de la Voie Lactée.

2. Evaluer notre capacité à découvrir ces vestiges en fonction des technologies et des méthodes utilisées.

Chaque évaluation doit être affectée d'une évaluation basse, haute et typique.

 

 

D’où les formules de Marto

 

Ncvl = Ne x Np/e x Ph x Pv x Pi          [FM1]

Ncvl : Nombre de civilisations ayant probablement émergé dans la Voie Lactée

Ne : Nombre d'étoiles ayant existé dans la Voie Lactée pendant au moins 4 milliards d'années

Np/e : Nombre moyen de planètes (y compris les lunes) par étoile

Ph : Probabilité pour ces planètes de réunir les conditions permettant l'émergence de la vie (composition, présence d'eau liquide, énergie, rayonnements, ....)

Pv : Probabilité d'apparition effective de la vie sur ces planètes

Pi : Probabilité d'apparition de "l'intelligence technologique" parmi ces formes de vie



Nobs = Ncvl x Pt x Ps x Pcc                [FM2a]

Nobs : Nombre de civilisations dont nous sommes capables de détecter les vestiges

Ncvl : Nombre de civilisation ayant probablement émergé dans la Voie Lactée (calculé par FM1)

Pt : Probabilité d'observabilité dans le temps

Ps : Probabilité d'observabilité dans l'espace

Pcc : Probabilité de cohérence de communication entre 2 civilisations

 

Ce qui mène à

Nobs = Ncvl x Dvv/Dvvl  x Lo2/Lvl2 x Pcc  [FM2b]

Dvv : Durée de vie des vestiges observables

Dvvl : Durée de vie de la Voie Lactée

Lo : Distance de l'horizon observable

Lvl : Dimension de la Voie Lactée : en fait, je retiendrai plutôt son rayon, pour tenir compte du fait que nous sommes à 28 000 année-lumière de son centre autour duquel est concentré une bonne partie des étoiles de la Voie Lactée

 

En effet 

Pt = min [1, (Dvv + Do)/Dvvl]

Do : Durée d'observation

Do est pour l'instant négligeable par rapport à Dvv, on peut approximer par :

Pt = Dvv/Dvvl

Et

Ps = Lo2/Lvl2

si on considère que le nombre d'étoiles observables dans la Voie Lactée décroît comme le carré de la distance. (la VL est plate).

J'ai codé ces formules dans les formulaires ci-dessous. Donc maintenant, c'est à vous de jouer ! Vous pouvez entrer vos valeurs préférées et calculer en deux temps Ncvl et Nobs.

Comme à l'habitude j'ai mis par défaut les valeurs que je crois probables, ou au moins possible, mais il est vrai que pour ce qui concerne l'émergence de la vie, c'est du domaine de la boule de cristal.

Ne Nombre d'étoiles ayant existé dans la Voie Lactée pendant au moins 4 milliards d'année
Np/e Nombre moyen de planètes (y compris les lunes) par étoile
Ph Probabilité pour ces planètes d'être situées dans la zone permettant l'émergence de la vie
Pv Probabiblité d'apparition effectif de la vie sur ces planètes
Pi Probabilité d'apparition de "l'intelligence technologique" parmi ces formes de vie

Ncvl = = Le nombre de civilisations ayant laissé des traces dans la Voie lactée

 

 

 

Dvv La durée de vie des vestiges observables
Lo Distance de l'horizon observable
Pcc Probabilité de cohérence de communication

Nobs = = Le nombre de civilisations observables dans la Voie lactée

 

Vous pouvez aussi utiliser la feuille Excel jointe:

Ncvl-Ncvlobs.xls

 

Quelques commentaires sur les valeurs proposées

Ne : j'ai calculé le nombre d'étoiles ayant existé dans la Voie Lactée en prenant les hypothèses suivantes :
Taux de formation actuel : 20 étoiles par an
Taux de formation initial :  200 étoiles par an
J'ai considéré la variation de ce taux comme une fonction en 1/t

Cela donne environ 700 milliards d'étoiles ayant existé aujourd'hui et 600 milliards d'étoiles agées + de 4 milliards d'années (pour laisser à la vie le temps d'émerger).

Np/e : Au pif, et en prenant l'exemple de la Terre, j'ai pris 100 planètes + lunes par étoile. Il faut en effet prendre en compte les satellites des planètes gazeuses capables d'accueillir une forme de vie (ex : Encelade). 

Ph : De nouveau l'exemple de la Terre mène à Np/e x Ph = 2 ou 3. Donc Ph serait de l'ordre de 1 %. Ce choix est très naïf. Il faudrait en effet considérer que Ph est une fonction dépendante du temps (formation progressive des éléments lourds, notamment du fer, nécessaires à la formation de planètes telluriques, qui seules peuvent supporter la vie). Je retiens donc 0,1 %.

Pv et Pi : Boule de cristal, ce sont les 2 paramètres les plus difficiles à cerner. J'ai choisi une probabilité de 1/100 000 pour chacun de ces paramètres, ... .

 

Tous les paramètres qui suivent sont dépendants des technologies d'observation (basées aujourd'hui sur les photons et plus précisément sur les ondes radios en ce qui concerne SETI). Si d'autres technologies sont utilisées un jour (neutrinos, ....), elles changeront complètement les jeux de valeurs de ces paramètres.

Dvv : boule de cristal, cela peut être le temps d'émission d'un signal, ou la durée de vie d'artefacts observables depuis la Terre. J'ai choisi 10 000 ans, car pour l'instant on essaie de capter des ondes radio, enfin des photons sous diverses formes, ...

Dvvl : entre 14 et 15 milliards d'années. En fait, j'ai pris 10 milliards d'années en tenant compte des 4 milliards d'années nécessaire à l'émergence de la vie.

