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05/11/2012

Science et réalité : sortir de la caverne

« L'allégorie de la caverne est une allégorie renommée, exposée par Platon dans le Livre VII de La République. Elle met en scène des hommes enchaînés et immobilisés dans une demeure souterraine qui tournent le dos à l'entrée et ne voient que leurs ombres et celles projetées d'objets au loin derrière eux. Elle expose en termes imagés l'accession des hommes à la connaissance de la réalité, ainsi que la non moins difficile transmission de cette connaissance. »

Source : Article Allégorie de la caverne de Wikipédia en français (auteurs)

 


Connaissance et réalité

Comme on l’a vu dans un post précédent « Science et réalité : objet et sujet », la réalité est une catégorie ontologique, qui concerne l'être. Le premier débat sur la réalité a  donc  porté sur l’existence des objets de cette réalité et des sujets qui les observent, ainsi que sur  la nature des relations entre ces objets et ces sujets.

 

C’est l’Ontologie qui permet de traiter la question de l’existence des objets du réel.
La Métaphysique traite des causes premières et de « l’être en tant qu’être ».
La Cosmologie traite, quant à elle, de la question : « Qu’est-ce que le monde, d’où vient-il ? »

 

Dans ce présent post, nous allons nous intéresser à la question de la connaissance et des sciences.

 L’ Epistémologie traite de la question : « Que pouvons-nous connaître ? par quels moyens ? ». La Philosophie et la Science permettent, quant à elles,  d’aborder la question de l’organisation des connaissances.

 La Philosophie permet d’organiser les concepts, elle n’a pas d’objet privilégié, pas de conclusion définitive. La Philosophie travaille sur les Concepts, qui sont des classes, ou abstraction d’objets, définis par extension ou par compréhension. Aborder un problème philosophique est une activité réflexive et critique, avec une multiplicité de réponses, et qui comprend une composante historique -un problème philosophique n’échappe pas à son passé -

 Les Sciences ont pour but d’expliquer les faits, les relations entre les objets, avec des champs bien définis. Un problème scientifique n’admet qu’une seule réponse, une seule solution , qui, une fois démontrée, est considérée comme acquise. Acquise au moins jusqu’à ce qu’elle soit réfutée.

  

 

1.     Qu’est-ce que la connaissance ?

Vieille question puisque Platon y avait déjà répondu dans le Théétète, où  la connaissance est définie comme une "Opinion droite pourvue de raison", c’est-à-dire si on utilise le langage d’aujourd’hui une

« Croyance vraie justifiée ».

« Justified True Belief » JLT, comme disent les anglophones, cette théorie a fait couler beaucoup d’encre. En effet elle repose sur les concepts de Croyance, de Vérité et de Justification qu’il s’agit d’expliciter.

 

 

2.     Croyance

« Croyance vraie justifiée »

 

Analysons donc le premier terme de l’expression.

La croyance est le fait de tenir quelque chose pour vrai, et ceci indépendamment des preuves éventuelles de son existence, réalité, ou possibilité.

La croyance, la Doxa pour les grecs, c’est toutes les opinions ce que nous avons dans la tête, c’est notre vue sur le monde, c’est la représentation que nous avons du monde. Mais qu’est-ce que « le monde » ? Sur quoi porte la croyance ? La croyance est-elle objective ou bien subjective ?

Le monde, d’après le Tractatus logico-philosophicus de Ludwig Wittgenstein, n’est pas constitué d’objets, mais de faits, c’est à dire de relations entre objets.

 Est objectif ce qui se rapporte à l'objet de la connaissance. Un jugement est objectif s'il est conforme à son objet. (Accord de la pensée avec le réel).
Est objectif ce qui ne dépend pas de moi et est valable pour tous.  Un jugement est objectif s'il est universel. (Accord des esprits entre eux)

Est subjectif ce qui se rapporte au sujet de la connaissance. Un jugement est subjectif s'il appartient à la conscience.
Est subjectif ce qui dépend de moi ou d'un point de vue particulier.  Un jugement est subjectif s'il reflète les passions, les préjugés et les choix personnels d'un sujet. Synonyme de partialité. »

En ce sens, on peut dire que la croyance est largement subjective, car elle est profondément personnelle. Elle dépend plus de celui qui croit, que de l’objet de la croyance. Elle est du domaine de l’intuition, elle n’est pas le résultat d’un accord de la pensée avec le réel ou bien d’un accord des esprits entre eux.

