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10/07/2011

Animaux domestiques et impact carbone : "Faut-il manger son chien quand on est écolo ?"

On peut être ecolo, on peut avoir des animaux domestiques, mais difficile de concilier les deux.

Lisez plutôt :

"Un chien de taille moyenne aurait une empreinte écologique deux fois supérieure à celle d’un véhicule 4X4 : c’est ce qu’affirment en effet Robert et Brenda Vale, deux architectes spécialisés dans le mode de vie durable à l’université Victoria de Wellington, en Nouvelle Zélande. Ils ont publié fin 2009 un livre intitulé Time to Eat the Dog : The real guide to sustainable living (Editions Thames and Hudson), un ouvrage dont il n’existe pas encore de version française, mais dont le titre pourrait être traduit par « Il est temps de manger le chien : le vrai guide du mode de vie durable.

Manger son chien, voilà une idée qui fait frémir en Europe ! Pourquoi un titre aussi provocateur ? Parce que les auteurs ont calculé et comparé l’empreinte écologique de nos animaux domestiques à celle d’autres choix de mode de vie, et qu’ils estiment que cette empreinte est tellement importante que si on veut vraiment un animal domestique, on devrait en choisir un qui ait un double emploi… Un animal qui pourrait être mangé par exemple. Voilà évidemment qui fait bondir ceux qui pensent que le chien est le meilleur ami de l’homme !

Comment le couple Vale a-t-il a mesuré l’ impact écologique de nos amis à poils, à pattes et à nageoires ?  En analysant les ingrédients des marques les plus célèbres de nourriture pour animaux. Par exemple, ils ont estimé qu’un chien de taille moyenne consomme 90 grammes de viande et 156 grammes de céréales par jour dans sa ration recommandée de 300 grammes de nourriture déshydratée pour chien. Or, avant dessèchement, cette quantité équivaut à 450 grammes de viande fraîche et à 260 grammes de céréales. Sur un an, notre gentil toutou mange donc environ 164 kilogrammes de viande et 95 kilogrammes de céréales. Robert et Brenda Vale ont ensuite calculé qu’il faut 43,3 mètres carrés de terre pour produire 1 kilo de poulet par an et 13,4 mètres carrés pour produire un kilo de céréales. Au final, ils évaluent l’empreinte écologique de ce chien à 0,84 hectares. Et cet impact est encore supérieur si la nourriture est faite à base de viande de bœuf ou d’agneau, ou s’il s’agit d’ un gros chien : pour un berger allemand, l’impact estimé est de plus d’un hectare.

 Est-ce vraiment plus que ce que consomme la fabrication et l’utilisation d’un gros véhicule 4X4 ? Selon les auteurs, oui. Ils ont comparé l’empreinte écologique d’un chien de taille moyenne avec celle d’un Toyota Land Cruiser avec moteur 4,6 litres qui parcourrait 10,000 kilomètres par an. Leurs calculs comprennent les consommations du véhicule et l’énergie nécessaire à le construire et à le ravitailler, soit 55,1 gigajoules. Étant donné qu’un hectare de terre peut produire approximativement 135 gigajoules d’énergie par an, l’impact écologique du véhicule serait d’environ 0,41 hectares – moins de la moitié de celle d’un chien de taille moyenne !

Voilà une comparaison inattendue, qui a dû faire bondir les adversaires des véhicules les plus polluants autant que les défenseurs des animaux… Les Vale ont estimé aussi l’impact écologique des chats à 0,15 hectares (soit légèrement moins qu’une Volkswagen Golf selon eux). Selon eux toujours, l’impact du hamster atteindrait 0,014 hectares, et en acheter deux équivaudrait à une télé plasma. Les canaris consommeraient  deux fois moins de ressources. Mais même un poisson rouge aurait besoin de 3,4 mètres carrés de terrain pour subsister, ce qui lui donnerait un impact équivalent à deux téléphones portables. Il suffit de faire un petit tour sur internet pour s’en rendre compte : ces affirmations ont suscité de nombreuses réactions. Sur la pertinence de ces comparaisons d’abord, et sur la façon dont ces calculs ont été élaborés aussi. Il est probable en effet que le couple Vale ait un peu forcé le trait pour jeter le pavé dans la mare : difficile en effet de comparer le bilan écologique d’êtres vivants avec celui d’objets. Ce bilan ne tient pas compte par exemple des métaux précieux nécessaires à l’électronique dont les nouvelles voitures sont truffées. Leur extraction est extrêmement polluante."