Rappelons quelques données sur la Voie Lactée : âgée de près de 15 milliards d'années, contenant entre 200 et 400 milliards d'étoiles, elle a pour diamètre 100 000 année-lumière et une épaisseur de 700 année-lumière au niveau du soleil, qui lui, est situé à 28 000 année-lumière de son centre.

Lo : horizon observable à l'aide de nos technologies : il est situé aujourd'hui à environ 20 000 année-lumière pour la détection d'exo-planètes, donc bien inférieur pour la détection des vestiges de civilisations sur ces planètes

Lvl : comme expliqué plus haut, rayon de la VL, donc environ 50 000 année-lumière

Pcc : boule de cristal, ce paramètre a pour objet de mesurer le recouvrement des technologies entre émetteur et récepteur et des logiques qui leur permettraient de s'envoyer des signatures.

 

 

En conclusion : même si il est possible que nous ne soyons pas seuls dans la Voie Lactée, nous restons totalement isolés, faute de pouvoir  communiquer !

1. Tout cela nous montre que "l'équation de Drake" est bien simpliste, mais que la méthode qu'elle propose est intéressante pour élaborer des outils pifométriques

2. La comparaison entre Ncvl et Nobs est lumineuse pour éclairer le débat qui dure depuis une cinquantaine d'années entre "ceux qui y croient" et "ceux qui n'y croient pas". En effet même avec des évaluations basses, le nombre de civilisations ayant existé dans la Voie Lactée est impressionnant ! Mais la probabilité de les observer est désespérément basse.

 

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3. Ces calculs montrent que des programmes comme SETI n'ont de sens que si l'espèce humaine améliore drastiquement ses capacités d'archéologie galactique, c'est à dire sa capacité à exhumer les vestiges laissés dans la galaxie. Aujourd'hui, nous observons essentiellement des photons (Rayons gamma, rayons X, lumière, ondes radio, ...), photons qui sont largement perturbés par les environnements traversés et par les multiples sources d'émission (ex : difficultés de discriminer les photons d'une planète de ceux de son étoile). Il est donc essentiel de rechercher quelles autres particules permettraient une communication plus efficace, qu'aurait découvert des civilisations plus évoluées que la nôtre.

 
4. Le recours à la simulation devrait aussi permettre de mieux comprendre des phénomènes comme la formation des planètes et l'apparition de la vie et de restreindre ainsi les domaines d'incertitude des paramètres les moins bien cernés et avancer dans la compréhension de notre présence dans l'univers. Comme d'habitude en cosmologie, c'est la confrontation entre des modèles de plus en plus élaborés et des mesures de plus en plus précises qui permettra d'y voir plus clair.

Sommes-nous une exception ? ou bien sommes-nous un item banal d'une multitude de sociétés largement répandues dans notre galaxie ?

Lire à ce sujet : 

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/le-...

 

Lire aussi le point de vue des sceptiques du Québec que je trouve très pertinent :

http://www.sceptiques.qc.ca/activites/conferences/mai-2009

 

Marto

 

18/01/2011

Combien de civilisations dans la Voie Lactée ?

Comme je l'avais annoncé dans une précédente note, Expériences de pensée, j'aimerais revenir sur le sujet de l'émergence de l'intelligence dans l'univers. En fait, dans la présente note, pour des raisons pragmatiques de dimension de l'espace-temps, je me limiterai à la question de l'émergence de l'intelligence dans la Voie Lactée. (Rappelons que la dimension de la Voie Lactée est de l'ordre de 100 000 années-lumière).
Beaucoup de choses ont été publiées à ce sujet dans la presse et sur le net, ma contribution pourrait être de simplifier, et surtout de mettre l'accent sur quelques points de cette question, notamment en ce qui concerne les rapports de la science et de la philosophie.
Science ? En fait soyons modeste, il ne s'agit pas réellement de science, mais plutôt de spéculations scientifiques.
En effet le débat sur cette question tourne essentiellement autour de 2 principes et d'une équation :
1. Le principe ou le paradoxe de Fermi, qui est plein de bon sens et que l'on peut résumer ainsi :
"Si la vie extra-terrestre intelligente était banale et très répandue dans la Voie Lactée, nous en aurions des preuves manifestes".
Or aujourd'hui malgré nos efforts et nos moyens d'observation qui nous permettent de scruter des galaxies distantes de 13,5 milliards d'années-lumière, il nous faut bien accepter "que le ciel reste désespérément vide".
http://www.exobiologie.fr/index.php/vulgarisation/astrono...
2. Le principe anthropique, à l'opposé, part de la constatation que nous sommes la preuve de l'apparition d'au moins une civilisation intelligente, et donc que la probabilité de l'émergence d'une telle civilisation n'est pas nulle. Mais c'est tout ce que l'on peut en tirer.
La probabilité d'un évènement qui est déjà survenu est de un. Mais le fait qu'il se soit produit une fois n'a aucune conséquence sur sa probabilité de se produire à nouveau.
En résumé, nous sommes là, à observer l'univers. Nous ne pouvons en déduire aucune conséquence sur la probabilité d'un tel fait, mais de ce fait, nous pouvons déduire beaucoup de choses sur la structure d'un univers qui nous a permis d'être là.
3. L'équation de Drake, qui n'est pas à proprement parler une équation mais une formule, permet d'évaluer le nombre de civilisations capables d'émettre à un moment donné des signaux de communication dans notre galaxie, la Voie Lactée.
Cette formule s'exprime sous la forme suivante :
Ncvl = Ne/an x Np/e x Ph x Pi x Pc x Dv
Dans la table suivante figurent les explications sur les divers paramètres de la formule. Leurs valeurs sont aujourd'hui hautement spéculatives, saufs pour les 2 premiers paramètres.
 