 

 

3.     Croyance, connaissance et science

La croyance est une simple opinion, la doxa. La connaissance est un savoir vrai.

C'est le point de vue de Platon et Aristote par exemple. Chez Descartes, la croyance est un assentiment envers une proposition plus ou moins fondée en raison, alors que la connaissance est une représentation indubitable (dont on ne peut douter). Ils s'opposent. Mais avec Hume, la situation est inversée. La connaissance n'est plus qu'une sorte particulière de croyance: croyance dans les vérités mathématiques ou dans les vérités de l'expérience.

À côté de ces formes de croyances rationnellement justifiées, on trouve aussi les propositions du sens commun, qui, sans être pleinement justifiées, ont pour elles le sens pratique et les succès de l'action. Puis toutes ces autres croyances douteuses, comme les propositions métaphysiques ou religieuses. La croyance devient affaire d'habitudes et de traditions culturelles. La croyance se différencie donc par degrés de certitude, alors que le doute est toujours présent. Il réhabilite donc une forme modérée de scepticisme.

Kant pour sa part distingue la simple croyance de la conviction: la simple croyance est subjective (je crois qu'un jugement est vrai), alors que la conviction est objective. Plus précisément, Kant distingue trois degrés de la croyance:

1.  l'opinion est une croyance insuffisante

2.  la foi est une croyance satisfaite d'elle-même, mais objectivement insuffisante

3.  la science est une croyance vraie. La science comporte deux aspects: la conviction (pour l'individu) et la certitude (pour tous). Mais loin de régler le problème, ces distinctions introduisent une autre difficulté: celle de savoir quand je peux être justifié d'avoir la conviction. Par exemple, dans le domaine de la morale, Kant n'ira pas plus loin que la foi rationnellement justifiée. Pour la raison pure, il établira des limites au delà desquelles elle ne saurait être tout à fait crédible. À l'inverse, il réaffirmera les privilèges critiques de la raison contre la foi.

 

 

4.     Vérité

« Croyance vraie justifiée »

Analysons donc le deuxième terme de l’expression.

Vraie renvoie à vérité ; qu’est-ce donc que la vérité ? Il existe de nombreuses théories de la vérité :

La vérité est une catégorie logique et gnoséologique (qui concerne le langage et la connaissance). Les choses sont réelles ou non; ce que l'on en dit est vrai ou faux.

Le lien entre la réalité et la vérité est que ce que l’on dit de la réalité est vrai ou faux en fonction de ce qui existe ou n’existe pas. Autrement dit, la réalité est un critère de vérité. On tiendra pour vraie la pensée ou la proposition dans laquelle les choses et leurs relations sont représentées telles qu'elles sont dans la réalité.


Est vrai ce qui est conforme à la réalité = Théorie de la vérité-correspondance.

La vérité,  c'est la conformité de l'idée avec son objet, conformité de ce que l'on dit ou pense avec ce qui est réel. Ce critère est important pour les sciences expérimentales (physique, chimie, biologie...).

D'où la définition de Saint Thomas d'Aquin: "veritas est adæquatio intellectus et rei", la vérité est l'adéquation de la pensée et des choses . C'est ce que l'on appelle la théorie de la vérité-correspondance.

Mais que faut-il entendre par "correspondance"?  Une proposition qui représente la réalité doit, pour être vraie, en être la représentation fidèle. Mais comment en juger? La réalité ne nous étant accessible que par l'intermédiaire des représentations que nous nous en faisons, pouvons-nous comparer nos représentations à autre chose que d'autres représentations?

 

Est vrai ce qui est la conclusion d'une inférence valide = Théorie de la vérité-cohérence

Critère de la vérité = la non contradiction (vérité formelle). Cette conception de la vérité réduit la vérité d’une proposition à la validité du raisonnement qui y conduit. C’est le critère des sciences formelles (logique, mathématiques). Mais cela peut conduire à des fictions.

