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16/05/2011

2001, l’odyssée de l’espace

Mise à jour du 16 mai 2011

A ne pas manquer : l'expo Kubrick à la cinémathèque, jusqu'au 31 juillet 2011 :

http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/kubrick/

 

 

2001 : A Space Odyssey

Compte tenu des thèmes abordés, je ne pouvais pas ne pas parler de 2001. Tout y est : animalité, évolution, outils, machines, espace, devenir de l'homme, communication, mystère de l'extra-terrestre.

 

2001_A_Space_odyssey-b6750.gif

« 40 ans après sa sortie, regarder 2001 reste une expérience hors du commun. Ce film reste unique dans l’histoire du cinéma et c’est sans doute avec le recul que l’on mesure le mieux sa force, sa personnalité, son audace.

Ces longs plans presque oniriques seraient inconcevables aujourd’hui, même pour Kubrick, mais en cette fin des années 60 où l’homme partait à la conquête de la lune, ces images avaient un effet d’électrochoc.

Nul besoin de parler de la force du scénario (basé sur une nouvelle d’Arthur C. Clarke “La sentinelle”), l’homme en quête de ses origines, l’interprétation de la fin restant libre, toujours ouverte. “2001″ est un film très méticuleux, où Stanley Kubrick a soigné tous les détails dans le but de créer une vision réaliste du futur de la technologie.

La symbiose qu’il parvient à créer entre les images et la musique est particulièrement remarquable, une harmonie assez rare au cinéma. Le lever de soleil du début du film et la vision de la station orbitale sur fond de musique de Strauss font partie des plus beaux plans du cinéma, et des plus magiques.

La lenteur du film pourra surprendre les spectateurs habitués aux films modernes de science-fiction. Pour l’apprécier, il suffit de se laisser submerger, de s’immerger dans ces images fabuleuses. 2001 est avant tout un film pour rêver. »

Extraits de http://films.blog.lemonde.fr/2007/02/06/2001-odyssee-espa...

 

 

 

2001grand.jpg

"J'ai essayé de créer une expérience visuelle, qui contourne l'entendement et ses constructions verbales, pour pénétrer directement l'inconscient avec son contenu émotionnel et philosophique. J'ai voulu que le film soit une expérience intensément subjective qui atteigne le spectateur à un niveau profond de conscience, juste comme la musique ; "expliquer" une symphonie de Beethoven, ce serait l'émasculer en érigeant une barrière artificielle entre la conception et l'appréciation. Vous êtes libre de spéculer à votre gré sur la signification philosophique et allégorique du film, mais je ne veux pas établir une carte routière verbale pour 2001 que tout spectateur se sentirait obligé de suivre sous peine de passer à côté de l'essentiel", Stanley Kubrick.

 

 


A sa sortie et même de nos jours, le film ne fait pas l'unanimité : certains le trouvent prétentieux et incompréhensible. L'histoire peut en effet en décontenancer plus d'un : le "trip" final dans lequel le dernier astronaute voyage dans l'espace aux couleurs psychédéliques, entre dans une chambre à coucher du XVIIIe siècle de style français, revit son existence avant de se retrouver à l'état de vieillard et meurt... pour se transformer en fœtus, à de quoi surprendre! Le film est une pure merveille visuelle et a pour principale qualité d'innover totalement : l'espace est filmé dans un silence mystique. Peu de scènes comportent des dialogues. Il ne s'agit donc pas d'une histoire linéaire, mais aucun de ces détracteurs ne peut nier l'influence sur toutes les histoires spatiales qui ont suivi dans les films de science-fiction.

C’est un film de rupture : ellipse des millions d’années qui séparent un os tournoyant dans le ciel d’un vaisseau spatial en rotation. C’est un film de symboles qui tournent autour de la vie, de l’intelligence, de la communication, de l’évolution, de l'ensemencement. La gamète monolithe vient féconder la Terre. Même symbole dans la rencontre Vaisseau - satellite.

C’est un film de réflexion sur les diverses formes d'intelligence et sur la communication ou l’incommunication entre ces diverses formes d’intelligences (Parano de HAL, inexistence de la communication avec l’intelligence extra-terrestre).