Ne/an Nombre de nouvelles étoiles par an dans la Voie Lactée
Np/e Nombre moyen de planètes (y compris les lunes) par étoile
Ph Taux de planètes situées dans la zone permettant l'émergence de la vie
Pv Taux d'apparition effectif de la vie sur ces planètes
Pi Taux d'apparition de "l'intelligence technologique" parmi ces formes de vie
Pc Taux de civilisations intelligentes émettant des signaux dans l'intention de communiquer
Dv Durée de vie des civilisatons communicantes

Ncvl = = Le nombre de civilisations communicantes dans la Voie lactée

 

Les valeurs par défauts, que j'ai programmées sont celles que je crois possibles (elle sont le produit de mon imaginaire). Elles conduisent à Ncvl de 0.15 ce qui est conforme au principe de Fermi.

Libre à vous de rentrer d'autres valeurs et d'indiquer vos résultats et vos spéculations en commentaire.

 

Drake, lui avait spéculé les valeurs suivantes :
Ne/an = 10
Np/E x Ph = 1 (en moyenne 1 planète par étoile est habitable)
Pv = 1 (toutes ces planètes développent de la vie)
Pi = 0.01 (1% deviennent intelligentes)
Pc = 0.01 (1% émettent des signaux)
Dv = 10 000 (la durée de vie d'une civilisation intelligente est de 10 000 ans)

Ce qui conduit à un Ncvl de 10 !

 

A vous de jouer, de noter vos résultats et vos remarques en commentaire !

 

En fait cette formule est très pragmatique : elle pose de façon pratique la question de l'utilité du SETI, le fameux programme d'observation du ciel à la recherche de signaux extra-terrestres.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Search_for_Extra-Terrestrial...

 

 

Mais au delà ce ce petit exercice, beaucoup de questions restent ouvertes et permettent d'exercer notre imagination :
- Qu'est-ce que la vie ? Que pourrait-elle être ailleurs ?
- Qu'est-ce que la vie intelligente ?
- A quoi pourraient ressembler d'autres civilisations ?
- Pourquoi rechercher la vie dans l'espace et la détruire sur Terre ?
- Que faire si nous découvrons ces fameux signaux ?

Beaucoup questions déjà abordées dans 2001, l'Odyssée de l'espace. Ah, ce cher Kubrick !

 

03/01/2011

Pour bien commencer 2011


 exo.jpg
En 2010, on a découvert :
 - 80 exo-planètes supplémentaires
 - que certaines bactéries pouvaient remplacer le phospore par l'arsenic (à confirmer)
 - que des galaxies sont situées à 14 milliards d'années-lumière
  - que nous n'étions toujours pas le centre de l'univers.
...
...


 
terre.jpg
Mais on a aussi compris
- qu'aller sur la lune était trop coûteux
 - qu'il n' y a, à ce jour, qu'une planète habitable connue
- que nous ne sommes pas près d'en découvrir une autre vers laquelle nous pourrions nous échapper
 - et donc qu'il nous faut conciler nos rêves et les moyens de les réaliser. 
 ...
 ...
 
 
Je vous souhaite une excellente année 2011, beaucoup de rêves et la forte envie d'en réaliser quelques uns.
 
Et pourquoi ne pas débuter cette année en calculant notre empreinte écologique ?
.
A ce propos en parcourant ces tests d'empreinte écologique, j'ai trouvé qu'ils étaient souvent très naïfs et approximatifs et visaient plus à une prise de conscience qu'à la réelle mesure de notre empreinte. Par exemple, la consommation des ampoules électriques est quand même relativement négligeable par rapport au chauffage ou à la climatisation d'une maison mal isolée.

Il me semble qu'il serait plus facile de calculer une telle empreinte annuelle par foyer en mesurant
- la consommation en Kwh électrique, en m3 de gaz, en litres de gasoil, en stères de bois
- le nombre de km parcouru en auto (et par type de véhicule), en train et en avion
- le poids des consommations les plus coûteuses en protéine (viande rouge, viande blanche, charcuterie, poisson, ...).
En divisant par le nombre moyen de personne dans le foyer, on aurait l'empreinte par personne.
Pour en savoir plus sur l'empreinte écologique :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Empreinte_%C3%A9cologique#Em...

16/11/2010

Qu'est-ce que la cosmologie ?

La cosmologie, c’est l’étude de l’univers, du cosmos.

 

spiralgalaxy.jpgMais qu’est-ce que l’univers ? Les étoiles, les galaxies, les particules : mais jusqu’où et depuis quand ?  Comment définir l’univers ? Quelle est sa forme, quelle est sa taille ?

Peut-on le définir par extension (par ce qu’il contient, comme le fait la Relativité Générale), ou par causalité en affirmant par exemple : « L’univers, c’est l’ensemble des objets qui nous sont causalement connectés, qui ont pu interagir avec nous, par la lumière, par les ondes électromagnétiques, par des particules ou par des ondes gravitationnelles. »

Est-ce une vision anthropocentrique ? Oui dans la mesure où nous sommes au centre de ce que nous observons. Notre position est singulière, en tant qu’observateurs.  Notre univers existe parce que nous sommes là, ici et maintenant pour l’observer. Un univers qui n’aurait aucun être pour l’observer aurait-il une existence ?

Notre point de vue sur l’univers est très statique. Nous avons une vision limitée de l’espace et sur un temps très court. La seule variable est notre déplacement dans de temps et dans l’espace. Donc nous ne changeons que très peu de point de vue, faute de pouvoir choisir notre position dans l’espace et dans le temps. Dans notre galaxie, nous n’avons parcouru qu’une distance de 1 parsec, soit environ 3 années-lumière, depuis les égyptiens.

Cette notion de variable d’espace est très importante : la mesure de la distance des étoiles proches n’est possible que parce que nous nous déplaçons sur l’orbite terrestre. Elle se fait par triangulation, en mesurant la parallaxe (différence d’angle) dans le pointage de l’étoile dont on veut mesurer la distance, en deux points opposés de notre orbite.