 

Est vrai ce qui est efficace = Théorie pragmatiste de la vérité. Une théorie est vraie si elle est féconde sur le plan pratique. Ainsi, la preuve que la physique quantique est exacte, c'est que l'on a pu construire des lasers ou des ordinateurs, même si les lois de la physique quantique nous paraissent étranges (paradoxe du chat de Schrödinger).

 

 Est vrai ce qui est évident = Théorie rationaliste de la vérité

Critère de vérité = évidence intellectuelle, c’est le critère de Descartes : le "bon sens" ou Raison reconnaît immédiatement la vérité des idées claires et distinctes.

 

 Est vrai ce que tout le monde croit = Théorie conformiste de la vérité

Critère de vérité = unanimité ou majorité

Le réalisme critique considère que la réalité n'est pas donnée: vérité et réalité se construisent dialectiquement. Mais alors, ce qui est tenu pour réel à un moment donné du temps dépend en partie des croyances collectives du moment:

 


5.     Croyance justifiée : le problème de la preuve

« Croyance vraie justifiée »

Comment justifier une croyance ? Par des preuves, par suffisamment de preuves. Une preuve est un fait ou un raisonnement propre à établir solidement la vraisemblance, ou si possible la vérité d’une proposition
- Les preuves basées sur la déduction ont un caractère absolu ou certain pour autant que l'on respecte leurs hypothèses de départ.
- Les preuves basées sur l'induction ne sont vraies qu'avec une certaine probabilité dont l'estimation dépend des connaissances disponibles.

 

Le problème de l’induction

La démarche méthodique d’un raisonnement inductif est la suivante :

1-Point de départ : collection, par l’observation, de tous les faits
2-ensuite, généralisation des faits observés, obtenue par induction

Exemple : On chauffe à de multiples reprises du métal, et on constate qu’à chaque fois, il se dilate ; on en conclut que le métal chauffé se dilate.


Le passage des prémisses à la conclusion est rendu légitime par trois conditions :

1- le nombre de constatations formant la base de la généralisation doit être élevé (les faits doivent être collectés en grand nombre).

2- les observations doivent être répétées dans une grande variété de conditions. Il faut, pour que la généralisation soit légitime, que les conditions de l’observation soient différentes. Il faut chauffer des métaux différents, des barres de fer longues ou courtes, etc., à haute et basse pression, haute et basse température. La généralisation ne sera légitime que si le métal se dilate dans toutes ces conditions

3- aucun énoncé d’observation ne doit entrer en conflit avec la loi universelle qui en est tirée

 

Mais l’induction en tant que méthode de raisonnement pose problème :

La généralisation ne permet pas d’atteindre la certitude : l'observation est toujours insuffisante pour déduire la théorie. La théorie fondée sur la généralisation affirme toujours plus que ce que la simple observation montre. On dit que la théorie est sous-déterminée par l'observation.

Par exemple, nous avons observé que le soleil, jusqu'ici, se lève le matin. Mais rien ne semble justifier notre croyance au fait qu'il se lèvera encore demain. Ce problème avait été jugé insoluble par Hume, pour lequel notre croyance relevait de l'habitude consistant à voir telle cause susciter tel effet, ce qui ne présume pas que ce soit le cas dans la réalité. Cette position non réaliste fut critiquée par Kant et Popper pensant possible d'atteindre une certaine objectivité dans les théories empiriques.

Ces problèmes ont fait le jeu des sceptiques et des relativistes

Les sceptiques, avec David Hume affirment que les inférences inductives sont indispensables, mais injustifiables.

Le scepticisme de Hume repose sur l'idée suivante : puisque
- l'induction est non valide du point de vue rationnel
- et que dans les faits nous fions pour nos actions (et donc pour nos croyances) à l'existence d'une certaine réalité qui n'est pas complètement chaotique, il en découle
- que cette confiance est totalement irrationnelle
- et que donc la nature humaine est par essence irrationnelle.

 

Le relativisme affirme qu’il n’y a pas de vérité, les faits ne sont que le produit de notre langage. « L’avantage de cette nouvelle notion de fait, c’est qu’on n’a jamais tort » : la vérité n’est plus qu’affaire de croyance qui n’a pas à chercher à se confronter au réel.