 

Mais ce n'est pas tout, parlons un peu bio-diversité :

"Certains scientifiques évoquent aussi l’impact des animaux domestiques sur la biodiversité… En 2007, Peter Banks et Jessica Bryant de l’université du New South Wales à Sydney, en Australie, ont démontré que la faune ailée des zones fréquentées par les chiens, même lorsqu’ils sont tenus en laisse, présentait 35% de diversité en moins et une diminution globale de 41 pour cent du nombre d’oiseaux. D’autres études menées au Royaume-Uni indiquent que les chiens jouent un rôle dans le déclin de certaines espèces rares d’oiseaux, comme l’engoulevent d’Europe. En 2002, on a découvert que les loutres de mer le long de la côte californienne mouraient d’une affection du cerveau causée par le Toxoplasma gondii, un parasite, que l’on trouve dans les déjections des chats… Bref, les scientifiques semblent d’accord pour le dire : il est temps de prendre conscience du fait qu’adopter un animal n’est pas un acte anodin…"

 

"On oublie parfois aussi que certaines mesures de savoir-vivre  peuvent avoir un impact écologique: voilà qui nous amène au délicat sujet des excréments ! Lorsque vous sortez Médor en ville, baladez-vous avec un sachet biodégradable pour jouer les démineurs si nécessaire. Vous pouvez jeter les déjections animales aux toilettes, pour éviter une contamination des eaux souterraines. Il n’est pas conseillé de mettre ces petits cadeaux au compost destiné au potager, pour éviter la transmission à l’homme de maladies comme la toxoplasmose… Enfin, pour sortir de cette partie malodorante du sujet, parlons promenade :  ne faites pas sortir votre chat la nuit, c’est un vrai prédateur nocturne pour la faune sauvage.  Et puis promenez votre chien en laisse, et évitez les zones où la faune sauvage est préservée. Laissez-vous guider, en conclusion, par la déclaration universelle des droits des animaux proclamée à l’Unesco en 1978, et selon laquelle « le respect des animaux par l’homme est inséparable du respect des hommes entre eux »."

 

 

Il faut aussi garder en mémoire les chiffres suivants, extraits de la "Dépèche Vétérinaire (N° 991 du 31 mai au 6 juin 200)

 

chien,chat,animaux domestiques,impact carbone,manger son chien

 

 

 

 

 

Alors ce hot dog, quand est-ce qu'on se le fait ?

 

 

 

 

 

 

 


23/06/2010

Rognons d'agneau

Recette de famille

 

Attention, ici on atteint le summum !

Comme je l'ai dit dans une précédente recette, des rognons d'agneau accompagnés de riz au poivron, c'est à se rouler par terre.

Ingrédients
- 2 rognons par personne
- de la crème fraiche
- sel et poivre

Recette
- fendre chaque rognon en deux, enlever les tissu neveux, puis découper chaque moitié en trois. Donc cela fait 6 morceaux par rognon.
- les jeter dans une poële à feu très vif avec un minimum de matière grasse (huile d'arachide). Le but est de saisir les rognons, de les faire rissoler et brunir et d'éviter qu'ils ne baignent dans leur jus
- les laisser rissoler 4 mn de chaque côté
- ajouter une cuiller de crème fraiche par personne, et faire mijoter à feu doux pendant 5 mn en mélangeant doucement la crème et le jus rendu par les rognons

Servir donc avec un petit riz au poivron, vous m'en donnerez des nouvelles ...

21/06/2010

Le Riz au poivron pour les nuls

Recette de famille

 

A Marie

 

A la demande expresse de Marie qui m’a appelé au secours, je publie donc bien volontiers cette recette de riz au poivron. Elle n’est pas bien compliquée, mais une fois encore, quelques petits trucs peuvent transformer un simple plat d’accompagnement en  vrai plaisir gustatif

 

Ingrédients pour 4 :

- 300 g de riz (compter 75 g de riz par personne). On peut prendre du riz long étuvé ou bien du riz Thai ou basmati (qui donneront un riz plus collant).

- 1 ou 2 poivrons (peu importe la couleur mais j’ai un faible pour le rouge ou le jaune qui donnera un plat plus coloré

- éventuellement 1 oignon (personnellement je n’en mets pas)

- une portion d’extrait de bouillon de poule

- une cuiller à soupe d’huile, ou mieux une cuiller à soupe de graisse de canard

- de l’eau (1,5 fois le volume de riz)

 

 

Le plus simple est de le faire en autocuiseur

- couper les poivrons en morceaux pas trop fins

- placer l’huile ou la graisse de canard dans la cocotte avec le riz à feu vif

- après 2 ou 3 mn, ajouter les poivrons

- après 5 mn, ajouter l’eau et l’extrait de bouillon de poule

- fermer l’autocuiseur et laisser à feu vif jusqu’à rotation de la soupape ( émission de la vapeur)

- réduire à feu doux et compter de 15 à 20 mn de cuisson.