Les moyens d’observation, les théories scientifiques et les modèles cosmologiques 

orion.jpegPour comprendre l’univers, il faut être capable de déterminer les distances, les vitesses, les dimensions, les masses, la température et la composition des objets que nous pouvons observer.  Et aussi leur évolution dans le temps.

Constatons d’abord la pauvreté des informations dont nous disposons. Lorsque nous observons une étoile, nous n’en avons qu’une seule observation (ici et maintenant) : il s’agit essentiellement d’une direction (2 angles), une mesure de temps et une mesure de rayonnement électromagnétique (essentiellement la lumière). Bien sûr, l’analyse du spectre des ondes électromagnétiques permet d’en savoir plus, notamment sur sa composition.

Ces mesures, passées au crible de nos théories scientifiques, permettent ensuite d’élaborer des modèles. Et ces modèles nous donnent une autre vision de l’univers, qui en retour font progresser les théories scientifiques.

Par exemple, la mesure des distances du soleil et des planètes nous a permis de passer du modèle géocentrique de Ptolémée au modèle héliocentrique de Copernic (1543) et aux lois de Kepler. Mais ce n’est que plus d’un siècle plus tard que le modèle héliocentrique mènera à la physique newtonienne avec  la loi d’attraction universelle de Newton.

De même, l’expérience de Michelson Morley a montré que la vitesse de la lumière était constante, ce qui a conduit Einstein à proposer la Théorie de la Relativité Restreinte (1905) et à de nouveaux modèles d’espace-temps. Un peu plus tard, la théorie de la Relativité Générale (1917) jettera les bases théoriques des nouveaux modèles cosmologiques.

L'univers d'Einstein représente en effet la première solution de la relativité générale appliquée à la cosmologie. Il a été proposé par Einstein en 1917 et décrit un univers statique d'extension finie. Ce modèle a été abandonné dès la découverte de l'expansion de l'univers dans les années 1920 - 1930.

 

 

Les modèles cosmologiques actuels

Un bon modèle doit être réaliste (en accord avec les lois de la physique), explicatif, prédictif, il doit reposer sur un nombre minimal d’hypothèses et rester le plus simple possible.

Un modèle cosmologique propose en fait  une description de l'univers observable ainsi que l'histoire de celui-ci. Il est toujours basé sur une théorie physique, mais dépend d'un certain nombre de paramètres libres, appelés paramètres cosmologiques. La confrontation du modèle avec de nouvelles observations doit permettre de restreindre le nombre et la valeur de ces paramètres cosmologiques afin de mieux rendre compte des phénomènes observés.

Un modèle cosmologique peut aussi être utilisé comme modèle théorique d’étude de l’univers non observable, c'est-à-dire situé à une distance supérieure à 13.7 milliards d’années Lumière. En effet, du fait de l’âge fini de notre Univers, environ 13.7 milliards d'années, la lumière des objets célestes situés au-delà de cet horizon n'a pas eu le temps de parvenir jusqu'à nous et ces objets sont donc invisibles.


Tous les modèles actuels sont des modèles dits de « big-bang » issus des travaux d’Einstein (théorie de la relativité générale), Alexandre Friedman (solutions dynamiques de ces équations), Georges Lemaître( lien avec la fuite observée des galaxies) et Edwin Hubble (confirmation de la loi d’expansion proportionnelle à la distance).


Tous ces modèles de big-bang reposent sur trois piliers de base : l’expansion, le fonds diffus cosmologique, la nucléosynthèse. Pour la description de ces trois piliers, je vous renvoie aux définitions de Wikipedia :

 

 

L’ expansion

« En cosmologie, l'expansion de l'Univers est le nom du phénomène qui voit à grande échelle les galaxies s'éloigner les unes des autres. Cet écartement mutuel, que l'on pourrait prendre pour un mouvement des galaxies dans l'espace, s'interprète en réalité par un gonflement de l'espace lui-même, les objets célestes étant de ce fait amenés à s'éloigner les uns des autres (voir plus bas). À plus petite échelle, l'expansion n'affecte pas la taille des objets.

Du point de vue observationnel l'expansion se traduit par une augmentation de la longueur d'onde de la lumière émise par les galaxies : c'est le phénomène de décalage vers le rouge (redshift). »

(Expansion de l'Univers. (2010, août 26). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 10:02, novembre 10, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Expansion_de_l%27Univers&oldid=56496296.)

 

 

Le fond diffus cosmologique

« Le fond diffus cosmologique est le nom donné au rayonnement électromagnétique issu de l'époque dense et chaude qu'a connue l'Univers par le passé, le Big Bang. Bien qu'issu d'une époque très chaude, ce rayonnement a été dilué et refroidi par l'expansion de l'Univers et possède désormais une température très basse de 2,726 K (-270,424°C). Le domaine de longueur d'onde dans lequel il se situe est celui des micro-ondes, entre l'infrarouge et les ondes radio. Plus précisément, les longueurs d'onde et fréquence typiques du rayonnement sont respectivement 3 mm et 100 GHz.

Le fond diffus cosmologique est une conséquence des scénarios des théories de Big Bang et son existence a été prédite dans ce cadre-là. Sa prédiction remonte à la fin des années 1940, par Ralph Alpher, Robert Herman et George Gamow. Sa découverte, quelque peu fortuite, a été l'œuvre de deux chercheurs des laboratoires de Bell, Arno Allan Penzias et Robert Woodrow Wilson, en 1964. Tous deux ont été récompensés du Prix Nobel de physique en 1978. »

Fond diffus cosmologique. (2010, octobre 18). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 10:07, novembre 10, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fond_diffus_cosmologique&oldid=58207672.