C’est une expérience esthétique, à la fois une fresque qui concerne l’humanité dans son ensemble, un documentaire scientifique sur la vie de l’homme dans l’espace et un poème visuel

 

 

Le film est divisé en quatre parties distinctes racontant chacune une étape bien précise de l'évolution de l'homme et de ses liens avec l'outil / la machine.
- L’aube de l’humanité
- La sentinellle sur la lune

- Mission Jupiter

- Au-delà de Jupiter (de l’infini)

 

singe-monolithe.pngLa première partie du film se situe à "l'Aube du temps : une bande d’Homo Sapiens lutte pour l’eau et la nourriture. Leur contact avec un monolithe d’origine extra-terrestre va ensemencer leur intelligence et démarrer leur évolution. C'est l'apprentissage de l'outil.

 

 

 

2001_space_station_02.jpgLa deuxième partie du film se situe en l'an 2000. L'homme est alors civilisé et moderne et  tente d'apprivoser la vie dans l'espace. Une anomalie dans le champ magnétique de la Lune, l'amène à découvrir le 2eme monolithe qui pointe mystérieusement vers un satellite de Jupiter. C'est l'apprentissage de l'espace.

 

 

2001_a_space_odyssey_hello_dave.jpgLa troisième partie se passe en 2001 et problématise l'importance de la machine dans la vie de l'homme. En effet, deux astronautes, Bowman et Poole, et trois scientifiques tenus en hibernation par l'ordinateur ultra puissant Hall 9000, partent en mission vers Jupiter. Mais HAL manifeste sa volonté de puissance (il s'estime seul capable de mener à bien la mission) et sa paranoïa (il se débarasse de tout obstacle à son dessein).
La bataille de la machine contre l'homme a commencé, l'homme vient en quelque sorte de symboliquement mettre fin à son évolution. Il doit donc faire face à sa propre mort. C'est l'apprentissage de la mort.

 

 

 

 

 

2001-foetus.jpgLa quatrième et dernière partie du film est beaucoup plus difficile à interpréter. Il faut lire 2001 : A Space Odyssey, 1968, le roman écrit en 1968 par Arthur C. Clarke pour comprendre qu’est décrit lans cette dernière partie le voyage de Bowman dans l’espace-temps et sa dématérialisation progressive pour rejoindre l’état de pur esprit qui caractérise le monde extra-terrestre qui veille sur le cosmos. C'est en quelque sorte une re-naissance (symbolisée par la scène du foetus). C'est l'apprentissage de l'abandon du corps.

 


La force de 20001 est de confronter notre civilisation à une autre en préservant le mystère de cette rencontre. La structure en quatre parties est clairement scénarisée. Quatre apparitions du monolithe, quatre héros (primate, savant, ordinateur, fœtus en voie de transformation extra-terrestre) mais surtout les mêmes leitmotivs qui assurent la continuité de l'évolution humaine, la permanence sous les variations de la civilisation :

2001_space_odyssey_fg2b.jpg- Animalité primitive
- naissance de l’homme
- mort de l'homme
- émergence du surhomme, qui, au moins dans le livre de Clarke, est destiné à rejoindre la communauté des extraterrestres.

 

 

 

Scénario
Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick, d’après une nouvelle d’A. C. Clarke

Directeur de la photographie
Geoffrey Unsworth (Cinérama, super pana-vision)

Montage
Ray Lovejoy

Musique
Richard Strauss : ouverture de Ainsi parlait ZarathoustraJohann
Strauss fils : Le Beau Danube bleu
György Ligeti : extraits de Requiem, Lux Aeterna, Atmosphères et Adventures
Aram Khatchaturian : extrait de la suite de ballet Gayane

Production
Metro-Goldwyn-Mayer, Stanley Kubrick, Polaris

Avec
Keir Dullea (Bowman), Gary Lockwood (Franck Poole), William Sylvester (Dr Floyd)

 

 

Bibliographie
2001 : A Space Odyssey, 1968 (2001, l’Odyssée de l’espace), est un roman de science-fiction écrit en 1968 par Arthur C. Clarke parallèlement au tournage du film de Stanley Kubrick, 2001, l'Odyssée de l'espace. L'histoire est basée sur plusieurs nouvelles d'Arthur C. Clarke (notamment La Sentinelle - 1951).

2010 : Odyssey Two, 1982 (2010, Odyssée deux). Le livre eut une suite en 1982, intitulée

2010 : Odyssée deux (adaptée au cinéma en 1984 sous le titre 2010 : L'Année du premier contact, qui donne une réponse à certaines des interrogations que le film pouvait laisser, suivie de

2061 : Odyssée trois (1988) et de

3001 : L'Odyssée finale (1997).

Kubrick de Michel Ciment, Calman-Levy, 1980

 

     

 

12/05/2011

Violences faites aux femmes en République Démocratique du Congo

Mise à jour du 12 mai 2011

 

Malheureusement rien ne semble avoir changé en République Démocratique du Congo concernant le viol des femmes. C'est à désespérer car la situation tend à se banaliser.