 

Accompagne très bien les grillades ou les volailles.

Je le recommande pour accompagner des rognons d’agneau à la crème. C’est tout simplement le bonheur des papilles …

 

29/04/2010

Les moules marinières pour les nuls

A Manou

 

mou28.jpg

Le problème, avec les moules, c'est qu'elles lâchent beaucoup de jus au moment de la cuisson, ce qui empêche de faire une cuisson vapeur, bien préférable à un gros court-bouillon.

Pour éviter cet inconvénient, mettre les moules dans un égouttoir au frigo bien froid juste après les avoir lavées et les laisser plusieurs heures. Les sortir une heure avant la cuisson pour qu'elles reviennent à température ambiante. Les moules vont s'ouvrir et lâcher leur jus, ce qui permettra de les cuire à l'étouffée, dans un minimum de liquide. Il faut aussi les cuire par petite quantité afin de bien les saisir en début de cuisson.

On pourra ainsi réussir facilement plusieurs types de sauce : sauce marinière (ail, échalottes, oignons, persil et une branche de celeri), sauce à la crême, sauce au curry, ...

 

Bien sûr, il faut au préalable bien choisir les moules, elles sont meilleures lors des mois en "R". Il faut des moules très fraiches et bien charnues. Eviter absolument les moules conditionnées sous plastique.

22/04/2010

Une délicieuse purée de Celeri

A Fanny

 

Ingrédients : un celeri bien ferme et 4 à 5 pommes de terre (par exemple pommes de terre de Noirmoutier).

Cuire l'ensemble à la vapeur dans une cocotte minute pendant une petite demi-heure. Verser le celeri et les pommes de terre dans un grand bol avec un petit peu d'eau de cuisson. Ecraser avec un presse-purée manuel. Ajouter deux ou trois cuillers à soupe de crème fraiche et mélanger vigoureusement avec une cueiller en bois. Saler et poivrer.

Voilà, c'est prêt. Cette purée accompagnera merveilleusement une pintade rôtie.

21/04/2010

La tourte aux fruits de mer

A Fanny

 

Voilà une recette très facile mais qui vous permettra de régaler vos convives.

 

Ingrédients : Pâte à tarte brisée, une courgette ou un bol d'épinards, un bol de moules, un filet de poisson (lieu ou colin), crème fraiche, Curry, Curcuma, Gruyère râpé.

Etaler la pâte sur une platine. Garnir la moitié de la pâte avec les courgettes coupées en rondelle ou bien avec les épinards, ajouter les moules et le filet de poisson en petits morceaux. Saupoudrer de gruyère râpé. Mélanger la crème fraiche et le curry + un peu de curcuma et verser sur la garniture. Ne pas hésiter à mettre pas mal de curry ! Refermer la tourte en rabattant la moitié de la pâte non couverte de garniture. Bien sceller les bords de la pâte. Mettre au four à 200°/220° pendant 25/30 mn.

Servir avec une salade verte. C'est tout simplement délicieux.

20/04/2010

La tarte au chocolat "Bamako"

A Anne-Charlotte

 

C'est une tarte au fort goût de chocolat et qui reste d'un moelleux bien fondant.

En fait la recette est très simple et on peut la faire avec des enfants dès 4 ou 5 ans.
C'est en gros un 4 quarts (4 oeufs, 200 g de chocolat noir de cuisine, 200 g de beurre salé (un peu moins si vous craignez le cholestérol), 200 g de sucre en poudre) + 1 cuiller à soupe de farine.

Faire fondre le chocolat et le beurre à feu doux, bien mélanger. Retirer du feu. Ajouter le sucre dans lequel on aura au préalable incorporé la cuiller de farine. Ajouter les 4 oeufs entiers. Verser dans un moule à tarte et mettre au four moyen (4 ou 160 °). Laisser un quart d'heure - vingt minutes et retirer dès que c'est cuit. La tarte est bonne que si elle n'est pas trop cuite.

 

Pouquoi Bamako ? Et bien c'est à Anne-Charlotte que je dois cette recette et nous l'avons dégustée à Bamako à l'occasion de l'anniversaire de son fils Clément, sur la route du pays Dogon ...

17/04/2010

La fondue savoyarde pour les nuls !

A l'intention d'Anne-Marie et Laetitia qui s'obstinent à râper le fromage !