Le subjectivisme rejoint le relativisme pour affirmer qu’il n'y a pas d'objectivité possible. "A chacun sa vérité". Le subjectivisme débouche sur le relativisme universel de Protagoras:
"L'homme est la mesure de toute chose. Telles les choses m'apparaissent, telles elles sont. Telles les choses t'apparaissent, telles elles sont."

 

Mais alors, comment sauver le rationalisme et les sciences ?

Nombres de philosophes s’y sont essayés :

Dans sa quête de la certitude, Descartes a tenté d’élaborer un modèle mathématique de la connaissance avec une visée rationaliste, fondationaliste, infaillibiliste. Mais l’entreprise s’est soldée par un échec.

D’une part les Sciences formelles, fondées sur l’intuition et la déduction répondent bien aux critères de certitude mais sans rapport au réel. D’autre part, les sciences physiques fondées sur l’expérience, l’induction, l’abduction, l’analogie n’offrent aucun degré de certitude.

Descartes a fini par le reconnaitre. La quête de la certitude, dès lors que l’on veut élaborer une connaissance portant sur le réel semble bien du domaine de l’utopie.


La position de Kant
Hume a eu une grande influence sur Kant et est à l’origine de « sa révolution copernicienne »

Kant pense que les inférences inductives sont indispensables et qu’elles sont justifiables grâce aux structures a priori de la pensée. La solution de l’apriorisme kantien consiste à placer le sujet au centre du processus de connaissance : les structure a priori de son esprit transforment les matériaux empiriques en monde organisé à partir des fameux principes a priori de Kant : ceux-ci correspondent aux principes que l’on retrouve dans la mécanique newtonienne : conservation de la matière, déterminisme physique, etc. … qui deviennent chez Kant les principes de permanence de la substance, de causalité, de simultanéité.

Mais l’évolution de la physique du 20eme siècle, relativisant le cadre de référence newtonien a remis en cause le cadre kantien des structures a priori qui ne peuvent plus être considérées comme un cadre universel de la pensée connaissante.

 

La position probabiliste
Le courant empiriste du 20e siècle (cercle de Vienne) reconnait le caractère faillible de toute proposition se rapportant à des faits. On se contente d’une probabilité extrêmement élevée.

 

La position de Popper
Popper rejette fermement l’induction. Il veut tester les hypothèses théoriques, en éliminant celles qui ne résistent pas à l’épreuve des faits : c’est le réfutationisme. Une théorie n’est jamais vraie, elle peut seulement être corroborée.  

Pour Popper,
– Les théories ne sont pas tirées de l'expérience
– Les théories sont inventées indépendamment de l'expérience (inspirées par l'expérience, ou par des convictions métaphysiques: par l’intuition ou par le hasard, ...)

Une fois la théorie formulée, elle est confirmée si:
– 1) elle est falsifiable
– 2) elle n'est pas falsifiée (infirmée).

 


6.     Connaissance et objectivité

Le problème philosophique de l'objectivité est de déterminer les critères et le fondement de l'objectivité de la connaissance.

Pour la philosophie antique, l'objet de la connaissance est la réalité elle-même, telle qu'elle existe indépendamment du sujet. La connaissance est pour eux la contemplation de la vérité qui se confond avec l'être lui-même : la réalité.

Kant critique la théorie de la vérité "correspondance à la réalité" et pose de façon moderne le paradoxe de l'objectivité: nous ne sortons jamais de nous-mêmes, nous n'avons jamais affaire qu'à nos propres représentations. Comment, dans ces conditions, prétendre connaître des vérités nécessaires et universelles ? 
La solution kantienne s'appuie sur la distinction entre les noumènes (chose en soi) indépendants de nous mais inconnaissables et les phénomènes (choses pour nous) dépendants de nous mais connaissables.