Loin du printemps arabe, la situation des femmes dans une bonne partie de l'Afrique est oubliée de tous, ou presque. Toute réforme du code de la famille, toute loi permettant aux femmes de faire valoir un minimum de droit est renvoyée aux calendes grecques, l'ONU et L'unesco restent silencieuses, ... Circulez, il n'y a rien à voir.

Seule voix dans ce désert médiatique, le journal américain de la santé publique, relayé par RFI, rapelle que plus de 1 100 femmes sont victimes de viol chaque jour en République démocratique du Congo ...

http://www.rfi.fr/afrique/20110512-1-100-victimes-viol-ch...

 

Post du 19/09/ 2010

Une fois de plus, malheureusement, ce sujet revient au devant de l’actualité. Il s’agit cette fois des innombrables viols en RDC (ex Congo Belge), dans la région de Goma et Bukavu (Est RDC). J’allais écrire à la une de l’actualité mais ce n’est décidément pas à la une mais souvent en nième page, sans grande visibilité).

 

RDC.jpgL’ONU estime à 200 000 le nombre d’agressions sexuelles perpétrées en 15 ans dans la région. Ce fut d’abord le fait des « bandes armées rebelles » et de « l’armée officielle » de la RDC, c’est maintenant une pratique qui se répand dans la société civile.

 

 

La société gangrenée par le viol, c’est le jugement de nombreuses ONG, qui tentent de réagir dans cet état de non droit qu’est l’Est de la RDC depuis une vingtaine d’années pour ne pas dire depuis l’indépendance du Zaïre (ex-congo belge).

 

 

 

 

Ces ONG tentent de venir en aide aux femmes et aux filles des villages agressés et à leurs familles quand elles résistent à cette épreuve insupportable.  « Les viols se produisent souvent sous les yeux des maris. Le but, c’est de détruire mentalement la population » (Safiatou Kané Unicef Goma).

 

MAL_RDC_Goma_Affiche_2010_20.jpgMAL_RDC_Goma_Affiche_2010_26.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soutien psychologique aux filles et aux femmes traumatisées, prise en charge des femmes abandonnées pour éviter qu’elles ne tombent dans la prostitution, mais surtout lutte contre l’impunité, ce sont les actions que mènent ces ONG (168 procès 30 jugements obtenus). Mais la guerre contre le viol ne fait que commencer dans un pays où l’état de droit n’existe pas et où règne la loi du plus fort ou du plus malin.

 

Il faut ajouter que, constatant la très forte augmentation en ce moment des viols commis par les civils (on parle d'épidémie !), le ministre provincial de la Justice du Nord-Kivu, François Tuyihimbaze Rucogoza, avait récemment insisté sur le fait que le problème ne pouvait pas être résolu seulement par le système judiciaire : « Nous devons voir comment éduquer nos populations. Il ne s’agit pas seulement d’un problème judiciaire mais d’un problème social. Nous devons faire savoir à nos populations que le viol est un crime ». Oui mais avec quels moyens ? Le temps presse, il est urgent de prendre des mesures efficaces et de développer des campagnes dans cette direction.

 

 

L’ONU est présente dans cette région depuis des années d'abord à travers la MONUC renommée MONUSCO en jun 2010.
Pour rappel, la MONUSCO dont le mandat s’étend du 1er juillet 2010 au 30 juin 2011, a comme mandat principalement la protection des civils, la stabilisation et la consolidation de la paix. La MONUSCO est l’une des plus importantes missions de l’Onu dans le monde, avec un budget annuel de 1,35 milliard USD

 

Alors que pouvons nous faire ?

 

S’informer, informer, dénoncer chaque fois que c’est possible. Demander une prise de position claire de nos élus et de notre diplomatie et des faiseurs d’opinions (presse, partis politiques, églises, …)

 

Mais surtout soutenir l’action des ONG qui se battent sur le terrain, Notamment :

 

Human Right Watch, qui a dénoncé cette situation depuis des années,

http://www.hrw.org/fr

 

Marche Mondiale des Femmes qui organise justement à Bukavu, en RDC, entre le 13 et le 17 octobre 2010, une marche de 1000 femmes à l’occasion de la clôture de sa Troisième Action Internationale

http://www.mmm2010.info/

 

 

CHILDREN'S VOICE, Goma (Rd Congo)

http://children-voice.org/

 

Solidarités International

http://www.solidarites.org/missions/RDC/action-humanitair...