 

 

La nucléosynthèse

« La nucléosynthèse (La nucléosynthèse est un ensemble de processus physiques conduisant à la synthèse de noyaux atomiques, par fission ou...) est un ensemble de processus physiques conduisant à la synthèse de noyaux atomiques, par fission ou fusion nucléaire (La fusion (En physique et en métallurgie, la fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide. Pour un corps...) nucléaire (Le terme d'énergie nucléaire recouvre deux sens selon le contexte :) (dite parfois thermonucléaire) est, avec la fission, l'un des deux principaux types de réactions...).

Il existe plusieurs processus astrophysiques qui seraient responsables de la nucléosynthèse dans l'univers (On nomme univers l'ensemble de tout ce qui existe, comprenant la totalité des êtres et des choses (celle-ci comprenant...), les précurseurs étant les processus R (Le processus R (avec R pour rapide) est un processus de nucléosynthèse qui consiste en la capture de neutrons par des...), processus S et processus P.

Les quatre types de base de nucléosynthèse sont :

  • la nucléosynthèse primordiale (En 1948, l'astronome anglais Fred Hoyle développe une théorie selon laquelle les éléments chimiques se forment dans les...) qui a eu lieu durant les premières minutes ( Forme première d'un document : Droit : une minute est l'original d'un acte. ...) de l'univers, responsable de la formation des noyaux légers, principalement hélium (Table complète - Table étendue) 4 mais également deutérium (Le deutérium (symbole 2H ou D) est un isotope naturel de l'hydrogène. Il possède 1 proton et 1 neutron. Son nombre de...), lithium. Aucun élément plus gros que le lithium n'a été créé durant cette nucléosynthèse.
  • la nucléosynthèse stellaire (Dans le domaine de l'astrophysique, la nucléosynthèse stellaire est le terme qui désigne l'ensemble des réactions de...) a lieu dans les étoiles et crée une grande partie des éléments entre le lithium et le fer.
  • la nucléosynthèse dans les supernovae produit la plupart des éléments plus gros que le fer.
  • la spallation cosmique ou nucléosynthèse interstellaire qui produit des éléments légers tels que le lithium et le bore, par bombardement de matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont...) par des rayons cosmiques.

Les théories sur la nucléosynthèse sont testées en calculant les abondances des éléments et de leurs isotopes et en comparant avec les mesures effectuées par l'observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide...). »

Nucléosynthèse. (2010, octobre 2). Wikipédia, l'encyclopédie libre. Page consultée le 10:10, novembre 10, 2010 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Nucl%C3%A9osynth%C3%A8se&oldid=57672402.

 

A la recherche de la matière noire et de l’énergie noire
Aujourd’hui la cosmologie est plus que jamais d’actualité car les astronomes et physiciens ont découvert que les dernières observations étaient en contradiction avec leurs modèles cosmologiques. Les galaxies tournent plus vite que dans leurs modèles et l’expansion  s’accélère ce qu’ils n’avaient pas prévu.

Ceci les a conduits à introduire de nouvelles hypothèses :
- la matière connue (les particules connues aujourd’hui) ne représenteraient que 5 % de la matière/énergie de l’univers (depuis Einstein : matière = énergie).
- la matière noire (invisible mais ayant une interaction gravitationnelle) représenterait 25 % de la matière/énergie de l’univers.
- l’énergie noire (cause de l’accélération de l’expansion de l’univers) représenterait les 70 % restant.

 

Donc il faut rester modeste : nous ne savons à ce jour modéliser que 5 % de la masse de l’univers. Trouver la nature de la matière noire et de l’énergie noire est désormais l’objectif de grands programmes de recherche autour du LHC (Large Hadron Collider, le nouvel anneau de collision du Cern) et des missions comme Planck (analyse du fond diffus cosmologique) et Herschel (observation des Galaxies).

29/10/2010

Seuls dans l'univers ?

A noter dans nos agendas : expo à la cité des Sciences sur le Thème :

"Seuls dans l'Univers ? De la fiction à la réalité"

http://archives.universcience.fr/francais/ala_cite/exposi...


Intéressante introduction avec le paradoxe de Fermi :

"Comme le soulignait le physicien Enrico Fermi, si autour des milliards de milliards d'étoiles il y avait des civilisations extraterrestres anciennes, elles devraient avoir trouvé le moyen de venir jusqu'à nous. Ou nous auraient envoyés un message. Et pourtant. Depuis 45 ans que le programme SETI d'écoute du cosmos est sur pied, rien.
Et quand bien même, comment communiquer avec des extraterrestres, qui n'auraient probablement pas grand-chose à voir avec nous ? Pour vous éclairer sur le sujet, rencontrez le sociologue Pierre Lagrange (Lahic-Cnrs) et Élisabeth Piotelat de la SETI League; découvrez les messages envoyés par le radiotélescope géant d'Arecibo ou ceux gravés sur les sondes Voyager. Des gouttes d'eau dans l'infini."

 

En fait l'horizon que se fixait Fermi pour la communication extra-terrestre est notre Galaxie, car au delà, la vitesse de la lumière est vraiment trop petite pour permettre une communication dans l'Espace-Temps.

La galaxie la plus proche de la nôtre, le Grand Nuage de Magellan est en effet à 170 000 années-lumière. 170 000 ans, c'est à peu près la durée qui nous sépare de l'Homo Sapiens. Qui aujourd'hui pourrait croire que l'humanité va encore perdurer pendant près de 200 000 ans ?

C'est cette question qui avait été le thème de la conférence de l'Institut Astronomique de Paris en avril 2009 :

http://www.cerimes.fr/le-catalogue/lhumanite-peut-elle-su...


Conclusion :

Nous n'avons détecté aucuns signaux intelligents en provenance de notre galaxie, ce qui signifie probablement qu'elle ne contient pas de civilisation techniquement développée.

