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02/06/2011

Ame et Croyance

Qu'est-ce que l'âme?
Pourquoi l'être humain a-t-il besoin de croire ?

 

L’âme

Ethymologie

Etym : « Le terme âme apparaît d'abord au Xe siècle, dérivé du latin anima qui définit la part immatérielle d'un individu, son principe spirituel de vie, son âme. Puis, deux siècles plus tard, se construit animal, celui qui est animé par ce souffle, cette âme. L'homme est un être animé, et il partage cette particularité lexicale avec tous les animaux."

Animisme : toute doctrine ou religion qui attribue aux choses une âme.

 

Définitions

Eglise Catholique de France

L'âme est le principe de vie et de pensée de l'homme. Dans l'Ecriture Sainte le terme âme désigne la vie humaine mais aussi ce qu'il y a de plus intime en l'homme (Mt 26,38) et de plus grand et de plus profond en lui (Mt 10, 28). Créée à l'image de Dieu, la personne humaine est un être à la fois corporel et spirituel. Elément spirituel de l'être, l'âme est immortelle. »

 

 

Wikipedia

« L'âme, selon certains courants religieux et philosophiques , est le principe vital, immanent ou transcendant, de toute entité douée de vie, pour autant que ce principe puisse être distingué de la vie-même …/…

 La notion d’âme joue un grand rôle dans la croyance religieuse. Avec ce concept vitaliste, la mort devient moins mystérieuse : lorsqu’une personne meurt, son âme la quitte, raison pour laquelle son corps devient inerte ; cette âme pourrait alors revenir sous forme de fantôme, ou aller vers un au-delà (un paradis ou un enfer). Concentrant la fonction vitale essentielle, l’âme est alors porteuse d'un espoir de vie éternelle et rien ne s'oppose même à sa réincarnation.

Le concept d’âme, tacitement associé à celui d’immortalité, reste, selon les modernes, imputé à Platon. Pour l’esprit contemporain, pour qui « l’existence précède l’essence » (voir L'Être et le Néant de Jean-Paul Sartre) l’âme reste un mythe que le matérialisme récuse totalement. »

 

 

Athéisme réfléchi et éclairé (  http://dilaurus.org/Atheisme/)

« Un des aspects les plus étranges de la foi religieuse est l'affirmation de l'existence de l'âme humaine. Certains hommes sont arrivés à ne plus pouvoir supporter l'idée de leur condition et de leur nature de simple créature biologique, d'animal. Aussi, se sont-ils inventé une âme d'origine mystique qui leur aurait été donnée par Dieu. Ils ne sont plus des animaux avec leurs instincts et leurs pulsions hormonales basiques, mais des créatures douées d'intelligence, de raison et d'une âme d'origine divine. Une âme éternelle, naturellement.
     

Pour les athées, il n'y a pas d'âme. Une intelligence et une raison, oui. Mais pour le reste, nous sommes des animaux de la classification des mammifères anthropoïdes et rien de plus. Et nous acceptons tout naturellement cet état. Pour nous, athées, lorsque nous observons le merveilleux spectacle de la nature et de l'évolution, nous vibrons à cette beauté et nous n'avons pas besoin d'une âme ni d'un dieu pour en apprécier les merveilles. Quant à l'idée de la mort qui angoisse tous les hommes, y compris les croyants, nous l'acceptons comme une inéluctabilité naturelle, comme notre naissance. La vie a un début et une fin.   La sagesse est de l'accepter et de regarder les choses telles qu'elles sont. La certitude de l'échéance ultime est plus rassurante que le doute de l'incertitude de la survie éventuelle de l'âme. »

 

 

La croyance

 

Athéisme, L'homme debout

« Croyance : (du latin credere, croire, avoir confiance) La croyance est le fait de tenir pour réel l'existence de quelqu'un ou de quelque chose qui n'est pas perceptible par l'expérience ou prévu par la science. La croyance résulte d'interactions entre des individus ou avec des textes dogmatiques. La croyance est une façon de penser qui permet d'affirmer, sans esprit critique, des vérités ou l'existence de choses ou d'êtres sans avoir à en fournir la preuve, et donc sans qu'il soit possible de prouver qu'elles sont fausses.
Exemples de croyances : l'âme, les fantômes, la réincarnation, le paradis, Dieu …