 

 

L’UNICEF

 

Bien sûr, tout n’est pas rose dans le domaine des ONG, mais globalement leur action dans un état de non droit est nécessaire et positive. Voir à ce sujet l’étude de Juristes Solidarités

http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-7166.html

 

 

 

 

 

Les mutilations rituelles en Afrique

 

Mais il est un autre sujet dont il faut nécessairement parler quand on évoque le droit des femmes et des filles africaines, c’est celui de l’excision et plus généralement des mutilations génitale féminine (MGF).

 

Maintenue par tradition et favorisée par les religions (notamment animistes et musulmanes, les religions chrétiennes restant silencieuses), ces « coutumes » sont l’objet d’une grande hypocrisie. Les hommes s’en lavent les mains en disant que c’est une histoire de femmes. Les femmes s’en remettent aux « Grandes sœurs » et aux exciseuses, piliers du maintien des traditions. Les gouvernements condamnent en principe mais ne font pas grand chose pour faire cesser ces crimes.

 

Car il s’agit bien de crimes.

 

« On estime à 130 millions le nombre de fillettes et de femmes, à travers le monde, qui ont subi MGF et qu’au moins 2 millions de fillettes par an risquent de subir la procédure sous une forme ou une autre. Actuellement, les MGF sont pratiquées dans 28 pays africains de la région sub-saharienne ainsi que dans la partie nord-est de l’Afrique. Des rapports indiquent également la pratique sporadique des MGF dans certains pays du Moyen-Orient et dans quelques groupes ethniques de l’Inde et du Sri Lanka. Des communautés immigrées originaires de pays où les MGF ont cours, se livrent également à cette pratique.

 

Ce problème "africain", apparemment lointain, est devenu, avec l'immigration, une réalité en Europe : aujourd'hui à Paris, Rome, Stockholm, Amsterdam, Manchester Londres ou Berlin, l'excision est pratiquée illégalement. Et pas seulement dans la pénombre de chambres miteuses, mais aussi dans des cabinets de médecins. Par peur de sanctions, beaucoup de familles préfèrent faire exciser leurs petites filles pendant les vacances scolaires dans leur pays africain d'origine.

L’excision est considérée comme une mutilation grave et injuste dans les pays occidentaux, mais aussi par des organisations internationales telles que l’ONU, l’OMS et l’Unicef. Dans la plupart des pays occidentaux, elle est poursuivie et punie comme un crime grave. Il subsiste quelques régions du monde, notamment dans certains pays d'Afrique, où cette pratique reste tolérée au nom de la tradition.

La mutilation de l'appareil génital féminin est un rite millénaire. On ignore cependant où et pourquoi il s'est développé. L'excision représente actuellement pour les fillettes, avec le mariage, la cérémonie la plus importante de leur vie : ce n'est qu'après s'être soumises au rite de l'excision qu'elles deviennent de jeunes femmes et qu'elles sont pleinement acceptées et reconnues dans la communauté. L'excision est un sujet tabou et les petites filles ne savent pas exactement ce qui les attend.

 

Beaucoup pensent à tort que l'Islam prescrit l'excision. Les femmes non excisées sont considérées comme impures et incapables de maîtriser leurs pulsions sexuelles. Les hommes refusent d'épouser des femmes non excisées. Beaucoup d'entre eux croient que les femmes non excisées sont toujours adultères, que le clitoris retient le pénis prisonnier lors d'un rapport sexuel et que la pénétration est impossible chez les femmes non excisées.


L'excision est un sujet tabou, quiconque en parle se couvre de honte et jette l'opprobre sur toute sa famille. C'est pourquoi cette tradition n'est que rarement remise en question. La pression sociale et le risque de se faire exclure par la communauté sont tels qu'il est quasiment impossible pour les femmes de se rebeller contre les traditions. Durant toute leur vie, les femmes sont conditionnées pour servir la communauté et réprimer leurs envies. »

 

En Afrique, on recense 28 pays où les mutilations sexuelles féminines sont pratiquées. La proportion de femmes excisées varie selon les pays.
Trois groupes peuvent être distingués (chiffres au début des années 2000 -source Afrik.com) :

les pays où la grande majorité des femmes sont excisées soit plus de 85 % : Djibouti, Égypte, Éthiopie, Érythrée, Guinée, Mali, Sierra Leone, Somalie, Soudan.

les pays où seules certaines fractions de la population étant touchées et où 25 à 85 % des femmes sont excisées, proportion variant selon l’ethnie, la catégorie sociale et la génération : Burkina Faso, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Gambie, Guinée-Bissau, Kenya, Liberia, Mauritanie, Sénégal, Tchad.

les pays où seules quelques minorités ethniques sont concernées et où la proportion d’excisées est inférieure à 25 % : Bénin, Cameroun, Ghana, Niger, Nigeria, Ouganda, République démocratique du Congo, Tanzanie, Togo.