Au delà, l'existence de civilisations intelligentes est très probable, compte tenu du nombre de galaxies et d'étoiles (7×1022 étoiles, répandues dans environ 1011 galaxies), mais la possibilité d'entrer en communication avec elles est nulle, si on accepte la théorie de la Relativité Restreinte qui fixe une limite absolue à la vitesse de la lumière et donc à la possibilité de communiquer.

 

 

01/09/2010

Des outils pour l'astronome amateur

Pour Chloé …

 

Voici quelques outils pour approfondir ses connaissances ou pour préparer des présentations d’Astronomie.

Ce sont en fait des liens vers des sites que j’ai explorés et que vous pouvez importer dans les marque-pages de votre navigateur préféré à l’aide d'un fichier que je peux vous envoyer si vous me le demandez en postant un commentaire à la fin de cette note.

 

La liste est un peu longue : à consommer avec modération !

 

 

1. Sites d’introduction à l’astronomie
Introduction à l'astronomie

Une introduction à l'astronomie et à l'astrophysique en dix chapitres plus une simulation du ciel

L'Etoile des Enfants - Astronomie pour les jeunes

Astronomie pour les jeunes - L'Etoile des Enfants - Les enfants posent leurs questions sur le ciel, les planètes, les étoiles - Marc Brodard, astronomie amateur, leur répond

Site d'astronomie amateur de Sylvain Picard / Mes articles d'intérêt

Site d'astronomie amateur de Sylvain Picard

Portail:Astronomie - Wikipédia

Observer le ciel - Astro Découverte

Une association et un site pour s'initier à l'astronomie et apprendre à observer le ciel étoilé, repérer les planètes, les constellations.

Astronomie Amateur - AstroSurf

Astronomie pour les astronomes amateurs francophones : des forums d'astronomie, des petites-annonces, l'hébergement gratuit de sites d'astronomie, des éphémérides et tout sur les clubs et associations d'astronomie

Ciel et Espace

Le site du magazine Ciel et Espace. Portail de l'exploration et de l'observation astronomique et spatiale et de la recherche scientifique sur les origines de l'Univers, de la Terre, des planètes, du système solaire et des exoplanètes.

AfaNet, le site de l'Association Francaise d'Astronomie AFA

CNES : Tout sur l'espace

Bienvenue sur le site du CNES, l'agence française de l'espace. Le CNES est chargé de mener la politique spatiale de la France. Ce site vous présente de manière simple les enjeux du spatial et les missions du CNES dans les domaines de l'accès à l'espace, du développement durable, de la science, des applications au service du citoyen et de sécurité et défense.

 

 

2. Observatoires et instruments

GALILEO - L'Univers de Galilée dans nos magasins

Site de vente de matériel astronomique

Observatoires

 

 

3. Outils

Stellarium

Stellarium is planetarium software that shows exactly what you see when you look up at the stars. It's easy to use, and free.

celestia.fr

messier.pdf (Objet application/pdf)

Catalogue NGC

Catalogue Messier

Système solaire

C'est une petite animation du système solaire : assez ludique (extraite du site qui suit).

Espace des sciences - Les jeux et flashs éducatifs

 

 

4. Système Solaire et Planètes

Comment définir une planète ?

Comment définir une planète ?

Astronomie : les planètes et satellites du système solaire

Astronomie : les planètes et satellites du système solaire Planète Astronomie : www.planete-astronomie.com ~Planète Astronomie~ Vie du site et nouveautés Exoplanète Découverte de nouvelles planètes comparables à la Terre Tous les sujets du forum A...

Les neufs planètes

information au sujet des planetes et des lunes de notre systeme solaire avec plusieurs photos, discussion de l'historique de leur decouverte, de leur exploration et de leur characteristiques physiques. En plus des planetes il y a aussi des pages au sujet du soleil, des lunes, des asteroides, des cometes et de meteorites.

Système solaire

Système solaire : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Astéroïdes, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton, X, Soleil

Le Système Solaire - http://www.le-systeme-solaire.net

Le Système Solaire à portée de votre souris : ses planètes, ses objets, ses chiffres et ses photos en quelques clics

6101 – Le système solaire

Pluton et les planètes naines externes

Il faut réhabiiter le soldat Pluton : déclassée en tant que planète, cet objet est, dans le système solaire à la frontière entre deux mondes : celui bien connu des planètes standard et celui, plus mystérieux des innombrables objets transneptuniens.

La planète naine Pluton / Site de Jean-Michel

 

 

5. Soleil

Astronomie : Rotation du Soleil

Astronomie : Rotation du Soleil Planète Astronomie : www.planete-astronomie.com Le Soleil Astronomie : le Système Solaire, les planètes et leurs satellites. Qualité et esthétisme des documents. Nombreuses images, photos, vidéos, animations 3D, do...

The Sun

Le Système Solaire à portée de votre souris - Le Soleil

Le Système Solaire à portée de votre souris : ses planètes, ses objets, ses chiffres et ses photos en quelques clics - Le Soleil

PGJ - Le SOLEIL

Photos d'Astronomie

PGJ - Planètes et Satellites

Astronomie

 

 

6. Exoplanètes

Les exoplanètes, ou planètes extrasolaires

Autres vies intelligentes ?

Catalogue d'exoplanètes

Carte du ciel des exoplanètes

L'Encyclopédie des Planètes Extrasolaires

 

 

7. Etoiles

La fin des étoiles

Vie et mort des étoiles

Vie et mort des étoiles. Des géantes rouges aux Supernovae

La vie et la mort des étoiles

Ce site dédié à au cycle de vie d'une étoile. Cette vie rarement calme et souvent mouvementée, que nous vous invitons à découvrir.

