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22/03/2011

Un site Web sur la botanique

Bon, c'est vrai, je me suis laissé un peu allé et je n'ai rien publié depuis des lustres ...

Mais je ne suis pas resté les bras croisés, j'ai fait de la botanique. J'ai créé un site Web pour un copain qui a une pépinière à Vaugines et qui est un crack dans les plantes méditéranéennes pour Terrain sec.

 

Voici le résultat

http://pepinieredevaugines.fr/

 

Bon, ..., le look n'est pas renversant, mais la navigation permet assez facilement de s'y retrouver dans des centaines de plantes avec plein de noms en latin et en prime l'affichage des photos est plutôt sympa. C'est sans doute le plus important.

 

Donc si vous avez des plantes à commander, n'hésitez pas à consulter ce site !

05/12/2010

Video extrême : fichtre, j'en ai au moins pour un an !

A Marie, Raf, Seb et Toto

 

Raphael ayant eu la bonne idée de faire de passionnantes videos de ses balades en Solex à l’aide de son téléphone portable, il s’est joint à ses frères et sœur pour m’offrir une caméra embarquée permettant de faire partager à mes proches les sensations extrêmes des sports engagés que je pratique …

Pour bien comprendre la suite, il faut décrire cette merveille de la technique video : un petit cylindre de 5cm de long, 1cm de diamètre qu’on est sensé fixer, sur son casque, sur ses lunettes ou bien sur le cadre de son engin préféré (VTT, bateau, moto, …). Mais toutes les prises de vue se font à l’aveugle (la seule aide au pointage est un pinceau laser qui permet, quand on appuie sur le bouton de la caméra, de repérer un point rouge sur la cible de la video. (pas forcément évident quand on est sur un vélo !)

 

Bilan de l’essai :

- 1ere galère pour accrocher la caméra à mon casque de VTT (de peur de la perdre au premier cahot).

- 2eme galère pour l’ajuster afin d’éviter de ne viser que le ciel ou que le sol.

- ensuite se lancer dans une balade à la hauteur (au moins 500 m de dénivelée) par un froid de canard

- balade largement gâchée par le souci constant de contrôler la caméra à l'aide d'un seul  bouton difficilement accessible une fois la caméra fixée sur le casque de VTT.

- obligation de porter le dit casque, ce que je fais rarement dans les montées

- gesticulation de la tête pour faire profiter tout un chacun des magnifiques panoramas qu’on a déjà du mal à regarder en temps normal sur un VTT.

- risque d’attraper un torticoli en redressant la nuque pour bien cadrer la future image.

 


Tout cela pour constater à l’arrivée :

- que la caméra était décalée de -90°, ce qui fait que la video est penchée sur le côté …

- que la bande son est inaudible ou sans beaucoup d’ intérêt

- que le cadrage est trop centré sur le chemin

- et qu’en plus les merveilleux instants de la randonnée paraissent  longs, longs, longs, et répétitifs …

 


Donc, une fois rentré après deux heures de randonnée, le plus dur restait à faire :

-éliminer les 9/10eme de la montée qui aurait découragé les plus enthousiastes

- redresser les videos (virtualdub + beaucoup de temps)

- trouver une bande son sans copyright et qui mette en valeur la video : j’ai choisi une bande action avec un côté un peu dramatique. Je l’a trouve très en ligne avec les cahots du chemin !

- mettre cette video  en boucle pour l’adapter à la durée de la video (merci Audacity) : cela donne un petit côté répétitif bien en ligne avec la montée d’abord puis avec les séquences de descentes qui s’enchainent interminablement …

- Et bien sûr fusionner la bande son avec la video redressée. (merci VirtualDubpro)

 En résumé, j’ai passé plus de temps devant mon PC que sur mon VTT : ça c’est du sport !

Et voilà le résultat :

Montée du col de Vaunière

 

Sur les crêtes du Grand Luberon

    

Descente dite du "Pin coupé" (par le GR) : c'est plus fun, mais attention : 12 mn !


 

Vous pouvez voir aussi ces superbissimes videos sur YouTube sous le nom MartoYeu (et oui, c'est moi).

Ah oui j’oubliais, il a fallu aussi :
- s’inscrire sous Youtube
- y charger les videos (long, long)
- rédiger cet article
- et publier le tout sur mon Blog.

 

 Vu les améliorations nécessaires pour  en faire quelque-chose d’agréable à visionner, j’en ai encore pour au moins un an !

 

17/05/2010

Faut-il tuer le père (le jazz américain) ?

Café philo

 

Du 10 au 16 mai, a eu lieu à Apt, le 20eme festival LuberonJazz, et dans ce cadre, le café philo d’Apt avait décidé d’aborder le thème :

LE JAZZ EUROPEEN PEUT-IL TUER LE « PÈRE » ?