Selon l’UNICEF, seuls 13 pays africains disposent de lois réprimant les mutilations sexuelles féminines et autres types de violences faites aux femmes.

Pour s’informer :

Le dossier d'Arte : La chaîne Arte avait consacré à l'occasion du procès Hawa Greou, en 1999, un dossier à l'excision: ses conséquences, le poids de la tradition, une bibliographie...Toujours d'actualité...http://www.arte-tv.com/science/excision/ftext/00.htm

L'Unicef

http://www.unicef.org/french/protection/files/Mutilations...
http://www.unicef.org/french/pon00/battles.htm

Droits de l'enfant.com : Un site consacré aux droits de l'enfant. http://droitsenfant.com/excision.htm

Le site du droit des jeunes
http://www.droitsdesjeunes.gouv.fr/
Ce site gouvernemental répond aux interrogations des jeunes sur l'emploi, la santé, le logement, le service national, le droit des femmes. Il aborde la question de l'excision avec des questions simples: qu'est-ce que l'excision? qu'est ce que l'infibulation? est-ce légal? qui est responsable?

 

Oxfam Québec ; Dossier sur les violences faites aux femme en Afrique de l'Ouest

http://www.fss.ulaval.ca/universitefeministedete/Oxfam.pdf

 

Les associations

A.M.E Association contre la mutilation des enfants
http://www.enfant.org/
Cette association effectue des recherches sur les différentes mutilations d'enfants et publie les résultats.

G.A.M.S. (Groupe femmes pour l'abolition des mutilations sexuelles et autres pratiques affectant la santé des femmes et des enfants)
http://perso.wanadoo.fr/..associationgams/pages/presgams....
Le G.A.M.S. est une association Loi 1901, constituée de femmes africaines et françaises ayant des compétences dans les domaines de la santé, du social, de l'éducation, et une longue expérience dans la prévention des mutilations génitales féminines. Il regroupe 26 comités nationaux qui travaillent sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants.

Sentinelle
http://www.sentinelles.org/
Cette ONG suisse s'occupe d'enfants malades, d'enfants esclaves et de l'abolition des pratiques de mutilations sexuelles.

 

 

 

10/05/2011

«L’équilibre du monde (A Fine Balance) » de Rohinton Mistry

 

 

Qui est Rohinton Mistry ?


mistry.jpgC’est un écrivain canadien, d’origine indienne, qui écrit en anglais et vit à Toronto.

En fait, s’il est né en 1952 à Mumbay (anciennement Bombay), il n’est pas d’origine hindou. Il est d’une famille parsi de religion zoroastrienne. Il a émigré au Canada en 1975 et y a mené des études de mathématiques et d’économie. Il y a travaillé pendant un temps dans une banque.

Mistry est donc doublement émigré : ses ancêtres parsi fuirent au VIIIe siècle une Perse conquise par les Arabes et s'installèrent en Inde, d’abord au Gujarat, puis dans le Maharashtra, où ils contribuèrent au développement de Mumbai [1].

Lui-même a quitté l’Inde à 23 ans, l’année de l’instauration de l’état d’urgence par Indira Gandhi, période noire marquée par l’arrestation massive des opposants et une campagne de stérilisations forcées (7 millions de vasectomies[2]).

Pour maintenir ses liens avec l’Inde, Mistry passe par la littérature. Ses romans nous plongent dans l’Inde contemporaine, avec d’un côté un univers désespérant de misère et de corruption, un système religieux, social et politique dont les acteurs sont pleins de cruauté et de mépris pour leurs concitoyens, mais de l'autre, une acceptation sereine, un optimisme obstiné fondé sur l'humour, la joie de vivre et le désir de goûter les plus petits bonheurs de la vie. L’homme se relève toujours tant qu’il est vivant.


Les beaux jours de Firozsha Baag (Tales from Firozsha Baag, 1987) est un recueil de 11 nouvelles sur une communauté parsi vivant dans un quartier de Mumbay

 

Un si long voyage (Such a Long Journey, 1991), c’est le récit des tourmentes de la vie d'un père de famille parsi, vivant à Mumbay à la veille de la guerre de la guerre entre les deux Pakistan.