La particularité d'une croyance est de ne pas être "testée" par l'individu qui y adhère, car elle est d'emblée considérée comme vraie et en adéquation avec la réalité ultime. La science, par contre, est bâtie sur l'expérience, le respect de la méthode scientifique, et constitue une unité grâce à une liaison et à une confrontation permanente de ses éléments. La science remet constamment en jeu son contenu et entretient un réseau cohérent de connaissances. Les théories scientifiques se constituent donc par un mécanisme totalement opposé aux croyances. La science peut s'opposer radicalement à telle ou telle croyance particulière, comme elle l'a fait par exemple en montrant que la terre tournait autour du soleil, alors que la croyance en cours disait l'inverse. »

 

 

Julia Kristeva

Dans son livre « Cet incroyable besoin de croire », Julia Kristeva, en s’appuyant sur Freud, sur sa propre expérience de psychanalyste, sa connaissance de la langue et de la littérature, étudie le « besoin de croire » dans son émergence individuelle avant l’apparition des formes organisées de la religion.

Elle donne cette définition du « croire » :

« Que j’adhère à une religion, que je sois agnostique ou athée, je dis « je crois » pour faire entendre que « je tiens pour vrai ». De quelle vérité s’agit-il ? Pas de celle qui se démontre logiquement, qui se prouve scientifiquement, qui se calcule. Il s’agit d’une vérité « qui me tombe dessus », à laquelle je ne peux pas ne pas adhérer, qui me subjugue totalement, fatalement, que je tiens pour vitale, absolue, indiscutable : credo quia absurdum. Une vérité qui me tient, qui me fait être. Plutôt qu’une idée, une chose, une situation, serait-ce une expérience ? - p26 »

 

 

 

 

 

 

Pourquoi l'homme a-t-il besoin de croire ?

 

Pour garder l’espoir

Espérer une vie meilleure après la vie terrestre.
Retrouver des êtres disparus.
Accéder au paradis et au salut éternel.
Accepter les souffrances terrestres

 

Pour juguler ses peurs

Pour chasser le mystère de la mort, la peur de la mort, de l’angoisse de vivre.
Par peur de l'enfer promis à ceux qui ne seraient pas de bons croyants.
Par refus d’affronter son ignorance : croire à l’intervention divine permet d’apaiser l’inquiétude générée par les questions sans réponses.


Par paresse intellectuelle et endoctrinement précoce

Par conformisme avec son milieu familial ou social: "si tout le monde croit autour de moi, ce que dit la religion doit être vrai". Descartes choisit la religion « de son roi et de sa nourrice ».

Par besoin d’absolu, besoin d’un système tout fait pour expliquer l'univers, la vie, l'homme.
par besoin de valeurs morales présentées comme existant a priori et ayant un caractère universel et absolu. Pour Kant, il n’existe pas de preuve de l’existence de Dieu, mais il faut postuler son existence pour que la vie ait un sens.


Pour valoriser l’homme

L’âme permet à l’homme de se situer au dessus du monde animal dont il fait pourtant partie. C’est une justification de sa domination du monde.

Dans la bible, Dieu dit : « faisons un Adam à notre image comme notre ressemblance, pour commander au poisson de la mer, à l’oiseau du ciel, aux bêtes et à toute la terre, à toutes les petites bêtes ras du sol. »

 

 

Par besoin de communautés

Leur pouvoir apaisant par rapport aux angoisses existentielles, à la peur du néant. L’homme, animal grégaire, se sent bien dans la communauté religieuse à laquelle il appartient. Il recherche les émotions procurées par les rituels en groupe (même communauté spirituelle).


Pour des raisons inconscientes

Dieu est la projection de l'image du père (Sigmund Freud).
Dieu est le symbole de la collectivité (Emile Durkheim). Conséquence : Les rites religieux organisent la vie sociale.
Les concepts religieux ont la particularité de pouvoir se transmettre très facilement de génération en génération, sans être modifiés, car ils sont parfaitement adaptés aux processus cognitifs de l'homme (Pascal Boyer).

 

A cause de son cerveau ancestral

Depuis quelques années, des chercheurs ont entrepris d’aller fouiller dans les méandres du cerveau pour y déceler des mécanismes mentaux archaïques qui pousseraient aux diverses formes de croyances.

« Il semble qu'au cours de l'évolution le "cerveau émotionnel" (limbique), débordé par les angoisses, ait favorisé un nouveau mécanisme de défense du "cerveau rationnel" (néocortex), qui perturbe l'acquisition du sens critique : l'imagination d'un dieu protecteur… en particulier si cette option a été inculquée dès la plus tendre enfance. »

Voir la revue de presse : Pourquoi avons-nous besoin de croire ?

http://atheisme.free.fr/Revue_presse/Science-ca-m-interes...