Introduction

Les dossiers V3A : Les Etoiles

Club OCTAN - Les étoiles, vie et mort, noms, couleurs, éclat, doubles, variables

Le club OCTAN, association d'astronomes amateurs de la région de Montbrison (plaine du Forez, Loire, 42) propose diverses activités pour tous, exposés d'astronomie théorique et pratique, soirées d'observation avec télescopes

Cartes du Ciel, Programme gratuit d'astronomie, Atlas Céleste

Ce programme permet de dessiner des cartes du ciel d'apres les donnees de 15 catalogues d'etoiles et de nebuleuses,la position des planetes, asteroides et cometes.

L'astronomie - Ciel des Hommes

L'actualité de l'astronomie et de l'astronautique - Version francophone officielle de l'Astronomy Picture of the Day (APOD) et de Science@NASA - Carte du Ciel

Amas d'étoiles

 

 

8. Galaxies

Galaxies

Les galaxies

Galaxies

Le Service d'Astrophysique est un service de l'Institut de Recherche sur les lois Fondamentales de l'Univers du CEA/Saclay.

Galaxies - NASA Science

Our galaxy, the Milky Way, is typical: it has hundreds of billions of stars, enough gas and dust to make billions more stars, and about six times as much dark matter as all the stars and gas put together. And it’s all held together by gravity. Like more than two-thirds of the known galaxies, the Milky Way has a spiral shape. At the center of the spiral, a lot of energy and, occasionally, vivid flares. are being generated. Based on the immense gravity that would be required explain the movement of stars and the energy expelled, the astronomers conclude that at the center of the Milky Way is a supermassive black hole.

NASA - Galaxy

La classification des galaxies selon Edwin Hubble

La classification morphologique des galaxies d'Edwin Hubble

Galaxies06.pdf (Objet application/pdf)

Les galaxies : histoire et classification

Galaxy Zoo 2 : Classify

Sur ce site, vous pouvez contribuer directement au projet de classification de milliers de galaxies découvertes au cours des dernières années;

 

 

9. Conférences et podcasts

iap : Une cinquantaine de conférences organisées par l’IAP Institut Astronomique de Paris et dispensées par des chercheurs de talent. Astronomie, Astrophysique, Physique relativiste, Physique des particules, Espace-Temps, Histoire et Philosophie des Sciences et encore beaucoup d'autres sujets ... Passionant !

AstroPodcast.fr | l' année mondiale de l' astronomie en vidéo podcast et plus ...
Il ya un peu de tout dans ces podcasts,observation du ciel ,instrumentation, mais aussi des videos de très jolis montages photos. Pour n'en citer que deux, je vous recommande : Jeux de lunes, (astropodcast.fr #25) et La constellation d'Orion, (astropodcast.fr #46).

Les podcasts de Ciel et Espace
Ces podcasts enregistrés avec les meilleurs spécialistes scientifiques vous expliquent les sciences de l'Univers

Espace Mag TV : téléchargez gratuitement des épisodes de podcast de ESPACE Magazine sur iTunes.
Téléchargez gratuitement sur iTunes des épisodes du podcast Espace Mag TV de ESPACE Magazine, ou abonnez-vous à celui-ci.


10.Cours

Astro

cours interactif (hyperliens internes et entre cours, problemes et applications maple et cabrigeometre)

MC

CoursMCecr_Duriez.pdf (Objet application/pdf)

TestsCNEDastro.pdf (Objet application/pdf)

Exercices d'astronomie

science - Exercices d'astronomie - mécanique céleste

dirac-lecture.pdf (Objet application/pdf)

ENS

La Diffusion des Savoirs de l'Ecole Normale Superieure propose au grand public un voyage dans l'histoire de la physique des particules et leurs interactions fondamentales à partir des annees 1920 jusqu'a nos jours. Grace a des schemas et images animees, sont expliques des concepts theoriques relativement difficiles de la physique theorique moderne : principe de jauge, la grande unification, la supersymetrie, la theorie des cordes

Parcours de planétologie ile de France

 

 

11. Relativité

La quatrième dimension

La relativité restreinte : des exemples concrets

P-Langevin-1

Relativite_Einstein.htm

Équations de Maxwell - Wikipédia

Électrodynamique des milieux continus - Wikipédia

Transformation de Lorentz - Wikipédia

Espace de Minkowski - Wikipédia

Relativité restreinte - Wikipédia

Relativité générale - Wikipédia

Paradoxe des jumeaux dans les espaces compacts - Wikipédia

Paradoxe des jumeaux dans les espaces compacts - Wikipédia

Paradoxe de Langevin

Sous-chapitre 'Le Big Bang'

Dossier > Relativité restreinte et naissance de l'espace-temps

Dossier > Relativité générale : comment l'espace-temps devint dynamique

 

 

12.Physique quantique

Décohérence quantique - Wikipédia

Postulats de la mécanique quantique - Wikipédia

Problème de la mesure quantique - Wikipédia

Postulats de la mécanique quantique - Wikipédia

Déterminisme - Wikipédia

Paradoxe EPR - Wikipédia

Champ de Higgs électrofaible - Wikipédia

Équation de Schrödinger - Wikipédia

Lois du mouvement de Newton - Wikipédia

Quantité de mouvement - Wikipédia

Boson de Higgs - Wikipédia

Brisure spontanée de symétrie - Wikipédia

Définition > Équation de Schrödinger

Définition > Inégalités de Heisenberg

 

 

13. Expériences de pensée

Petites expériences de pensée - Wikipédia

Thought experiment - Wikipedia, the free encyclopedia

Poussée d'Archimède - Wikipédia

expérience de pensée mach - Recherche Google

plaud.pdf (Objet application/pdf)

plaud.html

 

 

14. Modèle standard

Neutralino - Wikipédia

Supersymétrie - Wikipédia

Boson de Higgs - Wikipédia

Modèle standard (physique des particules) - Wikipédia

Neutrino - Wikipédia

Matière noire - Wikipédia

Énergie sombre - Wikipédia

Théorie de jauge - Wikipédia

Dossier > Le boson de Higgs : une clé fondamentale de l'Univers ?