 

41WBWVR0G7L._SL500_AA300_.jpgL'équilibre du monde, (A Fine Balance, 1995), c’est le portrait au vitriol de l'Inde d'Indira Gandhi. C’est la lente descente aux enfers de Ishvar et Omprakash, tailleurs, issus de la caste des tanneurs Chamaars, donc impurs, dalits, intouchables. Ils sont victimes de la cruauté indicible de la haute caste des brahmanes. Mistry décrit ici le fragile équilibre entre d'une part la dureté du système des traditions hindouistes couplée à l'immobilisme d'une administration minée par la corruption et d'autre part la souplesse du peuple indien qui puise dans sa diversité et sa philosophie de vie la force de survivre.

 

 

 

 

Une simple affaire de famille (Family Matters, 2002), on retrouve le portrait pittoresque de la petite bourgeoisie parsie de Mumbay confrontée à la question du traditionalisme rigide et du fanatisme religieux.

 



L’Inde de Rohinton Mistry

L’Inde de Mistry remet en cause beaucoup de cartes postales et de clichés qui nous sont souvent projetés par les amoureux de l’Inde . Dans les romans de Mistry, on est loin de l’ahimsa[3] ou encore de l’Inde rêvée par Gandhi et Nehru et encore plus loin de l’Inde des Ashrams et de Sœur Emmanuelle.

Inde non violente, du respect de la vie et de la compassion ?  Description de la violence quotidienne, faite aux pauvres, aux basses castes, aux femmes. Violence inter ethnique (notamment vis-à-vis des musulmans). Mumbay est proche de l’état du Gujarat où eurent lieu en 2004 des massacres inter ethniques d’une cruauté et d'une ampleur sans précédent.

Inde démocratique et émancipatrice ? Etat d’urgence, stérilisation forcée, corruption généralisée, répression sanglante contre les étudiants, brahmane recyclés dans le parti du congrès.

Inde moderne ? Le poids de l'hindouisme pèse sur la société, le  poids des traditions, des mariages forcés, de la dot  pèse sur les jeunes filles et sur les femmes, les veuves, le poids des castes pèse sur les métiers dans les villages, le poids de la corruption pèse sur la ville où mendiants et habitants sans logis sont exploités pire qu’à l’usine.

 

Rohinton ne conclut pas sur le fragile équilibre de l’Inde, cependant ses romans ne se terminent jamais par une « happy end ». C’est sans doute pour nous rappeler que nous ne pouvons pas rester  indifférents face aux violences quotidiennes faites aux enfants, aux femmes, aux basses castes et aux minorités ethniques et religieuses dans l’Inde d’aujourd’hui.



[1] La population parsi décroît, elle est passée de 114 000 en 1941 à 76 000 en 1991, du fait de l’endogamie. La majeure partie d'entre eux, soit 56 000, vit dans la ville de Mumbai.

[3] Ahi est un terme sanskrit qui signifie non-violence ou respect de la vie. C'est aussi un concept de la philosophie indienne qui a rapport à la bienveillance

07/05/2011

Nos amies les bêtes : les chiens de Bucarest

A qui appartient la planète Terre ? Y a-t-il encore de la place pour les espèces animales sauvages ? Les animaux domestiques sont-ils esclaves ou objets de consommation ? Que reste-t-il de l'animalité ?

 

Cet article du Monde me paraît bien intéressant.

 

LEMONDE | 02.04.11

 

"Une guerre sourde est menée depuis une dizaine d'années entre les partisans de l'euthanasie des chiens errants, qui ont pris en otage la capitale roumaine, et leurs défenseurs. Environ 50 000 quadrupèdes se promènent en liberté dans les rues de Bucarest et les dégâts qu'ils commettent sont préoccupants. Selon les autorités locales, en 2010, 13 200 personnes ont été mordues, dont 2 500 enfants, et une femme est morte. Les responsables locaux ont annoncé le démarrage, en mars, d'une vaste opération destinée à capturer ces chiens errants pour les mettre dans des chenils. Ceux qui ne seront pas stérilisés devraient être euthanasiés. "Entre 2006 et 2009, l'Etat a dépensé 1,3 million d'euros pour soigner les personnes mordues, a déclaré le préfet de Bucarest, Mihai Atanasoaei. Cette somme aurait pu servir à construire des abris pour tous les chiens. Ils ne devraient pas être dans les rues. La solution ultime sera l'euthanasie."