La question moderne de l'objectivité est liée au développement de la mécanique newtonienne. L'objet de la science moderne est bien une réalité indépendante du sujet individuel, mais c'est une réalité saisie au travers de représentations construites par l'activité scientifique elle-même, et en particulier grâce aux outils mathématiques utilisés pour les modéliser. Ainsi, on ne sort jamais du monde des représentations, et pourtant certaines de ces représentations peuvent êtres dites objectives alors que les autres sont simplement subjectives. Comment alors faire la part de l'objectif et du subjectif?

Pour atteindre l'objectivité, le sujet doit être neutralisé sans être supprimé. La conformité à l'objet, donc l'objectivité, dépend de la démarche : c'est la méthode qui garantit l'objectivité. La réflexion sur l'objectivité passe donc par l'étude de l'activité scientifique. Les conditions de l'objectivité ne sont pas données une fois pour toute de toute éternité. Chaque science déterminerait au cours de son histoire ses objets et la forme d'objectivité qui lui est propre.

 


Conclusion

Au terme de périple, avons-nous progressé vers la sortie de la caverne ?  Nous avons établi une définition plus précise de la connaissance :

  Connaissance = Croyance, réfutable mais non réfutée, justifiée par suffisamment de preuves.

 Nous avons aussi compris que la science n’est pas infaillible, que la science ne conduit pas à la vérité mais à la vraisemblance. Mais aussi que la science est la discipline qui décrit le mieux la réalité du monde car elle repose sur la méthode et la raison.

 

La méthode scientifique
Les sciences se distinguent des autres disciplines -- comme les études littéraires ou la philosophie -- et des pseudosciences -- comme l'astrologie ou l'homéopathie -- par la manière dont elles établissent la vraisemblance de leurs théories, c'est-à-dire par leur méthode. C'est justement en raison de cette méthode que les résultats scientifiques sont aussi impressionnants et que la science a un tel prestige. Non que les résultats scientifiques soient infaillibles, ils ne le sont pas, mais parce qu'ils sont aussi fiables que possibles. Quels sont les principaux éléments de cette méthode?

1- La science est systématique.
Les observations ne sont jamais faites au hasard, mais suivant un protocole précis. Tous les faits disponibles doivent être considérés. Toutes les hypothèses doivent être envisagées.

2- La science cherche à être objective.
L'observateur tente de corriger les biais dont il pourrait faire preuve: il prend toute une série de précautions pour que ses résultats ne soient pas influencés par ses désirs. Par exemple, il applique le principe du double-aveugle. Il fait vérifier ses données par des chercheurs indépendants. Il soumet son travail à la critique de ses pairs.

3- Les termes et les observations sont établis de manière rigoureuse.
Les termes scientifiques sont des concepts débarrassés de toute ambiguïté. Ces concepts s'emboîtent ou se distinguent d'une manière précise. Les observations sont obtenues à l'aide d'instruments éprouvés: elles doivent être systématiques et diversifiées.

4- La science fonctionne avec des hypothèses qui doivent être testables et testées par des chercheurs indépendants les uns des autres.
La science ne considère jamais une idée ou une théorie comme définitivement vraie. Elle formule les idées de manière à ce qu'elles soient testables, puis elle les teste de multiples fois avant de la considérer comme vérifiée, et cela jusqu'à ce qu'on la prenne en défaut. Une théorie scientifique est considérée comme établie lorsqu'elle est l'explication la plus simple et la plus probable des faits observés.

5- Les théories scientifiques doivent être cohérentes entre elles.
À moins qu'il s'agisse d'une théorie révolutionnaire qui remette une précédente théorie en question, une nouvelle théorie scientifique doit généralement être en accord avec les autres théories considérées comme vraies. De la même façon, les sciences entre elles se complètent plutôt qu'elles ne se contredisent, et forment ensemble une vaste encyclopédie ouverte de nos connaissances objectives.


 

 Sources :

Raphaël VIDECOQ : Epistémologie
http://philog.over-blog.com/article-2365893.html

Site Philosophie Grenoble
http://www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/

Encéphi - Syllabus - Montréal
http://www.cvm.qc.ca/encephi/CONTENU/ARTICLES/CROYANCE.HTM

Popper et la connaissance objective
denis.collin.pagesperso-orange.fr/popper.htm

La raison et le Réel
Catherine ALLAMEL-RAFFIN, Jean-Luc GANGLOFF, Ellipse