 

 

15. Espace temps

Etienne Klein : Le temps de la physique

Dossier > Singularités, trou de ver et voyage spatio-temporel

Dossier > Relativité restreinte et naissance de l'espace-temps

Dossier > Relativité générale : comment l'espace-temps devint dynamique

Les enjeux du LHC (Large Hadron Collider) - Introduction

La relativité: principes fondamentaux - Introduction

Dossier > Le boson de Higgs : une clé fondamentale de l'Univers ?

Dossier > Les Atomes

Voyage vers l'infiniment petit

Portail:Physique - Wikipédia

Etienne Klein : Le temps de la physique

22/05/2010

Pouquoi le Nord est-il en haut ?

 

A Jean-François

 

Nous sommes formatés culturellement : pour nous orienter, nous pensons nécessairement que le Nord est en haut. De même, il nous faut les 4 directions de la rose des vents.

Cela est sans doute lié à la latéralisation, période par laquelle nous sommes passés dans notre enfance. Il nous fallait savoir ce qui à droite, à gauche en haut et en bas.

Même en politique, la France a innové en créant les notions de droite et de gauche en souvenir des assemblées de la révolution.

Mais, bien sûr tout cela n’est que pure convention et quand cela nous arrange, nous pouvons faire des plans avec d’autres orientations. Ce qui importe sans doute c’est le point de vue de l’observateur.

On situe en général l’observateur en bas dans un plan. Pour entrer dans une maison on montera dans le pan. C’est une question de perspective : quand on regarde un édifice, il faut monter pour s’en approcher et y pénétrer.

Donc si on entre dans une maison par le Nord, on pourra faire un plan où le Sud est en haut.


800px-Reversed_Earth_map_1000x500.jpg

 

D’ailleurs le Nord n’a pas toujours été en haut : Certaines cartes anciennes indiquent le nord vers le bas de la carte ; dans les pays chrétiens, le haut de la carte était orienté vers l'est, plus exactement vers Jérusalem. Actuellement, des cartes inversées sont utilisés dans certains pays de l'hémisphère sud. (En Australie par exemple).

 

 

 

 


Dans les cultures traditionnelles chinoises, d'Extrême-Orient ou certaines cultures d'Asie centrale, le centre — ou le milieu — est considéré comme un 5e point cardinal.


Mais ajoutons une troisième dimension : qu’en est-il des globes terrestres ?

Généralement, les globes sont représentés le Nord en haut, mais avec une inclinaison d’une vingtaine de degré sur l’axe de rotation du globe, pour rappeler que la Terre tourne sur elle-même autour d’un axe qui est incliné de 23 ° environ par rapport à une perpendiculaire au plan de l’écliptique.

 

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Mais il existerait aussi des globes terrestres inversés. Je n’en ai pas trouvé trace. Et vous ?

 

 

Le globe est aussi objet d’art, et je vous incite aussi à visiter ce très joli site d’une créatrice de globes terrestres.

http://globes.terrestres.free.fr/globes/globe-terrestreg.html

12/05/2010

Enseigner l'Astronomie à l'école

A Titouan et Basile

A Marie et à Chloé

 

Pour l’initiation des tout petits (dès l’âge de 5 ans), je recommanderais les deux livres de Mireille Hartmann, aux Editions Le Pommier, collection “la main à la pâte” :

L’Astronomie est un jeu d’enfant propose la découverte du Soleil, de la Terre et de la Lune. ce petit ouvrage, fourmille d'idées faciles à réaliser et… qui ont fait leurs preuves. Il offre aussi les connaissances théoriques minimum requises pour éviter de se faire coller par les questions si judicieuses de nos chères têtes blondes… C'est un guide à la fois gai et nécessaire, jamais prétentieux ni laborieux, destiné autant aux enseignants qu'aux parents et aux éducateurs.

Explorer le ciel est un jeu d’anfant élargit le champ à l’ensemble des planètes du système solaire, mais aussi aux comètes et aux étoiles.

51KV3X4K3VL._SS500_.jpgL'Astronomie est un jeu d'enfant
Auteur : Mireille Hartmann
Préface de Pierre Léna

Edition Le Pommier
Collection :
Éducation
broché, 204 pages (135 x 200) Prix : 19 €

 

 

 

 

 

51RYQVJSB6L._SS500_.jpgExplorer le ciel est un jeu d'enfant
Auteur :
Mireille Hartmann
Préface de Yves Queré

Edition Le Pommier
Collection :
Éducation

broché, 256 pages (135 x 200) Prix : 19 €


 

 

 

Mireille Hartmann a enseigné en école maternelle tout au long de sa carrière. Adepte de la « pédagogie de l’émerveillement » elle a mis en œuvre de nombreuses activités d’éveil scientifique dans ses classes.

A la fois ludiques et pratiques, faisant la part belle à l’observation sans oublier l’imaginaire, ces deux guides destinés autant aux enseignants qu’aux parents, permettent d’aborder l’astronomie avec les enfants au travers d’un apprentissage interdisciplinaire, et leur fait prendre conscience de leur place dans l’univers.

Et dans le dossier pédagogique suivant, Mireille Hartman décrit les activités d’observation, de dessin et de création que les enseignants ou les parents peuvent mener à partir de ces deux livres. Découverte du soleil de la Terre de la Lune, mais aussi des planètes, des étoiles et des constellations.

http://www.cap-sciences.net/upload/Article_de_Mireille_Ha...

 

Enfin, pour une biblio plus large sur l’enseignement de l’astronomie, on peut consulter :

http://ufe.obspm.fr/article549.html