Les associations de défense des animaux se sont une nouvelle fois mobilisées à Bucarest et dans d'autres grandes villes du pays en proie au même phénomène. Le 1er mars, alors que la mairie discutait du sort des chiens abandonnés, quelques centaines de Bucarestois étaient réunis devant l'ancienne Maison du peuple, un mastodonte bâti par Nicolae Ceausescu devenu le siège du Parlement. "Non à l'euthanasie !", ont-ils crié dans un froid glacial. Le préfet de la capitale s'est vu traiter de "Hitler des chiens".


UN SENTIMENT D'ABANDON

"Les autorités sont criminelles, a lancé Anca Pura, militante d'une association pour la défense des chiens. On nous a réduit les salaires et les retraites, maintenant on s'apprête à couper la tête de ces chiens qui souffrent autant que nous."

Le sentiment d'abandon par un Etat corrompu, ressenti par la majorité des Roumains depuis la chute de la dictature communiste il y a vingt et un ans, les pousse à s'identifier à ces chiens errants, victimes eux aussi de la dictature et de la transition qu'a connue la Roumanie dans les années 1990. Sous la férule de Ceausescu, la moitié de la capitale a été rasée pour faire place aux HLM socialistes. Du jour au lendemain, les Bucarestois ont dû abandonner leurs maisons, et leurs chiens se sont retrouvés dans la rue où ils se sont multipliés sans aucun contrôle.

En 2000, Bucarest comptait 200 000 chiens errants, et la mairie avait décidé de les euthanasier. Mais en 2008, un an après l'adhésion du pays à l'Union européenne, une nouvelle loi a interdit cette pratique. Le 1er mars, la Chambre des députés a décidé de donner de nouveau le feu vert pour y recourir. "Jusqu'en mars 2012, nous allons alléger Bucarest d'environ 20 000 chiens", assure Robert Lorentz, chargé de ce dossier à la mairie.

Les associations roumaines ont, elles, promis de mener une véritable guerre."

 

Voir aussi :

Animalité - Humanité

Animaux domestiques - Animaux dénaturés

Le nouvel ordre écologique

 

 

 

04/05/2011

Docteur Solex a serré sa Mob !

 

Docteur Solex a fait des infidélités à son Solex et a été puni ...

Il a serré sa mob aujourd'hui vers 14h00. Il a voulu jouer au prolo pressé, il a voulu aller trop vite et le voilà contraint à pousser sa Mob du Chatelet jusqu'au 19 eme, pedibus cum jambis.

 

Je lui conseille de lire et relire ce passage de Jacques Sternberg (qui figure d'ailleurs sur son Blog).

Je suppose qu'il vous en dira un peu plus sur ses mésaventures quand il sera rentré dans ses pénates.

http://drsolex.over-blog.com/

 

"De même que la Mobylette est le véhicule du garçon livreur ou du prolo pressé de bouffer du kilomètre pour aller pointer, le Solex est celui du calme raté, un peu employé, un peu représentant indolent de lui-même, un peu flâneur voyeur rêvasseur, qui est très évidemment en marge de son époque, de cette époque de sprints furieux, de virages pris à la corde, de folie routière, d'ambition forcenée et de rage d'arriver à plus de 200 km à l'heure au tombeau.

Le Solex était fait pour moi comme j'étais fait pour lui, rien de plus certain."

 

"Et, comme j'aurais pu le prévoir, mon Solex m'aura surtout servi, non pas à gagner du temps, mais à en perdre avec infiniment de douceur. Pour goûter cette douceur, il faut évidemment remplir certaines conditions: avoir en soi un inaltérable mépris de la vitesse et du record, savoir comment remettre à plus tard n'importe quel rendez-vous, préférer le vent aux courants d'air et le soleil à la chaleur des radiateurs, n'entretenir qu'un minimum d'ambition sociale, posséder au plus haut point l'art de faire passer le plaisir avant l'efficience et aussi celui de pouvoir à n'importe quel moment remettre les choses au lendemain. Il faut également entretenir une inépuisable soif de liberté, être toujours à la disposition, non pas d’un patron ou d'une femme, mais de cette liberté."

 

A suivre ....

03/05/2011

Nucléaire : le patronat japonais sans pudeur

LEMONDE.FR avec AFP | 02.05.11 | 20h35 • Mis à jour le 02.05.11 | 21h26

Fukushima : le patronat japonais souhaite que l'Etat indemnise les riverains

Selon M. Hiromasa, "le gouvernement doit continuer à aider Tepco et doit aussi indemniser ces habitants".AFP/ERIC PIERMONT

Se montrant extrêmement critique vis-à-vis de son gouvernement, le chef du patronat japonais, Yonekura Hiromasa, a estimé, lundi 2 mai, qu'il revenait à l'Etat, et non à l'opérateur de Fukushima, d'indemniser les riverains de la centrale nucléaire accidentée lors du séisme et du tsunami du 11 mars.