 

La principale difficulté dans la confection d'une fondue savoyarde est de faire fondre le fromage de façon homogène et de bien le dissoudre dans le vin blanc. Assez souvent malheureusement, on obtient 2 phases différentes, une boule de fromage un peu caoutchouteuse et une phase liquide comprenant le vin et la graisse du fromage.

Le truc pour réussir à faire une fondue homogène est de ne pas râper le fromage ! Tous les Suisses et quelques Autrichiens vous le diront, pour préparer une fondue, pas question de râper le fromage, il faut le couper en fines tranches. Quand on a compris ce truc, tout devient très simple.

Ingrédients : 3 ou 4 fromages (Emmental, Gruyère, Beaufort, Comté), 2 ou 3 gousses d'ail, Noix de muscade, sel, poivre, vin blanc pas trop sec (vin d'Alsace pour ceux qui aime, moi je préfèrre le Bordeau blanc ou bien du Chardonnay), pain pas trop frais et sans trop de mie.

Ustensile : Caquelon, cuiller en bois, petit réchaud à alcool, fourchettes à fondue.

Bien frotter les gousses d'ail dans le fond et les bords du caquelon, couper le fromage en fines trances, les placer dans le caquelon et couvrir de vin blanc. Saler, poivrer et râper une noix de muscade. Pour ceux qui aime bien l'ail, rajouter le reste des gousses qu'on enlèvera avant de servir. Mettre à feu doux, et tourner de temps en temps sans trop d'énergie. Comme pour la mayonnaise, je vous laisse le choix du sens (sens direct ou sens inverse des aiguilles d'une montre en fonction de l'hémisphère dans lequel vous vous trouvez !).
Le fromage doit fondre rapidement (environ 15 à 20 mn). Pour une meilleure fusion du vin et du fromage, vous pouvez rajouter au dernier moment un mélange Kirsch + Cuiller de maïzena. Voilà, une fois le pain coupé en petit morceau, c'est prêt à servir.

A vos fourchettes !

14/04/2010

La mayonnaise à la fourchette pour les nuls !

A cécile et Anne-Charlotte

 

La recette

A la demande de Laetitia qui trouve mon blog un peu sérieux, voire austère, j'ouvre cette rubrique "Le coin fourneau".

mayo 001.jpgQuoi de plus agréable, en effet que de se préparer une bonne bouffe et échanger avec ses proches les petits trucs infaillibles pour réussir les composants de base d'un repas qui sera aussi l'occasion de plaisirs épicuriens.

Commençons aujourd'hui par la mayonnaise. Beaucoup se plaignent du risque fréquent qu'elle ne tourne ou qu'elle ne manque de consistance. Voici un moyen simple de ramener ces risques au voisinage de zéro.

Ingrédients : 1 jaune d'oeuf, de la moutarde forte, sel, poivre, huile de tournesol ou autre, vinaigre ou citron.
Ustensiles : un grand bol et une fourchette.
Placez le jaune d'oeuf dans le bol, ajoutez 1 cuiller à soupe de moutarde et 1 cuiller à café de sel + poivre, mélanger.
Ajouter doucement l'huile tout en tournant avec la fourchette, je vous laisse le choix du sens (sens ou sens inverse des aiguilles d'une montre en fonction de l'hémisphère dans lequel vous vous trouvez !)
La mayonnaise doit épaissir rapidement au point qu'il sera possible d'y faire tenir la fourchette en équilibre (voir photo !).
Ajouter un filet de vinaigre ou bien un demi jus de citron, cela va rendre la mayonnaise un peu plus liquide, mais vous pouvez la raffermir en tournant de nouveau et en rajoutant un peu d'huile.

Le truc important, dans cette recette, c'est d'utiliser une fourchette et un bol et de tourner lentement.

Les anecdotes

1. Lors d'un dîner dans les environs de Boston, nous avions commandé du homard, plat assez commun dans cette zone proche de Cape Cod. Nous nous préparions à nous en délecter, quand à notre grande horreur, nous nous voyons proposer toute une série de "dressings" y compris du Ketch up, mais pas , absolument pas de mayonnaise. Après une rude négociation, nous avons réussi à faire venir les ingrédients nécessaires sur notre table et à fabriquer, devant le chef sorti des fourneaux, une mayonnaise digne de nos grand'mères.

2. Ma cousine Cécile prétend qu'il est impossible de réussir une mayonnaise dans la maison de mes grands-parents, située rue des Groseillers à Mons en Belgique. En effet la maison s'y oppose à travers des champs néfastes voire maléfiques. En bon incroyant, j'ai bien l'intention lors de mon prochain passage en ces lieux, de tenter l'expérience, quitte à déclencher des phénomènes dangereux, dignes de Shining.