Café philo d’Apt animé par Philippe Mengue
Invités :
Armand Meignan - directeur-fondateur de l’Europajazz au Mans, président de l’Afijma (association des festivals innovants en jazz et musiques actuelles), directeur artistique des RDV de l’Erdre à Nantes
Jean-Alain Cayla - maire de Buoux
Philippe Porret – psychanalyste

« Il y a à peine vingt ans programmer du jazz européen dans un festival de jazz français paraissait d’une folle audace, en dehors des pionniers du genre (Europajazz Le Mans, Grenoble Jazz Festival puis Jazz à Mulhouse ou les Rencontres Internationales de Nevers…). Aujourd’hui c’est devenu presque banal, et la programmation des festivals hexagonaux (même les plus américanisés : Marciac, Vienne) s’enrichit de ces musiciens européens, nourris aux sources même de la musique afro-américaine, mais capables de produire un jazz créatif et métissé, très original, qui n’a plus de leçons à recevoir des Amériques ! Pourquoi ce changement majeur ? Est-ce que ce jazz européen, occupant désormais largement “les réseaux de diffusion” peut tuer le “Père” ? »

Armand Meignan ouvre le débat par une courte histoire du jazz, de ses origines (fin 19 eme) jusqu’à nos jours, en insistant sur quatre grandes phases : Classique, Be-bop, Free jazz et aujourd’hui Free music).

S’ensuit une discussion sur la nécessité de définir ce qu’est le jazz (thème du café philo de 2009) et à la conclusion que ce n’est pas évident de définir ce qu’est le jazz aujourd’hui.

Un accord se fait sur la définition suivante : le jazz se définit par
- Son origine
- son tempo : le swing
- un large recours à l’improvisation
- ses instruments et ses types de formation

django.jpgQuant à son histoire, elle est essentiellement américaine jusque dans les années 50. En Europe, à partir des années 30, c’est surtout Django Reinhardt et son alter ego, Stéphane Grapelli. Ce n’est qu’à partir des années 40 et l’après guerre que le jazz explose d’abord en France et les pays scandinaves puis dans toute l’Europe.

Plusieurs intervenants contestent l’idée d’opposer le jazz européens au « père » américain. Le jazz, dans ses diverses formes constitue une communauté où les musiciens se sont toujours rencontrés.

Jean-Alain Cayla insiste sur la richesse des variétés du jazz notamment dans la dernière période et il insiste sur ce qui fait vraiment le cœur du jazz : le swing.


Armand Meignan, en bon connaisseur du monde du jazz et de ses festivals a ensuite montré toute la richesse de son développement en Europe et la fait qu'il se développe aujourd'hui de façon autonome, le jazz américain étant devenu presque marginal dans la plupart des festivals.


Philippe Poret aborde alors la question de ce que signifie : Tuer le père ? Il dit avoir dans un premier temps rejeté cette formulation du thème du café philo, puis, dans un second temps l’avoir trouvée pertinente si on l’examine suivant ses deux modalités résumées à travers les deux exemples suivants :

1. Brutus tue César (son père adoptif) pour le renverser et prendre sa place. Mais il se substitue à lui dans son rôle sans rien y changer.

2. Dans Totem et Tabou, Freud, s'inspirant d'une conviction de Darwin, suppose à l'origine de l'humanité une horde primitive, groupement humain sous l'autorité d'un père tout-puissant qui possède seul l'accès aux femmes. Il présuppose alors que les fils du père, jaloux de ne pouvoir posséder les femmes, se rebellent un jour et le tue, pour le manger en un repas totémique. Ce meurtre du père est la base des liens sociaux et des nouvelles règles (interdiction de l’inceste et du parricide).

Un intervenant se demande si l’après-guerre n’a pas produit en Europe un stéréotype du jazz (symbole de libération festive, image du GI noir américain, …). Ce serait pour se libérer de ce stéréotype, que le jazz européen aurait remis en cause, à partir des années 60, la suprématie du jazz américain.

Armand Meignan précise que cette remise en cause a été contemporaine des mouvements de contestation plus politiques liés à la guerre du Vietnam et l'image dégradée des Etats-Unis en Europe dans les années 60.

Philippe Poret émet l'hypothèse que tout mouvement musical se développe sur un "capital douleur". Pour le jazz, ce fût le cri des esclaves noirs américains, (pour le rap c'est le cri des cités). Se poserait donc aujourd'hui la question du rapport du jazz moderne avec ses origines.

 

En conclusion, Philippe Mengue se pose la question de la pertinence du sujet compte tenu de la difficulté de cerner ce qu’est exactement le jazz. Mais que ce débat a en effet permis de progresser dans cette tentative.

Cela pouvait paraître singulier d'organiser un café-philo sur le Jazz, mais j'ai personnellement trouvé que c'était une bonne introduction à ce festival.

 

 

425px-Jazz-styles.svg.png

 

Quelques liens

Sur l’histoire du Jazz

http://www.ambfrance.fr/article.php?ida=265

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jazz

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_jazz


Sur LuberonJazz
www.luberonjazz.net

http://www.myspace.com/luberonjazz1


Sur le Café philo d’Apt
www.cafe-philo.fr