"Le gouvernement se défausse pour n'assumer aucune responsabilité", a dénoncé le président de la fédération Keidanren dans un entretien accordé à l'AFP, prenant la défense de la société Tokyo Electric Power (Tepco), critiquée pour sa gestion de l'accident nucléaire. "Je critique ouvertement le gouvernement au sujet des indemnisations", a-t-il ajouté.
Selon M. Hiromasa, "le gouvernement doit continuer à aider Tepco et doit aussi indemniser ces habitants". "Ils ont toujours dit que Tepco était responsable de ces indemnisations, mais ce n'est pas vrai au regard de la loi", a-t-il insisté."

Le patronat japonais a le mérite de parler clair, à savoir que les salaires mirobolants et les profits sont pour les patrons et les détenteurs du capital, tandis que les risques, les coûts non prévus doivent être supportés par "le gouvernement", doux euphémisme pour désigner le contribuable, c'est à dire le peuple japonais et les salariés exploités par ces mêmes patrons.

Et dans le même temps les conséquences de Tchernobyl sont aussi assumées dans leurs corps par les peuples ukrainines, russes et bielorusses. Cela n'empêche pas de dormir les experts du Forum Tchernobyl

qui nient toutes conséquences sur la santé de ces populations. 

Et c'est autour d'autres contribuables de payer pour financer le deuxième "sarcophage" qui doit permettre (pour combien de temps ?) de refermer la boite de pandore.

Donc, après la crise financière et maintenant les catastrophes nucléaires,  c'est devenu la règle : le sauvetage des entreprises privées ou publiques ou bien le nettoyage des écuries d'Augias, sont du domaine public et leur coût doit être assuré par le contribuable.

Conseillons à l'Institut Montaigne (le machin de BéBéar, ancien patron d'AXA qui déshonore le nom de Montaigne) d'intégrer cette nouvelle donne dans leur croisade contre l'éolien (et pour le nucléaire), dont l'argument principal est le faible coût du nucléaire par rapport aux énergie renouvelables.

http://www.institutmontaigne.org/eoliennes-2885.html

 

Marx et Keynes, au secours, revenez vite, ils sont devenus fous !

 

28/04/2011

Mais pourquoi tant de saints ?

Après la béatification de Jean-Paul II, on peut se poser la question : Mais pourquoi tant de saints ?

A quoi servent les saints au 21 eme siècle dans un monde où les dogmes de la religion catholique sont de plus en plus méconnus et donc en rapide perte d'influence ?

Il y aurait 7 500 saints, selon les calculs du site français Nominis. Jean-Paul II lui-même n'est pas étrangers à cette inflation qui, durant son pontificat (1978-2005), a fait marcher la fabrique des saints à plein régime : 1 342 bienheureux ont été proclamés et 483 autres ont accédé à la sainteté.

" Ils sont la projection de l'image que l'Eglise veut se donner d'elle-même à un certain moment de son histoire. Chaque béatification est donc à ce titre un acte politique ", explique l'historien italien Roberto Rusconi, auteur de Santo Padre (Viella, 2010, non traduit). Tout commence vraiment à la fin du Moyen Age. Les béatifications et les canonisations, qui étaient jusqu'alors du ressort des évêques, passent peu à peu sous le contrôle de Rome. Au XIIIe siècle, les papes s'accordent définitivement le dernier mot dans les procès en canonisation. " A partir de là, on peut, assure l'historien, parler d'une véritable politique ecclésiale de la sainteté. "

Le Monde du 28 avril 2011

 

C'est dans ce contexte qu'il faut analyser la poursuite du procès en béatification de Pie XII.

Lire à ce propos la voix discordante de Golias, (Cathos de gauche), bien seule à mettre en exergue la signification de ces canonisations.

http://www.golias.fr/article2393.html

http://www.golias-editions.fr/article4922.html

 

 

Et pourquoi ne pas relire le post que j'avais publié l'année dernière :

Rendons aux papes ce qui leur appartient



24/04/2011

Docteur Solex devient Docteur Mobylette

Grande nouvelle : halte au communautarisme : faisant preuve d'une ouverture d'esprit absolument exemplaire, Docteur Solex s'est mis à la mobylette !

 

Je vous recommande chaudement son dernier post :

 

http://drsolex.over-blog.com/article-motorbike-ride-in-pa...